SeptBigoudĂšnes s'y sont rendues en coiffes. Et en car, mar plij ! Et mĂȘme en car Le Coeur, les cars bigoudens par excellence. Pour l'occasion, 749views, 37 likes, 3 loves, 2 comments, 0 shares, Facebook Watch Videos from Maxxess Vannes: Les bigoudĂšnes sont en place !!! Elles vous attendes pour DĂ©couvrezFarine De Froment, Farine De BlĂ© Noir (3 BigoudĂšnes A New York) de Breizh sur Amazon Music. Écoutez de la musique en streaming sans publicitĂ© ou achetez des CDs et MP3 maintenant sur Amazon.fr. Anna, Suzanna, Tristana, Leila. Quatre jeunes homosexuelles en quĂȘte d'absolu, Ă©garĂ©es dans les mĂ©andres des corps et du coeur. Paris, ses terrasses de cafĂ©, ses arriĂšre-cours d'immeubles et la Seine, immuable, sert de toile de fond Paroleset musique: GĂ©rard Guillou-Delahaye. Trois BigoudĂšn’s sont parties prendr’ le car. Farin’ de froment farin’ de blĂ© noir. Trois BigoudĂšn’s sont parties prendr’ le car. Ell’s vont Ă  New York fair’ des crĂȘp’s et du far. Gar’ de Quimper kenavo au revoir. Farin’ de froment Essuyez vos larm’s agitez les mouchoirs. TroisbigoudĂšnes sont parties prendre le car Farine de froment farine de blĂ© noir Trois bigoudĂšnes sont parties prendre le car Elles vont Ă  New York faire des crĂȘpes et du far (Bis) Gare de Quimper, kenavo au revoir Farine de froment, farine de blĂ© noir Gare de Quimper, kenavo au revoir Essuyez vos larmes agitez les mouchoirs (Bis) . 6 juin 2016 Comics Il est tĂŽt sur la cĂŽte bretonne, le brouillard englobe encore le paysage et il fait plutĂŽt frisquet. Mais cela n’empĂȘche pas le vieux loup-de-mer Ă  se lever pour partir Ă  la pĂȘche, bien courageux malgrĂ© sa carrure toute fluette. Sous le regard attendri de sa femme, bigoudĂšne bien en chair dans son vĂȘtement traditionnel, il dĂ©vore sa crĂȘpe faite maison, enfile son cirĂ© et part prendre le large dans son riquiqui bateau de pĂȘche. Une journĂ©e qui s’annonce comme les autres, sous le crachin breton et le cri des mouettes. Mais voilĂ  que notre frĂȘle et robuste hĂ©ros se fait lui-mĂȘme pĂ©cher par un de ces Ă©normes et monstrueux cargos-Ăźles, armes de chalutages qui ruinent les fonds marins en prenant tout dans leurs filets meurtriers. Il a beau crier, se dĂ©mener et faire tout le raffut possible, les matelots perchĂ©s si loin en haut n’entendent rien, trop occupĂ©s Ă  jeter par dessus bord les carcasses de ces milliers de malheureux poissons tuĂ©s en vain. Mais ce n’est que le dĂ©but de ses pĂ©ripĂ©ties, puisqu’il va arriver Ă  se dĂ©tacher de ce bateau-tombeau pour ensuite se retrouver dans le sillage d’un pĂ©trolier qui dĂ©verse sa bile noire sans gĂȘne, puis va ĂȘtre secouer corps et Ăąmes au coeur d’une tempĂȘte terrible pour enfin se retrouver en compagnie de pirates plutĂŽt Ă©nervĂ©s, armĂ©s jusqu’aux dents et munis de biscotos qui ne donnent pas envie de s’y frotter . Toutes ces aventures il va les vivre secondĂ© d’une mouette devenue fidĂšle aprĂšs qu’il l’ai secourue d’une bout de plastique, petit clin d’oeil au fidĂšle compagnon qu’a offert Frankin Ă  son Gaston. L’amie mouette est aussi tĂȘte-de-bois que son maitre, et lui apprend quelques leçon d’éducation en lui re-balançant sur la tĂȘte les boites de conserves qu’il a le malheur de jeter par dessus bord. Pendant tout ce temps, sa femme ne lĂąche pas l’affaire malgrĂ© les jĂ©rĂ©miades mortuaires de ses amies bigoudĂšnes; en effet, notre tĂȘtue bonne-femme reste persuadĂ©e que son Ăąme-soeur est en vie. Alors plutĂŽt que de continuer Ă  l’attendre bĂȘtement, voilĂ  qu’elle va le chercher. Au bout du monde si il faut. Elle embarque alors sur une croisiĂšre chic-chic bling-bling, et ne tarde pas Ă  mettre son grain de sel aussi bien au niveau des cuisines et de leurs plats bien fades que des starlettes qui se prĂ©lassent en leur faisant dĂ©couvrir une autre passion que les bains de soleil et les manucures; faire des napperons en crochet. Tout cela nous donne le ton; Un OcĂ©an d’Amour est un roman graphique plein de rebondissement et de vie, un ouvrage baignĂ© d’humanitĂ© et de mignonneries, un brin loufoque mais faisant toujours Ă©cho Ă  une rĂ©alitĂ© contemporaine. Panaccione aux dessins, habituĂ©s des ouvrages sans paroles, nous prouve une nouvelle fois l’étendue de son talent Ă  travers une mise en page dynamique et rythmĂ©e. Alternant des cases serrĂ©es pour les scĂšnes d’actions et des pleines pages magnifiques pour la respiration de cette narration toute en image, il rĂ©ussit Ă  donner vie au scĂ©nario de Lugano. Les personnages hyper-expressifs, Ă  la gestuelle Ă©tudiĂ©e avec soin sont bourrĂ©s de vie, et ne nĂ©cessitent dĂ©cidĂ©ment aucun mot pour faire passer leurs Ă©motions. Ce duo Ă©tait dĂ©cidĂ©ment fait pour se rencontrer, la preuve avec cet ouvrage indispensable qui dĂ©livre beaucoup de messages forts malgrĂ© son absence totale de phylactĂšre dĂ©nonciation de la pollution des ocĂ©ans et des mers, de la superficialitĂ© qui prend le pas sur les valeurs essentielles et la perte du goĂ»t des belles choses simples, regard amusĂ© sur la sphĂšre politique et les hommes qui en tirent les ficelles
 Le chassĂ©-croisĂ© des deux amoureux est l’occasion de voir l’étendu des dĂ©gĂąts que fait l’humanitĂ© sur son environnement pour essayer d’atteindre un bonheur inatteignable car trop artificiel
 Alors que notre petit marin et sa bigoudĂšne d’amour sont la preuve que la fĂ©licitĂ© peut-ĂȘtre juste une crĂȘpe faite avec tendresse. Un OcĂ©an d’Amour est un dĂ©fi remportĂ© haut la plume par le combo Panaccione-Lupano, une osmose du neuviĂšme art qui prouve que les actes comptent bien plus que les sentiments, une bande-dessinĂ©e sans phylactĂšre d’une lĂ©gĂšretĂ© dĂ©licieuse dĂ©bordante d’exprĂ©ssivitĂ© et de messages. Un pĂ©tillant message d’amour aussi bien pour l’ĂȘtre humain que pour la nature qui l’entoure, peint de la plus belle des aquarelle. Editions Delcourt Mirages 224 pages Caroline Vous aimerez aussi NĂșria Tamarit – Des Ă©clats de diamants PoussĂ©e par sa mĂšre qui souhaite que sa fille s’intĂšgre plus et soit moins plongĂ©e dans les livres, Mar rejoint un club fĂ©minin de basketball un peu Ă  contrecƓur. Les premiers temps, malgrĂ© la prĂ©sence de sa meilleure amie Xuls, elle ne se sent pas vraiment Ă  sa place au milieu de ce groupe dĂ©jĂ  trĂšs soudĂ© et a autant de mal Ă  se joindre Ă  leurs discussions animĂ©es qu’à rattraper leurs puissantes passes. Camping FinistĂšre Sud avec piscine et en bord de mer Le camping FinistĂšre Sud Le Helles, situĂ© au cƓur de la belle et sauvage rĂ©gion de Bretagne, est un paradis pour les amoureux de paysages marins. Pour vos vacances en famille, profitez d'un Ă©tablissement combinant les plaisirs de l'eau ! Nous disposons d'une piscine chauffĂ©e et d'un accĂšs direct Ă  la plage de Saint Marine sur l'embouchure de l'Odet. Petits et grands pourront profiter en toute saison de la piscine couverte et du bassin extĂ©rieur pour effectuer des longueurs, se divertir autour de nos jeux d'eau ou bien encore se dĂ©tendre autour de l'espace aquatique sur les transats du solarium. Au sein des prestations aqualudiques de notre camping Ă  BĂ©nodet avec piscine, bĂ©nĂ©ficiez d'un bassin chauffĂ© Ă  28° et d'une pataugeoire pour les enfants. Ce grand espace de plus de 175mÂČ de baignade a Ă©tĂ© expressĂ©ment conçu pour vous ! Avec notre situation au cƓur du FinistĂšre, vous serez au plus prĂšs de quelques-unes des plus belles plages de France. La station balnĂ©aire de Combrit sera vous combler avec ses 5 km de plages de sable fin donnant directement sur la façade de l'OcĂ©an Atlantique. L'accĂšs direct Ă  la plage de Saint Marine se trouve Ă  seulement 500 mĂštres de notre camping en bord de mer. De quoi profiter de l'air iodĂ© de la Bretagne Ă  tout moment de la journĂ©e, et observer les couchers de soleil sur la magnifique baie de BĂ©nodet. Le Camping vous offre bien plus qu'un simple endroit oĂč loger avec votre tente ! Profitez d'activitĂ©s amusantes au bord de la piscine ou de la plage, comme l'aquatonic, le kayak, le pĂ©dalo et la pĂȘche. Avec quatre hectares de parc Ă  explorer et ses recoins entre terre et mer, vos vacances en camping finistĂšre sud, Le Helles, ne vous laisseront pas insensibles. Locations d’emplacements et de mobil homes en Bretagne du Sud Ă  Benodet Notre Ă©tablissement vous propose Ă  deux pas de la plage, la possibilitĂ© de louer des mobil-homes Ă  BĂ©nodet aux Ă©quipements modernes et confortables et des emplacements pour tentes et camping-cars en Bretagne du sud. Vous pourrez ainsi choisir parmi une large gamme d'hĂ©bergements avec une belle place Ă  proximitĂ© de la mer. GrĂące Ă  des prix accessibles Ă  tous les budgets, profitez d'un sĂ©jour agrĂ©able et abordable les pieds dans l'eau. En effet, le Camping Le Helles vous propose des locations pas chĂšres d'emplacements et de mobil-homes en Bretagne sud Ă  BĂ©nodet pouvant accueillir jusqu'Ă  7 personnes. Sur le camping du FinistĂšre Sud, vous profiterez d'une ambiance conviviale oĂč vous pourrez bĂ©nĂ©ficier de votre terrasse pour dĂ©guster de bonnes spĂ©cialitĂ©s bretonnes directement issues de notre bar snack ! Partir Ă  la dĂ©couverte du Sud FinistĂšre sur la cĂŽte de Cornouaille Envie de connaĂźtre les coins secrets de la Bretagne du Sud en FinistĂšre ? C'est le moment de dĂ©couvrir la cĂŽte de Cornouaille ! Le FinistĂšre Sud est une rĂ©gion de bord de mer avec de longues plages de sable et des kilomĂštres de falaises façonnĂ©es par des millĂ©naires d'Ă©rosion. Sa cĂŽte Ă©tendue qui longe le Nord de l'Atlantique de la Pointe du Raz Ă  Pont aven, est appelĂ©e la cĂŽte de Cornouaille Ă  ne pas confondre avec les Cornouailles anglaises. Cette partie de la cĂŽte bretonne recĂšle d'histoires et de lĂ©gendes, en plus d'ĂȘtre d'une beautĂ© naturelle Ă©poustouflante. Avec une culture tournĂ©e vers la mer, vous dĂ©couvrirez un littoral parsemĂ© de villages de pĂȘcheurs et de ports pittoresques, tels que Concarneau et BĂ©nodet. Ce sont des destinations populaires pour les touristes qui souhaitent profiter des cĂ©lĂšbres plats de fruits de mer ou des gourmandises sucrĂ©es bien de la rĂ©gion. Dans l'intĂ©rieur des terres, vous dĂ©couvrirez des sites touristiques qui vous emmĂšneront dans un autre temps ainsi que des villes et villages riches de culture. On y trouve principalement les communes de Quimper et QuimperlĂ© qui sont reliĂ©es par l'OcĂ©an grĂące Ă  leur ria respective, l'Odet et la LaĂŻta. La premiĂšre, que l'on surnomme la capitale de la Cornouaille, sera vous charmer avec sa cathĂ©drale Saint Corentin, ses maisons Ă  pans de bois et ses animations estivales qui reflĂštent les pures traditions du pays Bigouden. Dansez au son des cornes muses lors du festival de Cornouaille et cultivez vous au MusĂ©e des Beaux Arts ainsi qu'Ă  Pont Aven pour tout connaĂźtre sur cette terre de peintres. Du cĂŽtĂ© de QuimperlĂ©, vous trouverez un patrimoine impressionnant centrĂ© sur l'architecture traditionnelle du Moyen Âge Ă  nos jours ! Si vous vous sentez d'humeur sportive, il y a aussi de nombreuses promenades cĂŽtiĂšres Ă  faire - de la Pointe du Raz au KĂ©rou. Pour des vacances plus tranquilles dans la nature, dirigez-vous vers les Ăźles GĂ©nan ou prenez votre temps pour faire du vĂ©lo autour du Pouldu. La cĂŽte de Cornouaille et ses villages fleuris, Ă  l'image de Locronan, ne finiront pas de vous surprendre. Une rĂ©gion propice aux activitĂ©s nature et familiales Le FinistĂšre est une rĂ©gion propice Ă  la nature et aux activitĂ©s familiales. Notre camping vous propose de passer vos vacances dans un cadre paisible, immergĂ© dans la nature. Le camping est situĂ© directement sur la plage et dispose de nombreuses installations sportives piscine, courts de tennis, terrain de padel pĂ©tanque, mini-golf avec putting green et practice pour les tirs. Pour ceux qui aiment le vĂ©lo ou qui veulent dĂ©couvrir la rĂ©gion Ă  vĂ©lo, il existe de nombreuses façons de dĂ©couvrir toutes les attractions que notre belle cĂŽte a Ă  offrir. Vous pouvez Ă©galement emprunter l'un de nos nombreux sentiers Ă  travers les forĂȘts ou visiter certaines de nos Ăźles comme Ouessant ou l'Ăźle de Sein oĂč vous pourrez faire de l'Ă©quitation ou du kayak entre autres ! Il y aura Ă©galement des activitĂ©s spĂ©cialement conçues pour les enfants, comme des programmes d'animation pendant les vacances scolaires. Le camping FinistĂšre Sud Le Helles est un camping accueillant et familial qui vous offre tout le confort et les Ă©quipements nĂ©cessaires Ă  un sĂ©jour agrĂ©able. Imaginez vous dĂ©tendre au bord de la piscine, les pieds dans l'eau, en regardant vos enfants s'amuser ou profitez-en pour rencontrer d'autres campeurs ! Vous pourrez Ă©galement prendre vos repas en plein air en regardant le coucher de soleil sur la mer ! L’origine de cette mini-Ponantoise visiter 3 des 15 Ăźles du Ponant Sein, MolĂšne et Ouessant relĂšve de la croisiĂšre des Iles anglo-normandes de Mai dernier. En effet au retour de Jersey et Guernesey, nous avions renoncĂ© Ă  Ouessant et MolĂšne, pourtant initialement prĂ©vus dans notre projet, car un peu saturĂ©s » par les 4 semaines de navigation, nous avions sagement dĂ©cidĂ© d’en faire un nouvel objectif pour plus tard. Et bien, plus tard c’est maintenant avec un dĂ©part le 11 septembre 2019 
 avec Alain, Michel et Daniel, inscrits de longue date. Mercredi 11 Septembre 2019 La veille du dĂ©part, ENAWEN, AHELL et BRIDAN sont mis Ă  quai Ă  la pointe sud de la petite digue du port de KĂ©rity pour faciliter le dĂ©part matinal du lendemain. Ce mardi est aussi l’occasion de voir le Viko 21 tout neuf sur la plate-forme du quai principal pour les premiers tests de matage – dĂ©mĂątage
donc beaucoup d’activitĂ©s Ă  la veille de notre Ponantoise. Le jour J, tout le monde est lĂ  pour larguer les amarres Ă  8h30, y compris BLANJUME et RUZED COZ qui nous tiendront compagnie pour aller jusqu’à Sein 27 Nm. Le dĂ©part se fait sans vent et nĂ©cessite le moteur pour emprunter le chenal de Firbichons-Runiec et au-delĂ  jusqu’à Cap Caval. Puis, tout doucement, les voiles sont hissĂ©es, cela semble jouable et finalement, en alternant prĂšs et bon plein on observe une montĂ©e progressive des vitesses Ă  2, 3, 4, 5, 6 jusqu’à 7 nƓuds, aidĂ©s surtout par le courant Sud Nord de la marĂ©e montante. Un passage Ă  pleine vitesse dans les marmites est toujours aussi impressionnant et c’est vers 15h00 que les 5 voiliers peuvent mouiller l’ancre au port de Sein. Un peu de sieste ou de bricolage, un coup d’annexe le TrĂ©sour » de Michel pour emmener 2 par 2 les navigateurs Ă  terre et aux rafraichissements, une balade Ă  pied et c’est aprĂšs un Fish and Chips au Quai Sud, que le retour aux couchettes s’effectue avec le TrĂ©sour » , surnom donnĂ© par Patrice Ă  l’annexe d’ ENAWEN. Jeudi 12 septembre 2019 Destination Douarnenez pour les 3 croisiĂ©ristes restants, ENAWEN, AHELL et BRIDAN, retour vers KĂ©rity via Audierne pour les 2 accompagnateurs, BLANJUME et RUZED COZ voilĂ  les objectifs du jour aprĂšs une nuit Ă  l’ancre calme et reposante. Le dĂ©part a lieu Ă  8h45 et Ă  la sortie du port les 2 sous-groupes se sĂ©parent. Plein Nord-Est pour Douarnenez, plein Sud-Est pour Audierne. Mais dans les 2 cas, ce n’est plus du tout le vent de la veille
bien diminuĂ©, les lignes Ă  maquereau seront lancĂ©es avec plus ou moins de rĂ©ussite ! La houle qui nous pousse autant que le vent vers Douarnenez, laisse peu d’espoir d’arriver Ă  la voile avant 18h00 pour effectuer les 21Nm. NĂ©anmoins, on va persĂ©vĂ©rer en alternant voiles en ciseaux et gĂ©nois toujours tangonnĂ© pour utiliser ce peu de vent jusqu’à ce que l’on pĂ©nĂštre dans la baie de Douarnenez. A midi, Ă  peu prĂšs Ă  mi-parcours, on abandonne et on passe au moteur, sous un ciel gris accompagnĂ© de petites bruines intermittentes
avec un joli pied de nez mĂ©tĂ©orologique puisqu’en face la cĂŽte de Morgat est et restera toujours ensoleillĂ©e ! Bref on arrive au port de TrĂ©boul Ă  14h45, on s’amarre au ponton visiteurs L, cotĂ© intĂ©rieur, et on souffle un peu . La partie terrestre de cette journĂ©e est ensuite consacrĂ©e aux amis. L’ancien patron de Daniel, Jean-Pierre, et son Ă©pouse Sheryl nous inviteront chez eux pour un apĂ©ritif, tandis que la suite sera assurĂ©e par un couple d’amis de Michel, GĂ©rard et Anne-Marie, qui nous inviteront Ă  dĂźner dans un petit appartement louĂ© pour leur semaine de vacances. Anne-Marie Ă©tant invitĂ©e pour le lendemain aprĂšs-midi sur ENAWEN pour faire la traversĂ©e de la baie et rejoindre Morgat. Vendredi 13 septembre 2019 La matinĂ©e se dĂ©roule doucement dans l’attente de l’arrivĂ©e d’Anne-Marie en dĂ©but d’aprĂšs-midi. D’abord pour se remettre des agapes de la veille et surtout parce que les prĂ©visions de vent nul pour cette matinĂ©e se confirment
rien ne bouge, les girouettes sont immobiles et les pavillons sont en berne. Cela jusqu’à l’arrivĂ©e de notre future navigatrice qui provoque quelques rĂ©actions de la part du ZĂ©phyr
ça frĂ©mit ! Alors Ă  14h00, on laisse sur le quai son mari GĂ©rard qui reprendra la route pour nous rejoindre le soir mĂȘme Ă  Morgat. Certes le vent s’est levĂ© mais pas trop bien orientĂ©, on sait alors dĂšs le dĂ©part qu’il faudra tirer au moins 3 bords pour effectuer la petite douzaine de milles nautiques. C’est ce que fera AHELL qui prendra les bons caps et les bonnes initiatives pour rĂ©aliser une moyenne d’environ 3 nƓuds pour atteindre en 3 bords Morgat Ă  17h30. BRIDAN en fera 2 et ENAWEN 1 seul et trĂšs long. Pour ne pas arriver trop tard, ces 2 voiliers utiliseront le moteur, mais aussi parce qu’un shooting inattendu nous a Ă©tĂ© demandĂ© par Arnaud, un ancien collĂšgue et ami de Daniel, Ă©tabli Ă  Morgat. Celui-ci avisĂ© de notre venue est sorti avec son Ikone MONA et nous attend sur le plan d’eau pour qu’on le prenne en photo ! Ce sera chose faĂźte, il sera pris dans le feu croisĂ© de nos objectifs, peu de temps avant que tout le monde se retrouve d’abord au port, puis au bar, puis Ă©videmment Ă  la taverne ENAWEN » pour un repas qui satisfait tout le monde avec des cuisses de canard confites et une polenta faite maison par Lise. Bon repas, raisonnablement arrosĂ© et dodo dans les bateaux y compris pour Anne-Marie qui bĂ©nĂ©ficie de la suite princiĂšre de la cabine avant d’ENAWEN pour les 2 prochaines nuits. Samedi 14 septembre 2019 C’est prĂšs de 15 milles qu’il faut abattre aujourd’hui pour rallier Camaret. Vent bien faible au ponton, mais qui se rĂ©veille dĂšs le passage de la jetĂ©e. Vitesse plutĂŽt faible au dĂ©but avec un vent portant qui permet nĂ©anmoins d’utiliser les voiles en ciseaux jusqu’au Cap de la ChĂšvre. On passe Ă  une allure avec vent de travers dĂšs le contournement du Cap, et ça pulse ensuite continuellement pour les 3 voiliers qui tutoient rĂ©guliĂšrement les 7 nƓuds jusqu’au Tas de Pois qu’ENAWEN propose de passer entre le Tas de Pois Ouest et la Fourche. C’est superbe d’autant qu’il fait un temps splendide, les roches sont magnifiĂ©es et la mer peu agitĂ©e nous laisse Ă  loisir savourer l’instant. Ensuite une allure au prĂšs s’impose pour approcher Camaret, mais encore une belle surprise avant de virer une derniĂšre fois, la Recouvrance toute voile dehors vient comme Ă  notre rencontre ! DĂ©cidĂ©ment, notre apprentie navigatrice est bien gĂątĂ©e. Tout est beau et en plus on arrive Ă  12h30
chouette ! on a le temps de bien prĂ©parer le traditionnel apĂ©ritif dĂ©jeunatoire qu’on prendra le temps de dĂ©guster jusqu’à 15h00, car il ne faut pas sacrifier Ă  la sieste digestive indispensable au bien-ĂȘtre de tous ! Dimanche 15 septembre 2019 Catastrophe mĂ©tĂ©orologique ! Alors que jusqu’à prĂ©sent il n’était question que d’avoir 1 ou 2 journĂ©es avec avis de grand frais », le coup d’Ɠil donnĂ© ce matin sur le site MarĂ©e Infos rĂ©vĂšle que cet avis s’étend dĂ©sormais sur au moins 4 jours Ă  partir de mercredi. Le risque est gros alors de se trouver bloquĂ©s plusieurs jours sur Ouessant ou MolĂšne, et de s’y faire en plus bien brasser sur les bouĂ©es le temps de retrouver de bonnes conditions de navigation. RĂ©union de crise matinale et dominicale avec pour verdict on oublie la remontĂ©e sur Le Conquet et on dĂ©cide un repli stratĂ©gique pour rallier KĂ©rity au plus tard Mardi 17. ConsĂ©quence Ă  10h30 on quitte Camaret pour retourner sur Morgat ! Ce changement de programme n’altĂšre en rien le plaisir d’Anne Marie de continuer Ă  naviguer sur ENAWEN, le changement de programme est transmis Ă  son mari GĂ©rard qui nous rejoindra en fin de journĂ©e non plus au Conquet mais Ă  Morgat
moins de route Ă  faire en voiture, c’est toujours ça de pris ! La navigation se fera sous un beau soleil avec vent de travers en sortant de Camaret, vent portant jusqu’au Tas de Pois, Ă  nouveau vent de travers jusqu’au Cap de la ChĂšvre, et pour finir 4 bords au prĂšs serrĂ© dans la baie de Douarnenez pour arriver au catways de Morgat Ă  15h00. Encore une quinzaine de milles de parcourus. A l’arrivĂ©e, GĂ©rard est lĂ  pour nous accueillir avec des petites pĂątisseries qui accompagneront le goĂ»ter d’adieu 
 d’Anne Marie et De GĂ©rard, qui vont pouvoir profiter pleinement de leur appartement louĂ© pour une semaine au Rosmeur Ă  Douarnenez. En fin de journĂ©e, nous nous retrouvons un peu seuls Michel, Alain, et Daniel 
on avait pris l’habitude de partager en plus grand nombre le repas du soir sur ENAWEN. Alors ce sera plus sobre avec une variante de la cĂ©lĂšbre omelette des GlĂ©nan 
qui pour l’occasion sera baveuse et riche en dĂ©lice de jambon », champignons et gruyĂšre rĂąpĂ©. Sans oublier le dessert qui plait Ă  tous la crĂšme au chocolat Mont Blanc ! En bonus un plaisancier nous a conseillĂ© pour un prochain sĂ©jour Ă  Morgat, de visiter les nombreuses grottes marines qui ponctuent la cĂŽte toute proche. Se munir d’une annexe gonflable et d’un moteur pour y dĂ©couvrir des merveilles
 Lundi 16 septembre 2019 Lever un peu matinal et dĂ©part de Morgat Ă  8h15. Tout de suite un vent lĂ©ger nous permet d’arrĂȘter le moteur et de n’utiliser que la force vĂ©lique ! Et pour rallier notre prochaine Ă©tape Audierne, nous aurons 2 allures. Dans la baie de Douarnenez, du portant jusqu’au raz de Sein. Et passĂ© le raz de Sein dans la baie d’Audierne, un vent de travers. Dans la baie de Douarnenez, AHELL fera route avec les voiles toujours du mĂȘme bord, BRIDAN optera pour des voiles en ciseaux, et ENAWEN s’offrira une variante en envoyant son spi asymĂ©trique. Pour une fois, BRIDAN tracera sa route tout seul jusqu’à traverser le raz de Sein entre la Vieille et Gorle Greiz en suivant scrupuleusement la trajectoire proposĂ©e par son GPS ce qui permettra une photo originale du phare de la Vieille, avec une vue du cotĂ© Est. Pour nous, navigateurs du VDE, c’est un peu le Cap Horn ! D’ailleurs les amis de Michel l’ont appelĂ© pour lui faire part de leur prĂ©sence au SĂ©maphore lors de notre passage
ils ont ainsi pu nous apercevoir tout 3 franchissant ce lieu mythique. ENAWEN le passera sous spi avec en prime un empannage au contournement de la Plate. PassĂ© le raz de Sein les 3 voiliers se retrouvent, et ENAWEN tire lĂ  tout le bĂ©nĂ©fice de son Spi, il dĂ©colle sur une rafale et laisse AHELL et BRIDAN dans une grosse molle ! On ne rattrapera plus ENAWEN, mais on profitera un peu plus tard aussi d’un vent soutenu, et ce sera une magnifique chevauchĂ©e au coude Ă  coude avec de nombreuses pointes dĂ©passant les 6 nƓuds. ENAWEN aprĂšs avoir affalĂ© son spi pour Ă©viter les embardĂ©es, nous attendra pour rentrer dans le chenal du port d’Audierne, toujours aussi piĂ©geux avec ses bateaux de pĂȘche qui nous dĂ©passent tout prĂšs des bancs de sable. L’arrivĂ©e aux catways du ponton F se fait en prĂ©sence de la capitaine » du port dont l’aide est toujours apprĂ©ciable et apprĂ©ciĂ©e des maladroits ! et c’est Ă  15h00 que s’achĂšve cette Ă©tape fort dynamique ! Mardi 17 septembre 2019 Les prĂ©visions de vent annonçant du 3 Ă  4 Beaufort, on ne largue les amarres qu’à 9h45. Sortant du chenal d’Audierne, force est de constater que ça ne souffle pas Ă  la vitesse annoncĂ©e et la mer est archi-plate ! Seul ENAWEN qui est dĂ©jĂ  Ă©quipĂ© de son spi, est capable d’avancer Ă  la vitesse d’un bigorneau 2 nƓuds. Pas excitant mais mieux que rien, AHELL et BRIDAN envoient aussi tout leur attirail, vite fait bien fait pour AHELL, moins bien fait et moins vite pour BRIDAN oĂč ça coince un peu. Bon c’est parti et on file comme 2 autres bigorneaux ! Sur les 2 premiĂšres heures on aura fait 3 Nm sur les 20 Nm Ă  parcourir pour atteindre KĂ©rity ! Mais quelques risĂ©es donnent espoir aux environs de midi, et on a tort de ne pas en profiter pour manger encore tranquillement, car dans ÂŒ d’heure ça va dĂ©poter ! En effet, du presque zĂ©ro absolu, on va tout Ă  coup atteindre les 4, 5 et mĂȘme souvent des pics Ă  plus de 6 nƓuds ! La barre Ă  deux mains, c’est parti pour plus de 2 heures de lutte pour Ă©viter les embardĂ©es, car le vent est plus de travers qu’au largue, voire 70 Ă  80°, et le spi prend souvent des airs de gennaker ! BRIDAN Ă  l’approche du Menhir partira au lof, tout comme AHELL et ENAWEN qui auront la bonne idĂ©e de ne pas insister plus longtemps. Suite Ă  un appel de Patrice et Marc en partie de pĂȘche au large du Menhir, ce sera l’occasion pour BRIDAN de se faire tirer le portrait avec son spi gonflĂ© aux couleurs BigoudĂšnes. Juste avant une derniĂšre embardĂ©e qui force Ă  abattre un peu Ă  la hĂąte avec pour consĂ©quence, l’écoute babord qui passera sous la coque et ira un temps se bloquer dans l’hĂ©lice. Les 2 compagnons de route apporteront l’aide morale et les bons conseils pour que ce problĂšme ne devienne plus qu’une pĂ©ripĂ©tie anecdotique. La suite est Ă  partir de 15h30 une fin de croisiĂšre classique, une pause d’attente de hauteur d’eau suffisante Ă  la Poire, un arrĂȘt rapide au quai pour dĂ©barquer les bagages, un retour aux bouĂ©es, un ramassage des skippers par le car scolaire » d’ENAWEN 
et enfin la rĂ©compense dĂ©saltĂ©rante Ă  la terrasse ensoleillĂ©e du Doris. Et comme l’objectif initial d’Ouessant et de MolĂšne n’a pu ĂȘtre atteint, on a dĂ©jĂ  une proposition toute faĂźte pour la prochaine saison 2020 ! Daniel Derchue Depuis un petit moment dĂ©jĂ , j’ai notĂ© qu’en balayant du regard les Ă©tagĂšres des librairies, mes yeux se figeaient toujours sur le mĂȘme type de couverture. Un livre de format pas trop encombrant, un bandeau photo sur fond Ă©cru et un titre qui claque "Sun Ra. Palmiers et Pyramides", "Dictionnaire de la littĂ©rature Ă  l’usage des snobs", "L’usage sonore du monde en 100 albums", etc. À chaque fois, je me fais avoir. Impossible d’envisager de quitter les lieux sans possĂ©der l’ouvrage pour tenter aprĂšs d’en possĂ©der le contenu. Ces livres, qui t’appellent comme l’odeur de merguez un soir de festival, sont tous marquĂ©s du mĂȘme sceau LE MOT ET LE RESTE. Les mecs sont courageux, capables de publier un truc intitulĂ© Musiques expĂ©rimentales – Une anthologie d’enregistrements transversale et non exhaustive ». Non obsessionnels de la musique, s’abstenir. Alors que le mĂ©tier d’éditeur vit des heures sombres pendant que la presse musicale s’appauvrit, les acteurs de telles initiatives deviennent les hĂ©ros kamikazes d’un monde presque perdu. Yves Jolivet, patron de la maison, raconte Ă  GonzaĂŻ son projet d’édition et sa genĂšse, qui s’ancre dans le Marseille des annĂ©es 90. En vrai hĂ©ros, il est tĂ©mĂ©raire le numĂ©rique ? MĂȘme pas peur. Quand on a le bon crĂ©neau, les bons auteurs et un public affamĂ©, c’est vrai qu’il semble absurde de cĂ©der Ă  la panique. Quant au reste, c’est tout de suite avec les bons mots de Jolivet. GonzaĂŻ Comment est nĂ©e la maison Le Mot et Le Reste? Yves Jolivet Les Ă©ditions le mot et le reste sont nĂ©es en 1996 Ă  Marseille, j’avais alors quarante et un ans. A cette Ă©poque, je faisais des livres d’artiste et il me fallait trouver un titre de maison d’édition explicitant au mieux l’objet et la construction de ces ouvrages. Comme il s’avĂ©rait que je sollicitais des mots auprĂšs de poĂštes et que je m’occupais du reste, le titre de la maison d’édition a Ă©tĂ© simple Ă  trouver. Êtes-vous originaire de Marseille? Non, je suis breton d’origine. Mes grand-mĂšres bigoudĂšnes parlaient breton au quotidien, avaient une coiffe de 40 cm sur la tĂȘte et l’une d’entre elles Ă©tait communiste. Je parle lĂ  d’un monde qui n’existe plus depuis longtemps, qui a explosĂ© au nom de l’intĂ©gration des enfants ma gĂ©nĂ©ration au plein emploi de la fonction publique. Que faisiez-vous avant, quel est votre parcours? Dans une autre vie, j’ai Ă©tĂ© inscrit pendant longtemps Ă  la maison des artistes, rĂ©alisant de nombreuses expositions. Mes ouvrages sont entrĂ©s dans les collections du Centre Pompidou, la Tate Gallery, etc. J’ai aussi eu un fanzine au dĂ©but des annĂ©es 1980 Ă  Rennes. Dans un autre registre, j’ai aussi travaillĂ© avec des tziganes, en arrivant Ă  Marseille, au milieu des annĂ©es 1980. Quel est ce reste », qu’est-ce qu’il reprĂ©sente et signifie? Si je tiens compte des conditions de crĂ©ation de la structure, le reste est capital il ne s’agit pas seulement de recevoir des mots, mais de les mettre en scĂšne, dans le cadre d’une maison d’édition qui a sa cohĂ©rence propre. Le reste est donc une charte typographique, des couvertures trĂšs identifiĂ©es, un suivi Ă©ditorial important et non nĂ©gociable, notamment dans le cadre des ouvrages sur la musique, oĂč il nous arrive de recevoir des manuscrits, assez
euh
rock n’roll. De la littĂ©rature rock free style, en quelque sorte, qui peut tenir sur la forme brĂšve d’un article, mais qui s’effondre dans un livre, qui nĂ©cessite la qualitĂ© d’un coureur de fond. De Marseille 2013, il reste des dettes Ă  apurer » La maison s’est montĂ©e pendant ce que l’on nomme la movida marseillaise », votre maison d’édition a fait partie de cette impulsion lĂ ? Pouvez-vous nous raconter cette Ă©poque? Arrivant en 1986 dans la ville, annĂ©e qui coĂŻncide avec le dĂ©but du mandat Ă©lectoral de Robert Vigouroux, puis l’arrivĂ©e de Christian Poitevin Ă  la culture plus connu sous le nom de Julien Blaine, j’ai pu voir l’émergence et l’accĂ©lĂ©ration d’un souffle concernant la culture Ă  Marseille. L’action de Blaine, trĂšs offensive, dans tous les secteurs culturels de la ville, tant dans les domaines de l’art contemporain, de la musique, de la poĂ©sie, Ă  placĂ©, un court instant, des 1988 Ă  1995, Marseille au cƓur de la culture europĂ©enne. Je ne vais pas lĂ  dĂ©biter la liste des lieux mis en place, mais un vent rĂ©el de moyens et de crĂ©ativitĂ© a existĂ© dans tous les secteurs. Sa dĂ©mission en 1995 a eu pour effet la lente dĂ©sagrĂ©gation du tissu culturel qui est celui que nous connaissons aujourd’hui, fait de petites baronnies, assez anecdotiques et guĂšre ambitieuses, eut Ă©gard au fait que la ville est la seconde de France, en terme de population. Marseille 2013 vous a apportĂ© quelque chose en tant qu’acteur culturel? La visibilitĂ© du Mot et le Reste s’opĂšre via des livres, vendus en librairie ou par internet et concerne l’espace francophone en gĂ©nĂ©ral. Tout cela pour dire que Marseille 2013 n’a pas eu d’influence sur notre programme Ă©ditorial, Ă©laborĂ© et dĂ©veloppĂ© sur un rĂ©seau dans lequel Marseille est assez pĂ©riphĂ©rique. Nous avons cependant participĂ© Ă  Marseille 2013 en rĂ©alisant l’une des deux expositions d’ouverture du FRAC, avec une exposition de livres d’artistes internationaux, rĂ©alisĂ©e par Anne Moeglin-Delcroix, a partir de son ouvrage L’EsthĂ©tique du livre d’artiste », Ă©ditĂ© chez nous en 2012. Aujourd’hui, de cette aventure, il reste des dettes Ă  apurer, le MUCEM et un front de mer digne de celui de Barcelone et de GĂšnes, villes de mĂȘme configuration que Marseille. Est-ce que le marchĂ© du livre est vraiment mort ou le fait d’ĂȘtre dans un secteur de niche comme vous permet de bien en vivre et de vous maintenir? Le marchĂ© du livre est en difficultĂ© car celui-ci n’est plus le vecteur essentiel de reconnaissance sociale tel qu’il l’était auparavant. Reste qu’il s’en vend toujours pas mal et le marchĂ© du livre ne s’est pas effondrĂ© au mĂȘme titre que celui du disque. En ce qui nous concerne, il me semble que nous avons pris la place de magazines tel que Rock et Folk Ă  une Ă©poque, les Inrocks Ă  une autre. Nous sommes devenus un outil de rĂ©fĂ©rence pour bon nombre d’amateurs de musiques actuelles et certains, amateurs de vinyles, verraient d’un mauvais Ɠil si nous passions en format poche la version cd du livre, en quelque sorte. A son petit niveau, Le Mot et le Reste semble devenir un marqueur social, notamment pour les amateurs de musique. Est-ce plus difficile d’ĂȘtre Ă©diteur aujourd’hui ? J’ignore les conditions dans lesquelles ont travaillĂ© d’autres Ă©diteurs, Ă  d’autres Ă©poques et avec quels moyens. Reste que nous avons rĂ©ussi Ă  trouver un espace de travail convenable, en Ă©tablissant une place qui est devenue, dans le cadre des musiques populaires, la nĂŽtre. Quand on est dans l’édition musicale comme vous, est-ce qu’il n’est pas plus intĂ©ressant de proposer un livre numĂ©rique avec un contenu multimĂ©dia? Lire la vie de Sun Ra en l’écoutant? Vous ĂȘtes peut-ĂȘtre les seuls chez qui ces nouveaux formats sembleraient justifiĂ©s, moins effrayants
 Nous revenons a une rĂ©flexion qui me semble importante nous voyons poindre une lassitude d’internet, la magie du gouffre musical sans fond qu’on y trouve s’étiole, la qualitĂ© musicale catastrophique des MP3 est de plus en plus soulevĂ©e. A ce rejet du tout numĂ©rique s’ajoute le retour du vinyle et le souhait de bon nombre de nos lecteurs, notamment ceux de nos ouvrages sur la musique, de conserver notre grand format, notre qualitĂ© de papier et d’en faire un objet que l’on conserve, au mĂȘme titre qu’un album vintage. Bref, nous sommes trĂšs peu sollicitĂ©s par des lecteurs souhaitant nous voir aller vers ces formats hybrides, liant numĂ©rique et contenu multimĂ©dia. Ce qui ne nous empĂȘche pas d’ĂȘtre trĂšs attentifs Ă  l’évolution de l’objet livre. Le milieu du rock est dotĂ© d’une rĂ©elle mauvaise foi, mais foi quand mĂȘme. » Vos Ă©ditions, bien qu’ouvertes aux autres arts, sont majoritairement des Ă©ditions musicales, rock pour une grande partie. Vous ĂȘtes passionnĂ© de musique? Musicien vous-mĂȘme ou musicologue Ă  la base
? Quel est votre rapport Ă  la musique? Nous Ă©ditons en moyenne 30 ouvrages par an, sans compter les rééditions. La musique concerne plus de 60% du catalogue, qui inclut aussi de la littĂ©rature. LĂ  aussi, ce reste » est important. C’est aussi parce que nous publions de la littĂ©rature que nous sommes aux aguets quant Ă  la tenue stylistique de nos ouvrages sur la musique. Il ne s’agit pas de nous relĂącher au motif que Zappa affirmait que Les journalistes de rock sont des gens incapables d’écrire qui interviewent des gens incapables de parler pour des gens incapables de lire ». Certes, j’ai pu lire des tombereaux d’énormitĂ©s et d’inexactitudes dĂ©bitĂ©es avec un aplomb qui aurait valu du goudron et des plumes aux journalistes » dans tout autre milieu culturel que le rock et c’est notamment pour cela que je l’aime, ce milieu » dotĂ© d’une rĂ©elle mauvaise foi, mais foi quand mĂȘme. Cependant Ă©crire un livre, c’est une autre histoire que d’enfiler des perles dans un magazine lu par des amateurs de mĂȘmes perles. Pour revenir Ă  ma relation Ă  la musique, il faut revenir en arriĂšre, dans les annĂ©es 1970 en France. Imaginez pas d’internet, certes beaucoup de magasins de disques, mais un choix pas aussi large que l’on imagine, beaucoup d’albums ne passant pas le cap de l’import en France et quand c’est le cas, n’imaginez pas que la derniĂšre nouveautĂ© du Velvet ou des Stooges puisse se trouver au fin fond de la Bretagne
 En revanche, il est possible de trouver des magazines sur la musique, notamment Rock et Folk, qui, dans une courte pĂ©riode 1969-1973, qui coĂŻncide avec la venue de Philippe Paringaux et l’écriture de sa part d’une bonne partie du magazine, ouvre les chroniques Ă  toutes les musiques de l’époque, du Blues au rock en passant par les musiques contemporaines, le tout avec ce qu’il faut bien convenir comme Ă©tant la naissance de la critique rock Ă  la française. N’oublions pas qu’à ce moment, s’il existe d’excellents magazines concernant le jazz, pour le rock et la pop, c’est le rĂšgne de Salut les copains ! Pas de Lester Bangs Ă  l’horizon, celui-ci ne dĂ©ployant sont style qu’en 1974, au moment oĂč Creem lui laisse Ă©crire comme bon lui semble avec l’humour qu’on lui connaĂźt. Dominique A, dans Tomber sous le charme a bien dĂ©crit cette relation Ă  la musique dĂ©crite par des mots, avant quelle ne puisse ĂȘtre Ă©coutĂ©e et qui parfois n’est pas Ă  la hauteur de sa description littĂ©raire. En ce qui me concerne, la plupart du temps la musique s’est incarnĂ©e dans le verbe avant le son. La liste des passeurs de l’époque Alain Dister, Philippe Paringaux, Philippe Adrien, Philippe Garnier. Il y avait du style et de la classe. Avec les Ă©ditions Allia, vous semblez ĂȘtres ceux qui assurent et dĂ©cident de la lĂ©gitimitĂ©, de la postĂ©ritĂ© d’un mouvement ou d’un artiste. Vous ĂȘtes des passeurs. Vous ĂȘtes d’accord avec cette idĂ©e? J’ignore les stratĂ©gies d’autres Ă©diteurs, concernant la musique. Reste que les festivals dans lesquels Le mot et le reste ont un stand permet de rencontrer bon nombre de nos lecteurs, bien plus jeunes que je le pensais et pour qui nos nouveautĂ©s s’apparentent effectivement Ă  des dĂ©couvertes de continents engloutis, les ouvrages rĂ©cents sur Moondog et Sun Ra en Ă©tant de bons exemples. Vous est-il dĂ©jĂ  arrivĂ© de refuser un livre parce que le sujet Ă©tait trop frais ou pas digne de passer dans l’Histoire justement? Non, seule la qualitĂ© compte. Mais force est de constater que la fraicheur ou la nouveautĂ© n’amĂšnent pas d’ouvrages dignes d’ĂȘtre publiĂ©s chez nous, peut ĂȘtre parce que tout cela manque de recul ? Nous refusons aussi pas mal d’ouvrages, quasiment toutes les semaines, soit parce que le sujet ne nous intĂ©resse pas, soit qu’il est mal Ă©crit, soit les deux. Est-ce que parfois, vous pensez Ă  un sujet ou un artiste dont vous aimeriez publier l’histoire, et vous partez en quĂȘte des spĂ©cialistes, auteurs et thĂ©sards Ă©rudits en la matiĂšre, ou bien c’est toujours vous que l’on vient solliciter? Il y a autant d’options que d’ouvrages publiĂ©s oĂč Ă  paraĂźtre. La liste est longue, des ouvrages Ă  venir, si je tiens compte des musiciens ou groupes qui devraient avoir un ouvrage les concernant, chez nous. Et il ne s’agit lĂ  que d’une histoire de qualitĂ© musicale, pas de notoriĂ©tĂ©. Il m’est arrivĂ© et m’arrive encore d’aller sur internet suivre des auteurs qui pourraient valoir la peine d’entrer chez nous, sur des thĂ©matiques prĂ©cises. De la mĂȘme façon, chaque semaine apporte son lot de tapuscrits non sollicitĂ©s, dans lequel peut arriver une proposition de qualitĂ©. Chez Le Mot et le Reste, ce n’est pas vraiment l’auteur qui prime mais plutĂŽt le thĂšme et la personne qui l’aborde. Votre vocation d’éditeur en elle-mĂȘme est-elle diffĂ©rente? Les choses sont un peu plus complexes que cela. Si Densmore parle des Doors, c’est son tĂ©moignage qui prime, idem pour Peter Hook, Geoff Emerick et d’autres. Pour d’autres ouvrages, il existe effectivement une trame qui est devenue une marque de fabrique du mot et du reste, avec un suivi Ă©ditorial qui est d’une plus grande amplitude. Selon vous, si les Ă©ditions musicales comme vous ou encore Allia marchent bien, est-ce aussi parce que la presse musicale spĂ©cialisĂ©e est de plus en plus pauvre et de mauvaise qualitĂ©? Du coup, vous vous substituez un peu Ă  elle
? Cela me ramĂšne aux strates sur lesquelles la maison d’édition s’est structurĂ©e. Effectivement la dĂ©shĂ©rence de la presse musicale, sa segmentation forcenĂ©e, l’a appauvrie, l’empĂȘchant de crĂ©er des chemins de traverse, des ponts entre les musiques. Au final, nous nous sommes insĂ©rĂ©s dans les interstices, crĂ©ant peu Ă  peu des liens entre les thĂ©matiques diverses et variĂ©es de la musique. Le Mot et le Reste est devenu un archipel dans lequel s’agrĂšge la musique et ses histoires, petites et grandes. Seul le pluralisme peut fonctionner » Sur votre site, on peut lire c’est essentiel de crĂ©er une relation vivante entre le livre et les lecteurs, l’auteur et les lecteurs . Comment met-on en place cette relation vivante et est-ce le secret d’une maison qui tourne bien? Au vu de l’appropriation de nos ouvrages par les lecteurs que nous rencontrons, nous sentons bien qu’il existe un Ă©lan Ă  notre Ă©gard, quand bien mĂȘme il existe un Ă©cart a priori entre le fan de fields recordings et celui du heavy Metal, segments sur lesquels nous avons publiĂ© des ouvrages. Reste que si l’objet de son intĂ©rĂȘt est dissemblable, il reste une passion commune, liĂ© au son, Ă  une histoire et que je comprends trĂšs bien. Quant au secret d’une maison qui tourne bien, c’est peut ĂȘtre la chance d’ĂȘtre lĂ  au bon moment, d’avoir des auteurs qui savent mener une histoire, de pouvoir s’appuyer sur une Ă©quipe affutĂ©e qui elle mĂȘme connaĂźt la musique et la syntaxe qui va avec, afin que l’histoire bien menĂ©e devienne un ouvrage que nous mettons en page afin qu’il devienne un objet qui nous Ă©chappe, sur les tables des libraires. Quand on est journaliste en devenir, beaucoup de professionnels, qu’ils soient installĂ©s ou pigistes, mettent en garde ne fais pas ce mĂ©tier, c’est la galĂšre, et pour ta gĂ©nĂ©ration, ça va ĂȘtre pire! ». Que d’encouragements. Que diriez-vous Ă  un futur Ă©diteur? Que je ne suis pas un exemple, ayant fait l’expĂ©rience de tout ce qu’il convient de ne pas faire dĂ©buter dans du livre d’artiste, segment que ne fonctionne quasiment plus qu’en Ă©tant subventionnĂ©, Ă©diter de la poĂ©sie en n’ayant aucun diffuseur, m’amenant Ă  contacter moi-mĂȘme les librairies et gĂ©rant des dĂ©pĂŽts jamais payĂ©s. J’ai continuĂ© avec des diffuseurs auxquels j’ai servi de cheval de Troie, quand j’ai commencĂ© Ă  faire des livres sur la musique. Mais j’ai survĂ©cu Ă  ces expĂ©riences dont je me souviens de chaque marche franchie, grĂące a une bonne dose d’inconscience, car ce sont de rĂ©els paris Ă©conomiques pris dĂšs lors oĂč l’on fait des traductions, notamment. L’échec rĂ©cent de la maison d’édition 13Ăšme note en est un exemple avoir une bonne image de marque auprĂšs d’un public trĂšs restreint ne suffit pas. Une maison d’édition n’existe pas si elle est trop spĂ©cialisĂ©e. À un moment, on a fait le tour d’une thĂ©matique, que ce soit le rock garage, le disco ou la techno. Seul le pluralisme peut fonctionner et c’est aussi Ă  ce titre que Le mot et le Reste fait aussi des ouvrages de littĂ©rature. Au demeurant, notre ouvrage le plus vendu n’est pas un ouvrage sur la musique, mais notre réédition de Walden de Thoreau. Pour revenir aux conseils avisĂ©s concernant les futurs Ă©diteurs, je cite ici un Ă©change entendu au salon du livre de Paris – On peut gagner une petite fortune en faisant de l’édition ! – Ah bon, mais comment ? – En y investissant une grosse fortune ! Ça, c’est pour l’édition avec un contrĂŽleur de gestion. Ici il faut surtout accepter de passer son temps sur de la correction de texte, Ă©changer avec des auteurs au tĂ©lĂ©phone ou passer les voir, nĂ©gocier avec son banquier et son imprimeur, avoir son diffuseur au tĂ©lĂ©phone qui aimerait plus d’ouvrages faisant des scores », travailler sur les couvertures, relancer les journalistes et mĂ©dias divers, bref, de ne pas compter son temps, tout en gĂ©rant au plus prĂšs l’économie, Ă©videmment fragile, d’une petite structure. Mais bon, il paraĂźt que c’est un travail addictif et assez intĂ©ressant, ce que je confirme. ï»żPubliĂ© le 30 dĂ©cembre 2008 Ă  15h45 Maria de KĂ©rity-Penmarc'h Ce week-end, le Gouel Ar Vro Vigoudenn de PlozĂ©vet 29 cĂ©lĂ©brait les dix ans de la mort de Pierre-JakĂšz HĂ©lias. Hier, la fĂ©dĂ©ration culturelle Startijenn a saisi cette belle occasion pour dĂ©voiler le nouveau logo du Pays bigouden lire ci-dessous. Sept BigoudĂšnes s'y sont rendues en coiffes. Et en car, mar plij ! Et mĂȘme en car Le Coeur, les cars bigoudens par excellence. Pour l'occasion, les patrons, Roger et Jeannine, pilote et copilote le bus. De bon matin, l'autocar brave le froid sec de dĂ©cembre. Le froid du miz kerzu. Carnet de route en main, Jeannine invite la compagnie Ă  bord. Direction Sainte-Marine oĂč Anne-Marie attend. Anne-Marie levĂ©e Ă  6 h Anne-Marie, c'est Anne-Marie Le Bellec, la premiĂšre des sept BigoudĂšnes qu'il faut aller chercher ce dimanche matin aux quatre coins du Pays bigouden. En partant de 9 h 15 de Pont-l'AbbĂ© pour arriver Ă  11 h 30 Ă  PlozĂ©vet, le timing paraĂźt large. Quoique... On a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© chercher des BigoudĂšnes comme ça. Et bien lĂ , il faut vĂ©rifier si on a mis le bon foulard, si on a bien fermĂ© le gaz avant de partir... Ça peut prendre du temps tout ça ! ». Mais dans le bourg de Sainte-Marine, Anne-Marie est Ă  l'heure. La coiffe au garde-Ă -vous, le chĂąle noir du dimanche sur le dos, elle ferme la porte du garage Ă  double tour et met la clĂ© dans son sac Ă  main Moi, je me suis levĂ©e ici Ă  6 h et je suis prĂȘte depuis 8 h ». Touac'h, encore solide la jolie mamm goz de 92 ans ! Maria sous les flashs Le logo bigouden ? Oooh, c'est bien. Ça fait une sortie, quoi ! ». Roulez, jeunesse ! Anne-Marie bien installĂ©e, route Pont-l'AbbĂ© chez Maria Le MarĂ©chal, dite Maria Lambour ». Petite et menue, Maria hisse dans ce car d'hiver ses 94 printemps. Elle courbe un peu le dos et s'assoit derriĂšre Anne-Marie. D'habitude, je vais Ă  la messe Ă  la maison de retraite mais lĂ  il y aura pas ! ». Les flashes crĂ©pitent sur la mamie star d'un fameux spot tĂ©lĂ© Aujourd'hui, c'est des photos gratuites ? », taquine Maria. Euh, au fait la pub, c'est bien ? Ah oui, c'est bien. Moi qui avais jamais bougĂ© de Lambour, lĂ  je vois des choses ». Une place devant, Anne-Marie rigole et lance un grand Piiiiirate ! ». Marie Fichet' ! » Le car arrive sur le port de LĂ©chiagat chez Marie Pochat, 89 ans. L'Ă©lĂ©gante embarque et se pose prĂšs de Maria. Oh, mais tu as mis une belle fourrure, dis don'. Fichet' que tu es ! », flatte la Pont-l'Abbiste. Mi-français, mi-breton. Hantar galleg, hantar brezhoneg. Quand on Ă©tait Ă  l'Ă©cole, on n'avait pas le droit de parler le breton, hein ! Si on Ă©tait pris, on nous mettait deux pommes de pins au bout d'un ruban Ă  notre cou. Pour ressembler Ă  une vache ». LĂ , les grands-mĂšres ne se gĂȘnent pas pour causer local. Les coiffes au ruban noir, les parures bleutĂ©es et les pendules or de Saint-GuĂ©nolĂ© ont complĂ©tĂ© l'Ă©quipage. Il y a Maria Dupuy, Marie-Jeanne GuĂ©guen, Alexia Caoudal et Isabelle Lucas. De 79 Ă  85 ans. Des jeunes filles. Vous Ă  Saint-GuĂ©nolĂ©, c'est pas pareil que nous Ă  Pont-l'AbbĂ©. Ici, pour dire oui, vous dĂźtes EĂŻyĂ©, et nous on dit IyĂ© ! ». Le logo est kaer » Ça y est ça konchenne » comme on dit. Et c'est tant mieux parce qu'on en apprend de belles sur la route de PlozĂ©vet le pendule de bonne aventure Ă  Jeanne ne tourne plus rond, le rĂ©gime sans beurre Ă  Maria est dur Ă  avaler, l'escalier-colimaçon du phare d'EckmĂŒhl rend saoul... On est tarlatĂ© arrivĂ© en haut ! ». ArrivĂ©, on l'est Ă  PlozĂ©vet. J'espĂšre qu'on sera quand mĂȘme sur leur logo, lĂ  ! ». Suspense devant les photographes. Sur les terres de Pierre-JakĂšz HĂ©lias, le voile se lĂšve sur une image de BigoudĂšne tournĂ©e vers demain. Ravies, Maria, Isabelle, Alexia et les autres improvisent une petite danse. Le logo du pays est joli. Le logo est kaer ». en complĂ©ment Un logo pour les communes et les entreprises Et la danse des BigoudĂšnes sous le nouveau logo du Pays bigouden en a ravi un, tout spĂ©cialement Jakez Derouet, le laurĂ©at de ce concours Je suis trĂšs heureux. Pour moi, la boucle est un peu bouclĂ©e puisque mon grand-pĂšre, qui Ă©tait de l'Ile-Tudy, Ă©tait parti travailler dans les conserveries de sardines Ă  Nantes. Ma mĂšre s'Ă©tait lancĂ©e lĂ -bas dans l'imprimerie pour conserves ensuite. J'ai suivi les pas de ma mĂšre en crĂ©ant de nombreuses Ă©tiquettes pour boĂźtes de conserves. Savoir que l'agroalimentaire bigouden va pouvoir notamment utiliser ce nouveau logo me plaĂźt ». Sur son logo vainqueur, Jakez Derouet, jeune retraitĂ© de 61 ans, a mis en scĂšne une BigoudĂšne dans la chaleur des couleurs de son territoire Et elle regarde vers l'avenir ». Un dĂ©tail qui a sĂ©duit le public bigouden dont le vote de ces derniĂšres semaines comptait pour 20 % de la dĂ©cision finale du jury. Un jury uniquement composĂ© de Bigoudens issus du monde culturel mais aussi politique et Ă©conomique. Ses membres ont dĂ» dĂ©partager pas moins de 168 candidats qui ont adressĂ© leurs projets depuis les cinq dĂ©partements bretons », mais aussi les Pays Basque, la Belgique et l'Allemagne. Le gagnant a reçu un chĂšque de EUR. Quatre autres projets ont aussi Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©s. Ceux de trois autres crĂ©ateurs qui recevront 300 EUR et 200 EUR et celui de l'Ă©cole bilingue de Plomeur 29. Sous la houlette de leur enseignant, LoĂŻc JadĂ©, les jeunes Ă©lĂšves avaient prĂ©parĂ© des logos qui ont Ă©tĂ© exposĂ©s, ce week-end, Ă  PlozĂ©vet. La relĂšve est lĂ . Un logo Ă  utiliser De quoi mettre du baume au coeur des quelque 75 entreprises et 26 associations bigoudĂšnes partenaires de l'opĂ©ration lancĂ©e en juin par la fĂ©dĂ©ration Startijenn, prĂ©sidĂ©e par RenĂ© Coupa. PrĂ©sident qui a indiquĂ© qu'il allait passer le flambeau. Il laisse aux entreprises et associations locales une image qu'ils vont pouvoir dĂ©sormais utiliser sur leurs produits et supports divers, au mĂȘme titre que les communes bigoudĂšnes associĂ©es. Pascal BodĂ©rĂ©. 12/12/2005

3 bigoudĂšnes sont parties prendre le car