NapoléonBonaparte meurt à Sainte-Hélène. Le 5 mai 1821 à 17h49 s’éteint à 51 ans celui qui domina un temps presque toute
Napoléonest mort à Sainte Hélène Tags : sur · france · NAPOLEON BONAPARTE décide de déporter en Corse, sur l'ile d'Elbe et en France, les meneurs de la rebellion antillaise
Deuxsiècles après sa mort, le 5 mai 1821 à Sainte- Hélène, Napoléon continue d’exciter les passions. Les polémiques sur la commémoration de ce bicentenaire en sont la preuve.
JeanFrançois Marchi. -. 10/05/2021. Par Jean-François Marchi. Quelle déception que cet éloge au rabais dédié à Napoléon par ceux qui nous dirigent, à reculons, presqu’en s’excusant. « Faites excuses euh m’sieurs-dames, faut qu’ je dise du bien mais chais pas quoi dire vu j’va m’faire critiquer ». Et voilà l’affaire
Napoléonest mort à Sainte Hélène, Son fils Léon lui a crevé l'bidon. On l'a r'trouvé, assis sur une baleine, En train d'sucer les fils de son caleçon. C'est ainsi. Pourtant, en dépit de l'aspect surréaliste du texte, cette comptine
1814: Napoléon est reparti en guerre pour renverser la situation : la campagne de France commence, avec 50 000 hommes contre 350 000 Alliés ! À Brienne, il repousse les Prussiens qui occupent la ville, mais doit se retirer le 2 février. #histoire #histoiredeFrance #citations #citation #Napoléon #Bonaparte
. Napoléon, s’il a fini par perdre son empire, en laisse un autre fait de mots, grâce à la fascination d’auteurs de tous bords et tous temps, et au nombre ahurissant de livres qui lui sont consacrés. La figure passionnera toujours parce que c’est un destin individuel d’exception qui exprime tout ce que la Révolution a permis », souligne la professeure d’histoire de l’Université d’Avignon Natalie Petiteau, interrogée par l’ qu’elle qualifie de héros romantique par excellence » est mort il y a 200 ans, et depuis, souligne-t-elle, ses biographes dressent un portrait changeant au gré des courants politiques dominants ».En 2014, l’historien Jean Tulard avançait le nombre invérifiable de 80 000 ouvrages écrits sur l’empereur, soit plus d’un par jour depuis sa naissance à en a signé plus d’une cinquantaine, dont le dernier, paru en mars, sur une bataille décisive en 1800, Marengo, ou l’étrange victoire de Bonaparte. Il est incontournable puisqu’il préface, arrivés en librairie au même moment, Napoléon et Dieu de Philippe Bornet et Le Grand Atlas de Napoléon aux éditions Glénat et savamment entretenus Une recherche dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France donne plus de 18 000 livres avec Napoléon » dans le titre, y compris ceux sur son neveu Napoléon origines humbles, l’audace alliée au génie, la proximité avec le petit peuple, la gloire d’une France en pointe contre des monarchies rétrogrades sont des mythes qu’a savamment entretenus Bonaparte lui-même au fil de sa carrière militaire et politique. Ils se perpétuent encore aujourd’ d’après Éric Anceau, qui fait reparaître sa biographie Napoléon 1769-1821, le genre ne cesse de se renouveler On a toujours découvert de nouvelles choses. Je ne me fais donc pas de soucis sur ce point. » Le bicentenaire a été l’occasion de mettre l’accent sur les nombreuses fois où Napoléon a échappé à la mort, sur l’exil à Sainte-Hélène, sur son décès et sur sa mémoire », maître de conférences à la Sorbonne a aimé le Napoléon à Sainte-Hélène l’île de l’Atlantique Sud où l’ancien empereur s’est éteint le 5 mai 1821, publié par Pierre Branda en janvier, et le Napoléon les derniers témoins racontent de David Chanteranne, paru en graphique, dictionnaire... Napoléon étant complexe, il ne peut que susciter des images contrastées. Vous avez donc aujourd’hui comme hier ceux qui le détestent, ceux qui l’adulent, et entre les deux, des historiens universitaires soucieux d’objectivité qui peinent souvent à se faire entendre face aux historiens grand public », d’après Natalie très populaire André Castelot par exemple avait fait un best-seller de son diptyque Bonaparte 1967 et Napoléon 1968. La très officielle Fondation Napoléon la recommande toujours aux parents qui veulent tenter d’intéresser leur préadolescent amoureux d’histoire à celle de l’empereur ».Mais peut-être les jeunes lecteurs d’aujourd’hui préféreront-ils le roman graphique Moi Napoléon de Vincent Mottez et Bruno Wennagel, récemment paru. Le sérieux de l’ouvrage, où l’empereur parle à la première personne, est garanti par une préface de Thierry Lentz, directeur de la fondation qui a sorti en septembre un Napoléon, dictionnaire historique d’un millier de pages, qui fera date, et en mars, un plaidoyer Pour BD, Casterman réédite l’intégrale de Napoléon Bonaparte par Davoz, Jacques Martin et Jean ceux qui apprécient peu un homme qu’ils qualifient de despote, les livres de l’historien suisse Henri Guillemin, sorti de l’oubli ces dernières années par YouTube, sont une référence fréquente, mais pas rééditée récemment. Les éditions H&O ont ressorti début avril une biographie satirique de Cavanna, Les Aventures de si on l’on veut oublier la controverse, les affres de la politique et de la guerre, on se replongera dans la correspondance avec Joséphine de Beauharnais où le lecteur découvre certaines des plus belles pages de la littérature amoureuse », selon la maison qui la réédite, Le HONORÉ/AFP Napoléon, s’il a fini par perdre son empire, en laisse un autre fait de mots, grâce à la fascination d’auteurs de tous bords et tous temps, et au nombre ahurissant de livres qui lui sont consacrés. La figure passionnera toujours parce que c’est un destin individuel d’exception qui exprime tout ce que la Révolution a permis », souligne la professeure d’histoire de...
une île britannique de 122 km2 ,au relief très accidenté, perdue entre l'Afrique et l'Amérique du Sud, qui en a fait une terre d'exil. Après cinq années d'un chantier gigantesque & 318 millions d'euros, l'aéroport accueille son premier vol régulier. et la vie des habitants de Sainte-Hélène va changer à tout jamais le premier vol commercial SA8131 de la compagnie Airlink en provenance de Johannesburg Afrique du Sud, après une escale à Windhoek Namibie.atterrit sur ce rocher perdu de l'Atlantique Sud où Napoléon Ier est mort en exil, mettant fin à des siècles d'isolement qui longtemps en a fait un lieu de détention prisé des autorités britanniques l'empereur Napoléon Ier de 1815 jusqu'à sa mort en 1821, mais aussi des milliers de prisonniers boers sud-africains au début du XXe siècle. Sainte Hélène était l'une des dernières destinations au monde qui n'était accessible qu'après un voyage en mer de cinq jours à une vitesse moyenne de 15 noeuds 28 km/h depuis le Cap. Seul un bateau, le RMS St Helena, reliait les habitants de Ste Hélène au reste du monde. Toutes les trois semaines, il y apportait nourriture, passagers, courrier, véhicules… Tout, sauf le carburant livré par pétrolier. Mais cette époque est révolue ce week-end. L'installation va réduire de cinq jours à six heures le voyage pour arriver sur ce territoire d'outre-mer britannique. On est tellement heureux que cela arrive enfin», se réjouit la directrice de l'office du tourisme local, Helena Bennett. Il faut dire que la construction a pris plus de temps que prévu, à cause de l'absence de terrain plat assez long pour accueillir la piste de 1,950 km. Une montagne a été rabotée et une vallée remblayée par 7 millions de mètres cube de terre pour surélever le terrain de 100 m. Une formidable prouesse d'ingénierie», pour la directrice de l'aéroport, Janet Lawrence. Après plus d'un an de calculs et de vols tests, c'est un avion plus petit qui va assurer la liaison l'Embraer 190 avec 76 places plutôt que leBoeing 737-800 d'une capacité de 120 passagers. La sécurité est notre priorité numéro 1», explique Janet Lawrence, précisant qu'Airlink a réalisé avec succès 13 vols tests en août, notamment des vols touch and go» où l'avion se pose et redécolle aussitôt. Sainte-Hélène va être reliée par un vol hebdomadaire depuis Johannesburg. Un vol mensuel vers Ascension, à kilomètres , sera mis en place bientôt. Si la demande est là, les rotations pourraient augmenter. Il faut compter au moins 804 livres 900 euros pour un aller depuis l'Afrique du Sud. Un prix qui fait grincer des dents sur l'île où le salaire annuel moyen est de livres euros. L'aéroport vise justement à créer des opportunités pour augmenter les salaires», selon le qui compte réduire la dépendance de Sainte-Hélène vis-à-vis de Londres. En 2015, le gouvernement britannique a accordé une aide de 53,5 millions de livres 59 M euros à l'île. L'aéroport va aussi doper l'industrie touristique et apporter d'autres avantages, comme un accès plus rapide aux services de santé» . En 2016, l'île a accueilli 595 touristes. Avec Napoléon Ier, ses plantes rares, ses dauphins, le tourisme devrait exploser. Les infrastructures ont du mal à suivre aucun hôtel n'a de site internet et l'île n'a pas de distributeur automatique de billets. Le bateau RMS St Helena, avec ses 56 cabines au charme ancien, va continuer jusqu'en février 2018. sources ministère britannique du Développement international DFID
Lorsque mourut Napoléon à Sainte-Hélène, la question des causes de sa mort devint rapidement sujet à débats. Cancer ? Poison ? Les passions s’échauffent à ces seules évocations, car Bonaparte passa maître dans l’art - au-delà de sa mort - d’alimenter sa propre légende. Qui ne serait tenté d’imaginer une fin romanesque à la hauteur de ce personnage hors-norme ? Napoléon Bonaparte meurt à Sainte-HélèneLe 5 mai 1821 à 17h49 s’éteint à 51 ans celui qui domina un temps presque toute l’Europe. Suscitant autant l’admiration, la crainte que la haine les grands auteurs tels que Tolstoï, Germaine de Staël ou Chateaubriand nous en laissèrent de vifs souvenirs, l’Empereur exilé meurt pourtant après de longues souffrances dans sa maison de Longwood sans même laisser un bon mot à la postérité ses dernières paroles furent confuses et peu compréhensibles. Depuis le mois de mars, Napoléon était alité et supportait de moins en moins les aliments, s’affaiblissant rapidement. Persuadé depuis fort longtemps que le mal qui emporta son père un squirre cancéreux au pylore aurait raison de lui, il refusa dans le dernier mois qui précéda son décès la plupart des médicaments prescrits par ses médecins. Néanmoins, ces derniers décidèrent le 4 mai de passer outre la volonté pourtant claire de Napoléon Ier, s’accordant avec fort peu de bon sens sur l’administration d’une dose de calomel diluée dans un verre d’eau. Seul le docteur François Antommarchi 1780/89 – 1838 s’y opposa farouchement sans remporter aucun succès. Louis-Joseph-Narcisse Marchand 1791 – 1876, fidèle compagnon de l’empereur, fut chargé de donner le remède secret, mission dont il s’acquitta douloureusement lorsque Bonaparte, ayant bu le contenu du verre lui dit avec un ton de reproche si affectueux […] Tu me trompes aussi ? » », Marchand, bouleversé, manquait en effet à sa promesse de ne rien lui administrer sans sa permission. La calomel eut certes un effet mais probablement pas celui escompté et c’est ainsi que le 5 mai en fin d’après-midi, Napoléon expira. Lorsque minuit fut passé, on déplaça le corps puis on prit soin de le laver pour le purifier à l’aide de l’eau de Cologne qu’il aimait tant mêlée d’un peu d’eau de la fontaine de Torbett. Bien que la dernière volonté de l’empereur fut d’être inhumé en France, le gouvernement anglais s’y opposa fermement par l’intermédiaire du gouverneur de l’île qui cependant laissa libre les proches du défunt de choisir un lieu de sépulture à Sainte-Hélène. La tombe - désormais vide - de Napoléon Ier à années auparavant, Napoléon avait découvert la fontaine Torbett en compagnie de Henri-Gatien Bertrand 1773 – 1884 et avait recommandé que si après [sa] mort, [son] corps reste entre les mains de [ses] ennemis, vous le déposerez ici. » Le lieu s’imposa donc de lui-même. L’artisan tapissier Andrew Darling qui supervisa la fabrication des cercueils note qu’il lui fut spécifié que les cercueils devaient être le premier en fer blanc, garni de satin rembourré de coton, avec au fond un petit matelas et un oreiller faits des mêmes matières ; le second en bois ; le troisième en plomb ; et enfin un cercueil d’acajou recouvert de velours pourpre, si on pouvait s’en procurer. » L’acajou étant un bois rare, on sacrifia une table de cette essence pour la confection du dernier cercueil. Après l’autopsie de Napoléon, le cœur et l’estomac furent placés dans deux vases d’argent remplis d’esprit de vin. Ces vases furent hermétiquement fermés puis placés dans le cercueil. On scella de la même manière les cercueils successifs. Moultes précautions furent prises pour faire de la tombe de Napoléon une forteresse imprenable on coula du ciment dans la fosse avant de poser par-dessus trois lourdes dalles et une grille de fonte. La stèle resta cependant muette puisque, sans que cela soit une surprise, Français et Anglais ne s’accordèrent jamais sur l’inscription qui désignerait au plus juste l’identité du défunt ; chaque nation ayant une idée très arrêtée de ce qu’elle entendait par juste ». Napoléon prépare sa légendeBien avant de mourir et dès lors même qu’il fut à Sainte-Hélène, l’empereur demeura un féroce adversaire des Anglais. La décision de l’isoler au milieu de l’Atlantique était donc la moindre des choses et sûrement les Britanniques ne furent-ils pas surpris de voir s’exercer le rare talent que Napoléon déploya à systématiquement saper leur autorité. Emmanuel Las Cases 1766 – 1842 témoigne dans ses Mémoires des trésors d’inventivité dont fit montre Bonaparte pour donner à l’Europe l’image d’une captivité déshonorante faisant des Anglais des personnages abominables et tout à fait dénués d’humanité. Pourtant la réalité fut toute autre et Napoléon se vit bien traité malgré quelques questions financières et d’étiquette qui mirent souvent Bonaparte dans une colère noire les Anglais en charge de sa surveillance lui opposèrent avec constance et détermination le titre de général » quand Bonaparte exigeait celui d’ empereur » qu’il considérait légitime et de plein droit. Ainsi, notre Corse fit par exemple vendre son argenterie sur la place de Jamestown pour faire croire qu’il se trouvait aux derniers échelons de la pauvreté. Les marchands de passage revenant des Indes devaient, à leur insu, jouer le rôle de commères en Europe et répandre l’infâme nouvelle. Jean Tulard, historien et spécialiste de Napoléon Ier, rappelle également que Napoléon donna un rôle odieux à Hudson Lowe 1769 – 1844, qui par ailleurs, n’était pas un monstre de finesse ». Avant d’embarquer à l’Île d’Aix en juillet 1815 Napoléon Ier avait refusé plusieurs projets d’évasion, il valait mieux pour sa légende qu’il meure, comme il le dira, assassiné par le gouvernement britannique » rappelle Pierre Branda, historien français spécialiste du Consulat et du Premier Empire. L’homme avait déjà une conscience aiguisée de sa quoi Napoléon Bonaparte est-il mort ?À moins de profaner le tombeau des Invalides, le saura-t-on jamais avec certitude ? Néanmoins, les nombreux récits de ses proches et des personnes témoins de son enterrement et de ses relations pour le moins conflictuelles avec ses flegmatiques geôliers britanniques orientent davantage la piste de l’enquête vers une mort de cause pathologique que vers celle d’un perfide empoisonnement. Bien sûr, cette dernière théorie a de quoi séduire ! Un personnage historique de cette envergure peut-il mourir bêtement d’un estomac défaillant ? Il semblerait pourtant que nous devions nous en mortuaire de Napoléon, Musée de l’Armée, ParisD’aucuns brandissent les traces d’arsenic détectées dans ses cheveux mais c’est oublier bien vite qu’on en trouva également dans ceux de Joséphine et de l’Aiglon. C’est ignorer aussi qu’au XIXe siècle, l’arsenic fut très répandu dans un rôle tout autre que celui de poison, à tel point qu’il était souvent rangé dans la cuisine et servit parfois d’ingrédient malheureux ou criminel à une gastronomie peu recommandable. Il servait ainsi à la fabrication des bougies, des cigarettes, des pigments de tapisserie, de teinture, de peinture ou encore de cosmétiques. De nombreuses mèches de cheveux de l’impériale tête furent étudiées. On en conclut presque systématiquement que les doses étaient certes élevées, mais pas pour le XIXe siècle. Par ailleurs, puisque la racine des cheveux présentait des traces d’arsenic, certains avancèrent qu’il s’agissait là de la preuve que Napoléon avait ingérer le poison par les aliments ou le vin. Il eut d’abord fallu que l’empoisonneur soit un des proches de l’empereur et fasse montre d’une extrême patience car l’homme ne mourrait certainement pas foudroyé par de si faibles doses d’arsenic, à moins qu’on envisage un empoisonnement au long cours. Malheureusement, le service à la française » régnant à la table de Longwood les plats sont présentés sur la table, chacun se sert, il eut bien fallut que le criminel s’empoisonnasse également ! Comme le résume malicieusement Jean Tulard, soit l’empoisonneur n’était pas doué, soit il a quand même mis beaucoup de temps pour le tuer. Quant est-il du corps que l’on retrouva presque intact en 1840 lors de son rapatriement aux Invalides ? Tombeau de Napoléon Ier aux Invalides, aussi bien qu’un embaumement, est célèbre pour conserver les corps. Encore une fois, souvenons-nous que Napoléon fut inhumé, non pas dans un, mais bien dans quatre cercueils hermétiquement fermés. Très probablement, un phénomène de saponification transformation des chairs en adipocire se trouva favorisé par l’absence d’air et dans ce genre de cas, la bonne conservation d’un corps est assez souvent constatée. En aurait-on alors profiter pour échanger le corps du souverain par un autre moins prestigieux et inhumer aux Invalides un cuisinier plutôt qu’un empereur ? Là encore, il n’y a aucune raison de le croire puisque l’exhumation se fit en présence de nombreux témoins qui avaient vu la dépouille 20 ans auparavant. Or aucun ne trouva à y redire et, passée la surprise de cette étonnante conservation, ils reconnurent sans peine le célèbre aimez cet article ?Tout comme Bonaparte, vous ne voulez pas être dérangé sans raison. Notre newsletter saura se faire discrète et vous permettra néanmoins de découvrir de nouvelles histoires et anecdotes, parfois peu connues du grand question de la mort de Napoléon Ier déchaîne aujourd’hui les passions et témoigne bien moins de l’intérêt que suscite l’empereur que de son incroyable talent de communiquant, lui qui bien avant sa mort, avait parfaitement conscience du caractère exceptionnel de sa destinée. Quel roman que ma vie ! » constata-t-il en dictant ses souvenirs à Las Cases lors de son exil à Sainte-Hélène. Il n’eut pu être plus juste quels meilleurs romans que ceux dont la fin entretient le mystère ?
LE LIVRE Napoléon et Dieu est seulement le troisième livre paru sur ce thème ; les deux précédents de Beauterne et Lombroso étant parus en 1840 et 1920. Que se passe-t-il quand l’homme le plus puissant du monde depuis vingt siècles, rencontre le Tout-Puissant ? Napoléon est issu d’une famille profondément catholique et s’éloigna de Dieu après s’être disputé avec son confesseur de l’Ecole militaire, qui lui reprochait de préférer la Corse à son nouveau souverain Louis XVI. Dans cet essai historique, préfacé par le Pr Jean lulard, Philippe Bnrnet nous explique que Napoléon était civilement bigame et que ses deux mariages religieux étaient invalides Ayant connu à Saint-Hélène les mêmes humiliations qu’il avait imposées au pape Pie VII, il s’entretenait fréquemment de questions religieuses avec ses compagnons d’infortune nature de l’âme, immortalité, vie après la mort… et reprit une série de lectures religieuses et théologiques avant de demander la consolation d’un aumônier. Napoléon était superstitieux et fort ignorant en matière religieuse il n’a jamais compris la différence entre annulation du mariage et divorce. Il concédait au Pape le pouvoir spirituel mais réclamait le pouvoir temporel absolu et, pour lui, la nomination des évêques en faisait partie. Il força les cardinaux absents à son mariage avec Marie-Louise, à quitter leur tenue rouge et les exila, voire les emprisonna. Excommunié en 1810, il tenta par tous les moyens d’obtenir du pape un deuxième concordat en 1813. Le cardinal Fesh, son oncle lui avait fait parvenir une tabatière en forme de cercueil dans le fond de laquelle était écrit Pense à ta fin, elle est proche ». Le samedi de Pâques, il se convertit. 2021… Bicentenaire de la mort de l’Empereur. Pour achever ce cycle de commémoration commencé en 1969, la Fondation Napoléon a fédéré les institutions engagées dans ce bicentenaire au sein du label 2021 Aimée Napoléon ». Une Année Napoléon inoubliable… partout l’ Année Napoléon se déclinera dans toute la France, grâce aux institutions muséales, d’archives et de recherches, aux Villes Impériales, à des délégations du Souvenir napoléonien et à des institutions régionales ou locales comme l’Institut catholique de Vendée, mais aussi à l’étranger, grâce à la Commune de Waterloo ou les Domaines nationaux de Sainte-Hélène. Napoléon était-il chrétien ? Est un sujet qui peut difficilement être traité par un universitaire. Ce sujet paraît tranché et moi-même, ayant lu le général Bertrand, j’ai longtemps cru que Napoléon était mort théiste, muni des derniers sacrements pour complaire à l’opinion catholique, pour sacrifier à une religion nécessaire à la société et sans laquelle reprendrait inévitablement cette guerre de chacun contre tous, décrite par Thomas Hobbes. Il était temps de reprendre le dossier avec un œil neuf, et je m’efforce de poser ici sur la foi de l’Empereur un regard global, replaçant les pensées et les actes dans leur contexte, accordant plus de prix aux actions qu’aux écrits et aux écrits qu’aux paroles, sans oublier qu’on n’est pas le même enfant, adolescent, adulte agonisant. Napoléon en personne connut le doute et les préjugés de son temps sans jamais renier son baptême catholique. » L’AUTEUR Philippe Bornet, clinicien, ancien journaliste est l’auteur de guides pratiques, romans historiques et essais. Dimensions 13,5 x 20,5 cm Date de parution mars 2021
Le 5 mai 1821 sur l'île de Sainte Hélène, Napoléon Bonaparte rend son dernier souffle à l'âge de 51 ans. Avec sa mort, Napoléon rend à Dieu le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l’argile humaine » pour reprendre une phrase de Châteaubriand. Cette triste fin termine une longue agonie, commencée au lendemain de Waterloo, et dont le caractère irrémédiable s’est accentué au fur et à mesure que le temps s’est écoulé, sur l’île inhospitalière où les Anglais ont relégué l’ancien Empereur des Français auquel ils n’accordent pas d’autre titre que celui de général Bonaparte déjà d’ailleurs suffisamment élogieux. Retraçons les dernières semaines de sa vie à Sainte-Hélène, si fertile en événements, et voyons de quoi est-il mort et quels ont été ses derniers mots. Malade, Napoléon fait son testament Le 15 mars, Napoléon est indisposé, après avoir bu de l'eau d'une source à laquelle il était pourtant accoutumé. Il mange peu et passe l'après-midi sur son lit de camp. Le 16, il ne sort pas. Le 17, il se lève mais est contraint de se recoucher en milieu de journée. Le docteur Antomarchi est appelé et le soigne jusqu'au 31. Pendant tout ce temps, il reste alité. De début avril au 5 main, il est soigné conjointement par Antomarchi et le médecin anglais Arnott. Depuis le départ du médecin anglais O'Meara, qui lui était affecté avant d'être éloigné par Hudson Lowe, le gouverneur de Sainte-Hélène, Napoléon refusait le secours des médecins britanniques dont il se méfiait les soupçonnant d'être des espions du gouverneur, son ennemi personnel. En avril 1821, cependant, il accepte les soins du docteur Archibald Arnott, médecin et ami de la famille Bertrand, qui fréquente assidûment Longwood, où ses conversations sont prisées. La santé de l'Empereur s'est alors sensiblement aggravée et Hudson Lowe, qui a longtemps cru à une maladie imaginaire, commence à s'inquiéter. Arnold, attaché au 20ème régiment anglais, traite Napoléon, conjointement avec Antomarchi, jusqu'à sa mort. Napoléon reçoit les visites quotidiennes des deux médecins mais refuse leurs médicaments, les estimant inutiles. Pendant le mois qui précède sa mort, il décrit souvent sa maladie aux personnes présentes en pensant à l'intérêt pour son fils d'en être instruit. A partir du 10 au 12 avril, il met ses affaires en ordre avec l'aide de son entourage. Il revient à plusieurs reprises sur son testament, auquel il ajoute plusieurs codicilles, faisant preuve jusqu'au bout d'une mémoire prodigieuse en n'oubliant aucune de toutes les personnes, éminentes ou obscures, envers lesquelles il se sent redevable. Il désigne les comtes Bertrand, Montholon et Marchand comme ses exécuteurs testamentaires, ce qui autorisera Marchand à revendiquer ultérieurement ce titre de noblesse. Le 15 avril, il fait don à Arnott d'une tabatière sur laquelle il a gravé un N avec son canif. Quelques jours avant de mourir, il fait placer le buste de son fils au pied de son lit. Le 1er mai, on pense que la maladie pourrait connaître rapidement une fin funeste. Le mercredi 2, cette prévision se confirme. Le 3, la situation du malade paraît désespérée. Le docteur Shorst, médecin en chef, et le docteur Mitchell, premier médecin des forces navales, sont appelés en consultation par Antomarchi, mais ils ne sont pas autorisés à voir le patient. Le vendredi 4 mai, on observe un léger mieux qui permet au malade de prendre quelques rafraîchissements. Tout le jour, des signaux sont échangés pour transmettre, de 2 heures en 2 heures, l'état du sujet que l’on estime déjà moribond. Les derniers mots et la mort de Napoléon Ier Dans la nuit du 4 au 5 mai, vers 3 heures du matin, Napoléon perd connaissance. Deux heures plus tard, les extrémités sont froides, le pouls devient imperceptible. L'amiral britannique et le marquis de Montchenu, représentant la France à Sainte-Hélène, se rendent à Longwood pour être témoins de la mort de l'illustre captif. Ce dernier prononce des mots entrecoupés de silences "Mon Dieu! Et la nation française! Mon fils! Tête armée!", vers 7 heures du matin. Ce sont ses dernières paroles. Il meurt le samedi 5 mai 1821, à 17 heures cinquante d'autres disent à 17 heures trente, sous les yeux du docteur Arnott. Le capitaine Crockat, officier de service, et les docteurs Shorst et Mitchell, voient le corps un peu plus tard. Arnott passe la nuit dans la chambre mortuaire. L'Empereur disparu a l'air de dormir. Amaigri par la maladie, il semble avoir rajeuni. Sa figure est calme et reposée. Il s'en dégage un air de noblesse qui frappe les visiteurs. Des dessinateurs improvisés tentent de fixer son profil pour la postérité. Le climat de l'île ne tardera pas à altérer les traits. Le dimanche 6 mai, vers 7 heures du matin, Hudson Lowe, l'amiral Lambert, commandant de la station navale, le marquis de Montchenu, le brigadier-général Coffin, commandant en second, MM Thomas L. Brooze et Thomas Greentree, membres du conseil de gouvernement de l'île et les capitaines Brown Hendry et Marryall, de la marine britannique, viennent constater le trépas du prisonnier avant de se retirer. Le capitaine Marryall dessine le portrait du défunt à la demande d'Hudson Lowe, avec l'accord du comte Montholon et du grand maréchal Bertrand. Hudson Lowe manifeste une certaine émotion. Plusieurs personnes, tant françaises qu'anglaises, défilent devant le cadavre de Napoléon pour lui rendre un dernier hommage. A 2 heures de l'après-midi, l' autopsie du corps a lieu en présence des docteurs Shorst, Arnott, Burton, du 66ème régiment anglais, Matthew-Livingstone, médecin de la Compagnie des Indes ; c’est Antomarchi qui officie ; Bertrand et Montholon sont présents à l'opération. L'autopsie révèle un intestin, un foie et des poumons normaux, un cœur sain mais enveloppé de graisse, un rein retourné, et surtout un estomac très mal en point, rongé par de profondes ulcérations et présentant des parties squirreuses ; la cavité stomacale contient une substance ressemblant à du marc de café. Des adhérences, causées par la maladie, affectent les surfaces de l'estomac et du foie. On pense à un ulcère gastrique ou à un cancer de l'estomac. Arnott est désigné comme gardien de la dépouille et des deux vases renfermant le cœur et l’estomac de l’Empereur jusqu’à sa mise au tombeau. Napoléon est ensuite revêtu d'un uniforme vert à parements rouges, qu'il mettait souvent, sur lequel on épingle toutes ses décorations. Sa dépouille est ensuite placée sur le petit lit de camp en fer qu'il utilisait au cours de ses campagnes, avec un crucifix d'argent sur la poitrine, et, sur le corps, le manteau de drap bleu brodé d'argent qu'il portait à Marengo. Dans la chambre, drapée de noir, l'abbé Vignali procède au service religieux funèbre, en présence des proches du défunt et de sa domesticité. Puis le corps reste exposé pendant deux jours au cours desquels une foule immense vient lui rendre un dernier hommage. Des funérailles... de général Le 8 mai, on l’embaume puis on l'enferme dans trois cercueils un en fer-blanc, matelassé de satin blanc, un second en acajou et un troisième en plomb. Un quatrième, en acajou, qui devait renfermer les trois premiers, ne parvient que le lendemain matin. L'enterrement se déroule le 9 mai avec tout l'apparat réservé aux généraux de haut rang, mais pas aux chefs d'Etat, titre que l'Angleterre refuse de reconnaître. Le cercueil gigogne repose sur une voiture tirée par quatre chevaux. Douze grenadiers le portent lorsque le chemin cesse d'être carrossable. Les coins du drap mortuaire, lequel n'est autre que le manteau de Marengo, sont tenus par Montholon et Bertrand. Des officiers et administrateurs britanniques ainsi que le marquis de Montchenu figurent dans l'assistance. Trois mille soldats anglais, qui ont accueilli le convoi à sa sortie de Longwood, suivent le cortège, lequel chemine entre deux haies de musiciens. Onze salves d'artillerie sont tirées pendant la cérémonie. Le corps de l'homme qui fit trembler l’Europe repose désormais dans un humble caveau aménagé auprès d'une source, sous deux saules, dans un petit vallon romantique de Sainte-Hélène, à l’emplacement qu'il avait lui-même choisi, sur une petite île isolée au milieu de l'Océan, faute de pouvoir être enterré au milieu du peuple français qu’il avait tant aimé ». Comme ce lieu est inaccessible, les pionniers anglais ont tracé une route en urgence, sans pouvoir toutefois l'aplanir pour la rendre accessible aux voitures jusqu’au bout, ainsi qu'on l'a dit plus haut. Lorsque Rapp apprend la mort de Napoléon, aux Tuileries, au milieu d’un aréopage enfin soulagé, il cache difficilement l’émotion qui l’étreint. Alors Louis XVIII, qui ne perd pas cette occasion de montrer sa désapprobation aux ultras, l’engage ostensiblement à ne pas retenir ses larmes en ajoutant qu’il ne l’en estimera que davantage. Deux masques mortuaires du visage de l'Empereur ont été confectionnés, le premier par le docteur anglais Arnott, 6 heures après la mort, à l'aide d'un négatif en cire de chandelle, le second par le docteur anglais Burton et le médecin français Antomarchi, 40 à 46 heures après le décès; ce délai s'explique par la difficulté de trouver du plâtre sur l’île, la mauvaise qualité du gypse découvert par Burton rendant d'autre part la tentative hasardeuse. Le premier masque, pris en cachette par son auteur, présente un visage calme, plongé dans un sommeil paisible. Le second présente au contraire un visage aux traits creusés, déjà marqué par la décomposition des tissus. L'authenticité de ces deux masques est contestée, celle du premier d'abord parce que l'on peut légitimement douter de la possibilité d'un tel travail à l'insu des proches de l'Empereur, en second lieu parce que la cire employée pour la prise de l’empreinte ne permettait par une reproduction parfaite des traits et enfin parce que son existence fut trop longtemps tenue secrète ; celle du second parce qu'on le soupçonne d'avoir été trafiqué, une petite partie seulement du visage ayant été moulée et le reste ayant été reconstitué. Il semble donc que ni l'un ni l'autre de ces masques ne donne une image réelle du visage de l'Empereur sur son lit de mort. A défaut, il faut se contenter du dessin de Marryall, tenu pour fidèle par les témoins, même si le masque d'Antomarchi bénéficie d'une estampille officielle. De quoi est mort Napoléon ? La mort de l'Empereur a été attribuée, on l'a vu, à un ulcère de l'estomac ou à un cancer, lors de son autopsie, hésitation compréhensible puisque les deux maladies n’étaient pas clairement distinguées avant 1830. Ce diagnostic a depuis été révoqué en doute par le dentiste suédois Forshufvud qui soutient la thèse d'un empoisonnement à l'arsenic étayé par les symptômes d'évolution de la maladie et par la forte teneur en arsenic des cheveux de l'Empereur. Cette thèse, défendue aussi par Ben Weider, homme d'affaires québécois, disparu en 2008, a fait couler beaucoup d'encre. Si assassinat il y a eu, il faut désigner un assassin et trouver un mobile. Parmi les proches de l'exilé, le comte de Montholon semble être le coupable idéal puisque c'est lui qui préparait le vin bu par Napoléon. Pour ce qui concerne le mobile, on hésite entre trois possibilités 1°- le service de Louis XVIII, dans l’attente d’une récompense suffisante pour rétablir une fortune compromise une fois la mission accomplie ; 2°- la jalousie, Albine de Montholon ayant été la maîtresse de l'Empereur à Sainte-Hélène ; 3°- le service de Napoléon lui-même. Cet ingénieux échafaudage ne résiste pas à un examen sérieux. Montholon peut espérer davantage de la gratitude de Napoléon que de celle d'un roi de France bien éloigné. Albine a effectivement été la maîtresse de l'Empereur déchu; elle a même écrit un roman inspiré du sujet et l'aventure est assez notoire pour que Hitler ait envisagé, pendant l'occupation, de ramener la dépouille mortelle de la comtesse de Montholon aux Invalides après avoir rapproché l'Aiglon de son père; mais Montholon connaissait parfaitement la galanterie de son épouse et l’acceptait en noble d'Ancien Régime pour qui une entorse à la fidélité conjugale ne revêtait pas l’importance qu’on lui accorde aujourd’hui. Enfin, il est vrai que Napoléon pouvait espérer son rapatriement d'une maladie simulée, grâce à une absorption d'arsenic soigneusement dosée, et il est non moins exact que l'arsenic, conjugué aux médicaments administrés au patient vers la fin de sa vie, était de nature à précipiter une issue fatale qui aurait alors était accidentelle et non préméditée, mais tout cela reste à prouver. La présence massive d'arsenic dans les cheveux du défunt, vérifiée à plusieurs reprises, est incontestable, mais elle ne constitue plus un argument irréfutable depuis que d'autres mesures ont prouvé qu'on en retrouve autant dans les cheveux d'autres personnes qui vécurent en même temps que lui. Les habitudes de vie de cette époque n'étaient pas les nôtres et il est probable que les gens qui vivaient sous l'Empire étaient en contact avec des concentrations d'arsenic qui nous sembleraient aujourd'hui excessives. En réalité, plusieurs éléments militent en faveur de la thèse de l’ulcère à l'estomac ou du cancer d'abord, l'hérédité, le père de Napoléon étant mort à peu près au même âge et dans des conditions voisines, ensuite les habitudes de vie de l'Empereur, personne à l'activité débordante, toujours sur les nerfs, et qui se contentait de repas irréguliers, trop rapidement absorbés et mal mâchés, enfin les conditions de sa détention à Sainte-Hélène, sous un climat tropical, chaud et humide, dans une ancienne exploitation agricole grouillante de rats, sur un plateau à peu près dénudé battu par les vents. Napoléon, habitué à parcourir l'Europe à cheval, en était réduit à se promener dans un espace étroitement circonscrit, sous la surveillance constante de ses gardiens. Son activité physique se bornait souvent à un peu de jardinage. Pendant de longues périodes, pour ne pas être vus par ses geôliers et les inquiéter par l’éventualité d’une impossible fuite, il se tenait enfermé dans sa maison. Un tel comportement avait largement de quoi accélérer la fin d'une vie devenue pesante depuis sa déportation. Le gouvernement anglais avait bien prévu d'améliorer les conditions d'existence du proscrit. Mais la demeure décente qu’il envisageait d’édifier ne devait pas dépasser l’état de projet. Au lieu de Longwood, la résidence de Napoléon aurait pu être établie dans un endroit de l’île plus verdoyant et plus sain, par exemple à Plantation House, mais il aurait alors fallu loger le gouverneur ailleurs. Qui repose sous le dôme des invalides ? Un autre problème a été soulevé est-ce bien le corps de Napoléon qui a été rendu par les Britanniques en 1840 et qui dort de son dernier sommeil sous le dôme des Invalides? Non, répond de manière péremptoire, Rétif de la Bretonne, c'est celui de Cipriani, majordome de l’Empereur exilé, mort en 1818, thèse reprise par Bruno Roy-Henry. A l’appui de leur théorie, ces deux auteurs font état des divergences entre les témoins des derniers instants de la vie de l'Empereur et ceux qui procédèrent à son exhumation avant son retour en France. Cependant, des erreurs de détails sont toujours possibles dans une narration et ces erreurs ne constituent pas une preuve suffisante pour nier une opinion admise par le plus grand nombre alors qu’aucune des personnes présentes à l'ouverture des cercueils de l'Empereur n'a jamais mis en doute son identité. Du reste, comme le remarque justement Jean Tulard, une expertise génétique couperait court à ces rumeurs. Près de deux siècles après sa mort, l'ombre de l'Empereur soulève encore des polémiques. Ne confondons pas l'histoire avec le roman et bornons-nous aux faits avérés sans les solliciter au profit d’hypothèses douteuses propres tout au plus à exciter l’imagination des amateurs de sensationnel. Une chose est à peu près sûre la mort de l'Empereur sur le rocher stérile de Sainte-Hélène en a fait un martyr. Cette conclusion tragique à une vie prodigieuse a grandement contribué à forger sa légende. En le faisant périr ainsi misérablement, les dirigeants anglais de l’époque nous ont certainement offert en cadeau » le règne de Napoléon III. L'amour de la gloire ressemble à ce pont que Satan jette sur le chaos, pour passer de l'enfer au paradis. » Napoléon à Sainte-Hélène. Bibliographie - La mort de Napoléon, de Thierry Lentz et Jacques Macé. Tempus, 2012. - Napoléon face à la mort, de Alain Frerejean. L'Archipel, 2021. - Napoléon L'énigme de l'exhumé de Sainte-Hélène de Bruno Roy-Henry. L'archipel, 2003
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