Speelvolledige nummers van Celui qui aime a dĂ©jĂ franchi la mort (S 89) door Various Artists op je telefoon, computer en geluidsinstallatie thuis met Napster. Van het album "Chants notĂ©s de l'assemblĂ©e (152 chants pour la liturgie)" van ChĆur Jubilemus op Napster
SoyezassurĂ© de ma reconnaissance et comptez sur moi. AbbĂ© Marcel Villers. Vous trouverez ci-dessous le texte de lâhomĂ©lie prononcĂ©e le jour des funĂ©railles de Mme Villers, nĂ©e Rose Counson : quoique rĂ©digĂ©e par lâabbĂ© Villers, lâhomĂ©lie a Ă©tĂ© lue par lâabbĂ© Ignace, notre ancien curĂ© de lâUnitĂ© pastorale de Theux, Ă
Alorsje pense Ă Dt 30, 19 « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bĂ©nĂ©diction ou la malĂ©diction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ». Oui câest une question de vie ou de mort, exactement comme pour nous il a Ă©tĂ© question de vie et de mort. Lâenfant que nous Ă©tions a Ă©tĂ© tuĂ©, est mort. Il a
1dĂ©c. 2013 Et que tout ĂȘtre vivant chante louange au Seigneur ! AllĂ©luia ! 4. Gloire Ă Dieu. Gloire Ă Dieu au plus haut des cieux. Et paix sur la terre . Le PrĂȘtre prie Ă haute voix la
Ily a trois ans, alors quâelle se rendait aux JMJ de Rio (BrĂ©sil) en juillet 2013, Sophie MoriniĂšre, ĂągĂ©e de 21 ans, est dĂ©cĂ©dĂ©e dans un accident de bus. TrĂšs
Dansun pays oĂč l'homosexualitĂ© est frappĂ©e du sceau de la honte et toujours passible de poursuites lĂ©gales, plusieurs Libanais ont malgrĂ© tout franchi le Rubicon et dĂ©cidĂ© de contracter un
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Et comme le cochon, il devra ĂȘtre passĂ© au feu pour perdre ses poils !Que des mots d'amour fou, je croirais lire les cantiques ! monge - ancien Messages 4382Inscription 19/01/2014Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 21/3/2015, 1332 Nathalie2 a Ă©crit Code La doctrine catholique est claire sur ce point si l'on meurt en Ă©tat de pĂ©chĂ© mortel, on va direct en enfer. ok, imaginons qu'un assassin tue une personne en Ă©tat de pĂ©chĂ© mortel. Or celle-ci, si elle avait vĂ©cu jusqu'au bout, aurait eu le temps de se est vraiment coupable ? Coupable de quoi? Le temps pour se convertir on l'a Ă chaque instant du prĂ©sent, si vous remettez ce temps de conversion Ă plus tard et que entre temps vous mourrez alors vous allez en Enfer et ce sera Ă cause de votre refus de vous repentir aujourd'hui, tout de devons ĂȘtre responsable de nos actes, la patience de Dieu a des limites, un jour il va nous rappeler Ă l'improviste il a insistĂ© sur ce dĂ©tail en disant qu'il viendra comme un voleur.... Alors quand on veut commettre un pĂ©chĂ©, pensons que Dieu risque de ne pas nous donner une chance supplĂ©mentaire de repentir, et ce pĂ©chĂ© peut de nous damner Ă©ternellement! Arnaud Dumouch Messages 91707Inscription 19/05/2005Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 21/3/2015, 1333 Nathalie2 a Ă©crit Il a un grand coeur poilu. Et comme le cochon, il devra ĂȘtre passĂ© au feu pour perdre ses poils !Que des mots d'amour fou, je croirais lire les cantiques ! _________________Arnaud Arnaud Dumouch Messages 91707Inscription 19/05/2005Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 21/3/2015, 1335 Simon a Ă©crit Pourquoi avoir effacĂ© mon message au sujet d'Abenader ? Moi ? Je ne me rappelle pas avoir fait cela ? _________________Arnaud InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 21/3/2015, 1432 L'idiot, je posais la question Ă abenader je crois, je ne sais plus.Par rapport Ă son raisonnement... bref, rien Ă voir avec moi. Et il m'a rĂ©pondu. InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 21/3/2015, 1436 Arnaud Dumouch a Ă©crit Simon a Ă©crit Pourquoi avoir effacĂ© mon message au sujet d'Abenader ? Moi ? Je ne me rappelle pas avoir fait cela ? CĂ©cile ? EspĂ©rance ? L'assoiffĂ© ?Mauvaise manip de ma part ? InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 21/3/2015, 1734 mortderirej'adore lire ce genre de trucs, les admi qui se censurent entre eux !Ce n'est pas la premiĂšre fois pour toi, simon, cela doit ĂȘtre un complot. ThĂ©odĂ©ricMessages 18140Inscription 21/08/2007Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 21/3/2015, 2113 Bonsoir Jean Lucje te rĂ©pond en bleu dans ta remarque jean-luc56 a Ă©crit ""la Maison de Dieu n'est pas un foutoir , si vous choisissez Sa Maison Son Royaume et que vous y travaillez rĂ©ellement le dĂ©mon ne viendra mĂȘme pas vous enquiquiner !Paul dit " fuyez le dĂ©mon et il fuira loin de vous !" c'est l'Ă©vidence la SaintetĂ© ne l'attire pas ! "" Et la tentation de jĂ©sus par le malin,c'est quoi??JĂ©sus Est Celui porte le pĂ©chĂ© du monde donc il est Ă©vidant que le dĂ©mon ne cessera d el'atatquer JĂ©sus Est venu pour cela pourrait on dire !beaucoup d'ĂȘtre sur le chemin sont tentĂ©s rĂ©guliĂšrement ,est ce un test pour avancer? lĂ encore le dĂ©mon vient mais ne domine pas il tente ben oui c'est la seule chose qu'il sait faire ! mais rĂ©pond lui par Le Christ et il part , de toute façon le temps que 'lon est ici il viendra nous casser les pieds ! mais si tu marches droit il viendra beaucoup moins parqu'il reconnais bien JĂ©sus qui l'a vaincu si tu marches a la suite du Christ !si le dĂ©mon nous tente c'est parce que nous y sommes disposĂ© quelque part , il s'accroche a ce qui est a lui !!peu de Saint sur cette terre mais beaucoup de dĂ©mons, il suffit de regarder la vie de l'humanitĂ© pour comprendre. c'est tout le but cesser d'ĂȘtre du monde par l'Esprit du Christ Qui Est d'en haut , l'erreur principale est de vouloir diriger le monde , JĂ©sus n'a promit que de nous faire entrer Au Royaume de Dieu et non pas de rĂ©gler le bazar du monde lâĂglise est lĂ pour le Royaume et permettre d'y faire entrer le maximum d'homme pas pour rĂ©gler le monde , il n'y a que si l'humanitĂ© entiĂšre se convertissait au Christ en recevant l'Esprit Saint que cela aurait lieu ! lâĂglise n'a pas vocation a assumer la politique sauf celle du Christ donc le Royaume = l'Esprit Saint que le monde ne peut recevoir ni Connaitre dims Messages 7119Inscription 27/01/2009Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 21/3/2015, 2237 Les NDE sont juste une modification du champs de conscience. Il n y a pas de rĂ©elle vĂ©ritĂ© dans l'expĂ©rience car elle souvent matĂ©rialisĂ©e par les croyances de celui qui l'expĂ©rimente. RenĂ©Matheux Messages 23828Inscription 28/06/2008Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 22/3/2015, 1311 Nathalie2 a Ă©crit mortderirej'adore lire ce genre de trucs, les admi qui se censurent entre eux !Ce n'est pas la premiĂšre fois pour toi, simon, cela doit ĂȘtre un complot. C'est le fantome de Docteur AngĂ©lique. Arnaud Dumouch Messages 91707Inscription 19/05/2005Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 22/3/2015, 1320 dims a Ă©crit Les NDE sont juste une modification du champs de conscience. Il n y a pas de rĂ©elle vĂ©ritĂ© dans l'expĂ©rience car elle souvent matĂ©rialisĂ©e par les croyances de celui qui l'expĂ©rimente. Trop rapide. Les dĂ©corporations sont lĂ avec leur vision OBJECTIVE et VERIFIABLE de la Mosquito Messages 341Inscription 26/01/2015Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 22/3/2015, 1325 dims a Ă©crit Les NDE sont juste une modification du champs de conscience. Il n y a pas de rĂ©elle vĂ©ritĂ© dans l'expĂ©rience car elle souvent matĂ©rialisĂ©e par les croyances de celui qui l'expĂ©rimente. Cela va dans le sens de manipulations du Diable dans les NDE. dims Messages 7119Inscription 27/01/2009Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 22/3/2015, 1624 Les tĂ©moignages proviennent des religieux comme des non religieux. Les ChrĂ©tiens verront l apparition du Christ, les musulmans verront des apparitions qui concordent avec l islam et les athĂ©es pourront rencontrer des ĂȘtres proches ou des ĂȘtres lumineux qui n'ont pas de signification religieuse. Mais le problĂšme c'est que les ChrĂ©tiens ont vite intĂ©grĂ© ce phĂ©nomĂšne Ă leur croyance. Pourtant des personnes qui ne croient pas en JĂ©sus et qui peut ĂȘtre en ont jamais entendu parlĂ© ont vĂ©cu cela. dims Messages 7119Inscription 27/01/2009Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 23/3/2015, 2147 Petit ajout N'oublions aussi les tĂ©moignages des NDE nĂ©gatives. ThĂ©odĂ©ricMessages 18140Inscription 21/08/2007Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 23/3/2015, 2150 Nathalie2 a Ă©crit mortderirej'adore lire ce genre de trucs, les admi qui se censurent entre eux !Ce n'est pas la premiĂšre fois pour toi, simon, cela doit ĂȘtre un complot. Nathalie2dĂ©solĂ©s d'voir rĂ©pondu sur le fil "les messes noirs " et que ta douce rĂ©ponse ai fini par faire blacklister le sujet alors que ta charitĂ© ne voulait que me blacklister moi !! Mon Dieu y a pas de justice !! pour ton information je en suis pas ce que l'on peut appeler typiquement catholique , bien que je ne soit pas anti catholique et quand je trouve de belles choses je le dis , comme le fait de citer les Saints ! mais avec toi en fait discuter revient a se ranger a ton avis sinon on est blacklister et insultĂ© ; ce qui fait que cotĂ© crĂ©dibilitĂ© ChrĂ©tienne tu repasseras qu'en mĂȘme !! je ne sais plus qui parle d'Amour de Dieu qi implique celle du prochain dans les Ă©vangiles ; mais tu pourrais lire c'est intĂ©ressant et mĂȘme parfois ça nous concerne ! a une prochaine fois , et 1000excuses d'ĂȘtre venu rĂ©pondre lĂ , mais l'autre sujet a Ă©tĂ© bouclĂ© avant que j'ai pu te rĂ©pondre !t'es pas la seule a balcklister j'ose pas te coller une fleur ou une bise la fois derniĂšre ça a dĂ©clencher un mitraillage d'insultes de ta part ; donc ben Heu heu euu pff ThĂ©odĂ©ricMessages 18140Inscription 21/08/2007Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 23/3/2015, 2151 Mosquito a Ă©crit dims a Ă©crit Les NDE sont juste une modification du champs de conscience. Il n y a pas de rĂ©elle vĂ©ritĂ© dans l'expĂ©rience car elle souvent matĂ©rialisĂ©e par les croyances de celui qui l'expĂ©rimente. Cela va dans le sens de manipulations du Diable dans les NDE. mouhai sauf ceux qui se sont convertit au Christ aprĂšs lâexpĂ©rience , eux on les mets dans quelle catĂ©gorie ?? Abenader Messages 5899Inscription 12/11/2010Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 23/3/2015, 2225 RenĂ©Matheux a Ă©crit Abenader a Ă©crit Dumouch et R'nĂ©, z'ĂȘtes vraiment deux gros comiques !!!Merci! C'est gentil! Donc, je reprends Citation CATECHISME DU CONCILE DE TRENTELes Pasteurs ont donc Ă prĂ©venir les FidĂšles que celui qui veut sâapprocher de Dieu pour Lui faire cette demande, est obligĂ© dâabord de reconnaĂźtre ses propres fautes, puis de ressentir une vĂ©ritable douleur de les avoir commises, et en mĂȘme temps dâĂȘtre bien persuadĂ© que Dieu a la volontĂ© de pardonner Ă tous les pĂ©cheurs qui sont dans les dispositions que nous venons de rappeler. Autrement, le souvenir plein dâamertume et la vue effrayante de tous nos pĂ©chĂ©spourraient nous jeter dans le dĂ©sespoir de CaĂŻn et de Judas, qui ne voulurent voir en Dieu quâun Vengeur et un Justicier, et non point la BontĂ© mĂȘme de la MisĂ©ricorde infinie. De plus, saint Pierre, premier Pape, a bien ditquelque part dans les Actesque Judas est allĂ© dans son lieu Ă lui. Pourraient.......... Euhh... oui, on est sur de la syntaxe de base, mon les fidĂšles ne sont pas persuadĂ©s de la misĂ©ricorde divine, ils pourraient tomber dans le pĂ©chĂ© de CaĂŻn et de quoi le problĂšme ?De plus, puisque vous regimbez, tenez, de la liturgie orthodoxe Citation Judas, ta vie est dĂ©sespĂ©rĂ©e - A la compassion tu n'as pas inclinĂ© - Mais tu as fermĂ© ton coeur dur - en trahissant le seul MisĂ©ricordieux. dimanche des saints PĂšresJudas aime l'argent dans son coeur - Malveillant, il se tourne contre le MaĂźtre - il mĂ©dite et prĂ©pare la trahison - Il dĂ©choit de la lumiĂšre et reçoit les tĂ©nĂšbres - Il marchande et vend Celui qui n'a pas de prix - Malheureux, il trouve en retour la pendaison et la mort douloureuse. mardi saint 3Ăšme cathismeIl vend le Christ comme un esclave fugitif - C'est la coutume des voleurs de jeter les choses prĂ©cieuses - Maintenant le disciple a donnĂ© aux chiens ce qui est saint - MaĂźtre - Fuyons son oeuvre. Seigneur patient, gloire Ă Toi. apostiches de laudes ça vous va, ou on continue ?_________________"Vous serez appelĂ©s Papistes, clĂ©ricaux, rĂ©trogrades, intransigeants. VANTEZ-VOUS EN !" Saint Pie X RenĂ©Matheux Messages 23828Inscription 28/06/2008Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 24/3/2015, 1401 Un dogme ou un anathĂšme est vrai au mot prĂšs!Le texte que vous citez, Ă supposer qu'il soit dogmatique, n'empĂšche pas du tout ce que je dis!Avec "pourrait", tout est possible! Eh, old boy? Et ce que dit l'Ă©vangile est clair "si vous avez visitĂ© un malade avec de la vraie charitĂ©......."De toutes façons rien n'empĂšche qu'au moment de la mort, JĂ©sus envoie Ă ces ames une lumiĂšre suffisante pour qu'il regrette leur pĂ©chĂ© mortel si ils en ont fait. C'est mĂȘme certain vous avez fait un acte d'amour envers JĂ©sus il vous le rendra! Paf Mon vieux ! InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 24/3/2015, 1409 thĂ©odĂ©ricJe ne vois pas le rapport Ă part encore faire un HS et faire des histoires de bonne femme hystĂ©rique !Ok, pas de soucis, je n'avais jusqu'Ă prĂ©sent aucune raison de le faire Ă©galement, bon c'est fait. Abenader Messages 5899Inscription 12/11/2010Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 25/3/2015, 2156 RenĂ©Matheux a Ă©crit Un dogme ou un anathĂšme est vrai au mot prĂšs!Le texte que vous citez, Ă supposer qu'il soit dogmatique, n'empĂšche pas du tout ce que je dis!Avec "pourrait", tout est possible! Eh, old boy? Et ce que dit l'Ă©vangile est clair "si vous avez visitĂ© un malade avec de la vraie charitĂ©......."De toutes façons rien n'empĂšche qu'au moment de la mort, JĂ©sus envoie Ă ces ames une lumiĂšre suffisante pour qu'il regrette leur pĂ©chĂ© mortel si ils en ont fait. C'est mĂȘme certain vous avez fait un acte d'amour envers JĂ©sus il vous le rendra! Paf Mon vieux ! Je n'en sais rien cher ce que je sais c'est celaSi on meurt en Ă©tat de grĂące, on va on on meurt avec un ou des pĂ©chĂ©s vĂ©niels sur l'Ăąme, on va en on meurt en Ă©tat de pĂ©chĂ© mortel, on va en Ă l'agonie, le diable redouble de tentations pour essayer de ravir l'Ăąme du mourant. Mais le bon Dieu, au mĂȘme moment, redouble de grĂąces pour la sauver..._________________"Vous serez appelĂ©s Papistes, clĂ©ricaux, rĂ©trogrades, intransigeants. VANTEZ-VOUS EN !" Saint Pie X InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 25/3/2015, 2159 Le diable a-t-il pu tenter JĂ©sus Ă GethsĂ©mani, comme le suggĂšre le film La Passion du Christ et les mĂ©ditations d'Anne-Catherine Emmerich ? Abenader Messages 5899Inscription 12/11/2010Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 25/3/2015, 2209 ça, je ne sais tout cas, cette scĂšne de ce film qui pour moi est surnaturel, d'une beautĂ© et d'une profondeur inĂ©galĂ©es est fort bien faut bien comprendre que la douloureuse agonie de Notre-Seigneur Ă©tait aussi violente pour son Ăąme que l'Ă©taient les tortures pour son Corps. Lors de l'agonie, tous les pĂ©chĂ©s des hommes depuis la CrĂ©ation se dĂ©versaient dans l'Ăąme de notre doux JĂ©sus. Il en Ă©tait tellement troublĂ© qu'il souffrait de fiĂšvre et d'une sueur de sang. Alors que le diable l'ait tentĂ© en lui disant, comme dans le film, qu'il Ă©tait impossible de porter ce fardeau, c'est fort possible. Je crois que le diable a tout fait pour lui faire perdre espoir, bien que ce fut savez, cher Simon, ce sont des MystĂšres tellement profonds et tellement adorables... _________________"Vous serez appelĂ©s Papistes, clĂ©ricaux, rĂ©trogrades, intransigeants. VANTEZ-VOUS EN !" Saint Pie X InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 26/3/2015, 0215 Oui, c'est un grand mystĂšre d'amour que la Passion ! RenĂ©Matheux Messages 23828Inscription 28/06/2008Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 28/3/2015, 1730 Abenader a Ă©crit RenĂ©Matheux a Ă©crit Un dogme ou un anathĂšme est vrai au mot prĂšs!Le texte que vous citez, Ă supposer qu'il soit dogmatique, n'empĂšche pas du tout ce que je dis!Avec "pourrait", tout est possible! Eh, old boy? Et ce que dit l'Ă©vangile est clair "si vous avez visitĂ© un malade avec de la vraie charitĂ©......."De toutes façons rien n'empĂšche qu'au moment de la mort, JĂ©sus envoie Ă ces ames une lumiĂšre suffisante pour qu'il regrette leur pĂ©chĂ© mortel si ils en ont fait. C'est mĂȘme certain vous avez fait un acte d'amour envers JĂ©sus il vous le rendra! Paf Mon vieux ! Je n'en sais rien cher ce que je sais c'est celaSi on meurt en Ă©tat de grĂące, on va on on meurt avec un ou des pĂ©chĂ©s vĂ©niels sur l'Ăąme, on va en on meurt en Ă©tat de pĂ©chĂ© mortel, on va en Ă l'agonie, le diable redouble de tentations pour essayer de ravir l'Ăąme du mourant. Mais le bon Dieu, au mĂȘme moment, redouble de grĂąces pour la sauver... Oui!Mais la tradition de l'Eglise dit que dieu intervient au dernier moment pour sauver une ame! RenĂ©Matheux Messages 23828Inscription 28/06/2008Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 28/3/2015, 1731 Simon a Ă©crit Le diable a-t-il pu tenter JĂ©sus Ă GethsĂ©mani, comme le suggĂšre le film La Passion du Christ et les mĂ©ditations d'Anne-Catherine Emmerich ? Dans l'Ă©vangile, il n'est pas Ă©crit que, aprĂšs la tentation au dĂ©sert, le diable devait revenir? InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 28/3/2015, 1817 "Ayant ainsi Ă©puisĂ© toutes les formes de tentations, le diable sâĂ©loigna de JĂ©sus jusquâau moment fixĂ©." Luc 4, 13 Catena Aurea a Ă©crit ThĂ©ophyl. Ou bien, comme il l'avait tentĂ© dans le dĂ©sert par l'attrait de la sensualitĂ©, il se retira de lui jusqu'au temps de sa passion, oĂč il devait le tenter par la crainte de la douleur. jean-luc56 Messages 3941Inscription 27/11/2011Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 28/3/2015, 1825 le diable a compris Ă qui il avait Ă faire. pas fou le malin _________________""l'eau d'une riviĂšre est toujours plus pure Ă la source" Le respect est ce que nous devons; Lâamour est ce que nous donnons» â Philip James Bailey "Respecter les uns comme les autres nous fait Ă©viter le mal."Proverbe hĂ©breu ; Les sentences et proverbes des anciens Rabbins 1629 InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 28/3/2015, 1852 Simon a Ă©crit Le diable a-t-il pu tenter JĂ©sus Ă GethsĂ©mani, comme le suggĂšre le film La Passion du Christ et les mĂ©ditations d'Anne-Catherine Emmerich ? Je n'ai pas vu le film ni lu les mĂ©ditations d'AC Emmerich, mais il me semble qu'Ă GethsĂ©mani, JĂ©sus Ă©tait seul, s'est senti abandonnĂ© et a dĂ» - humainement - se demander si ça valait le coup d'aller jusqu'au bout. On sent vraiment sa dĂ©tresse, le besoin humain d'avoir ses disciples veiller avec pense, oui, que c'Ă©tait bien Satan qui le tentait et que JĂ©sus a vĂ©cu son agonie tiraillĂ© entre sa mission divine et sa nature humaine. RenĂ©Matheux Messages 23828Inscription 28/06/2008Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 28/3/2015, 1854 Simon a Ă©crit "Ayant ainsi Ă©puisĂ© toutes les formes de tentations, le diable sâĂ©loigna de JĂ©sus jusquâau moment fixĂ©." Luc 4, 13 Catena Aurea a Ă©crit ThĂ©ophyl. Ou bien, comme il l'avait tentĂ© dans le dĂ©sert par l'attrait de la sensualitĂ©, il se retira de lui jusqu'au temps de sa passion, oĂč il devait le tenter par la crainte de la douleur. Merci de la rĂ©fĂ©rence!Bon ben, c'est clair! InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 28/3/2015, 1854 EspĂ©rance a Ă©crit Simon a Ă©crit Le diable a-t-il pu tenter JĂ©sus Ă GethsĂ©mani, comme le suggĂšre le film La Passion du Christ et les mĂ©ditations d'Anne-Catherine Emmerich ? Je n'ai pas vu le film ni lu les mĂ©ditations d'AC Emmerich, mais il me semble qu'Ă GethsĂ©mani, JĂ©sus Ă©tait seul, s'est senti abandonnĂ© et a dĂ» - humainement - se demander si ça valait le coup d'aller jusqu'au bout. On sent vraiment sa dĂ©tresse, le besoin humain d'avoir ses disciples veiller avec pense, oui, que c'Ă©tait bien Satan qui le tentait et que JĂ©sus a vĂ©cu son agonie tiraillĂ© entre sa mission divine et sa nature humaine. Pour lire les mĂ©ditations voir le film InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 28/3/2015, 2222 Comment ce nomme cet Sainte connu qui au moment de ça mort voyer le diable au pied de son lit et la sainte Vierge lui parler de ne pas s'inquiĂšter?? Mosquito Messages 341Inscription 26/01/2015Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 1/4/2015, 1157 ThĂ©odĂ©ric a Ă©crit Mosquito a Ă©crit dims a Ă©crit Les NDE sont juste une modification du champs de conscience. Il n y a pas de rĂ©elle vĂ©ritĂ© dans l'expĂ©rience car elle souvent matĂ©rialisĂ©e par les croyances de celui qui l'expĂ©rimente. Cela va dans le sens de manipulations du Diable dans les NDE. mouhai sauf ceux qui se sont convertit au Christ aprĂšs lâexpĂ©rience Convertis au Christ, c'est vite dit. ThĂ©odĂ©ric a Ă©crit eux on les mets dans quelle catĂ©gorie ?? Dans la catĂ©gorie de ceux qui ont Ă©tĂ© abusĂ©s 2 Corinthiens 1114. RenĂ©Matheux Messages 23828Inscription 28/06/2008Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 4/4/2015, 1751 Mosquito a Ă©crit ThĂ©odĂ©ric a Ă©crit Mosquito a Ă©crit dims a Ă©crit Les NDE sont juste une modification du champs de conscience. Il n y a pas de rĂ©elle vĂ©ritĂ© dans l'expĂ©rience car elle souvent matĂ©rialisĂ©e par les croyances de celui qui l'expĂ©rimente. Cela va dans le sens de manipulations du Diable dans les NDE. mouhai sauf ceux qui se sont convertit au Christ aprĂšs lâexpĂ©rience Convertis au Christ, c'est vite dit. Pourquoi?C'est la doctrine constante, JĂ©sus viendra nous proposer le salut au dernier moment! InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 4/4/2015, 1912 Je n'avais pas pu rĂ©pondre, mais je le fais jĂ©sus prĂȘchait les dĂ©mons se mettaient Ă s'agiter et vocifĂ©rer. "viens-tu nous tourmenter avant l'heure, messie". Oui en plus ils vendaient JĂ©sus en dĂ©clarant qu'il Ă©tait le messie. Le diable Ă©tait constamment prĂšs de lui, automatiquement. On n'exorcise pas en ne faisant pas de tremblements dans les sous cĂ©lĂšbre phrase dite Ă Pierre "Vas-t-en derriĂšre moi, satan, car tes paroles ne sont pas celles de dieu". Satan a bien influencĂ© Pierre, ou soufflĂ© ce qui ne voulait pas dire que pierre Ă©tait possĂ©dĂ© InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 4/4/2015, 1916 EspĂ©rance a Ă©crit Simon a Ă©crit Le diable a-t-il pu tenter JĂ©sus Ă GethsĂ©mani, comme le suggĂšre le film La Passion du Christ et les mĂ©ditations d'Anne-Catherine Emmerich ? Je n'ai pas vu le film ni lu les mĂ©ditations d'AC Emmerich, mais il me semble qu'Ă GethsĂ©mani, JĂ©sus Ă©tait seul, s'est senti abandonnĂ© et a dĂ» - humainement - se demander si ça valait le coup d'aller jusqu'au bout. On sent vraiment sa dĂ©tresse, le besoin humain d'avoir ses disciples veiller avec pense, oui, que c'Ă©tait bien Satan qui le tentait et que JĂ©sus a vĂ©cu son agonie tiraillĂ© entre sa mission divine et sa nature humaine. Il tombe sur la face, et ses gouttes de sueur faisaient des grumeaux !Juste par la simple pensĂ©e de ce qu'il allait devoir endurer. Du statut de dieu Ă un simple homme faible, c'est dur, avec en plus la souffrance extrĂȘme. de la pure torture. monge - ancien Messages 4382Inscription 19/01/2014Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 5/4/2015, 0939 Nathalie2 a Ă©crit Il tombe sur la face, et ses gouttes de sueur faisaient des grumeaux !Juste par la simple pensĂ©e de ce qu'il allait devoir endurer. Du statut de dieu Ă un simple homme faible, c'est dur, avec en plus la souffrance extrĂȘme. de la pure torture. ça c'est l'interprĂ©tation qui correspond Ă notre faiblesse d'amour et on souhaiterait que JĂ©sus ait partagĂ© cette mĂȘme faiblesse d'amour que nous, afin de justifier notre replie sur nous mĂȘme dans certaine circonstance de la vie. C'est une interprĂ©tation, car les Ă©critures ne nous disent pas ce qui angoisse JĂ©sus, elles ne nous disent pas pourquoi il a demandĂ© Ă son PĂšre de faire passer la coupe loin de y a une autre interprĂ©tation Ă laquelle j'adhĂšre qui est tirĂ©e justement des visions de CathĂ©rine Em et d'autre mystique qui ont eu des visions sur la passion du Christ. Le diable en tentant JĂ©sus en ce moment Ă montrer Ă JĂ©sus toutes la multitude qui ira en Enfer malgrĂ© sa passion, il a fait croire au Christ que passion ne servirait donc Ă rien. Les gouttes de sang de JĂ©sus c'Ă©tait Ă cause de tout ceux qu'il voyait tomber en Enfer, alors dans la faiblesse de son intelligence humaine il a cru que sa passion ne servirait Ă rien, c'est pour cela qu'il a demandĂ© Ă son PĂšre de faire passer la coupe loin de j'adhĂšre a cette interprĂ©tation? parce-que l'amour parfait consiste Ă s'oublier soit mĂȘme pour se faire du soucis pour le bien de ceux qu'on aime, et seul le malheur du bien aimĂ© et non son propre malheur peut angoisser celui qui aime Ă la perfection. DĂ©jĂ on voit certaine femme ĂȘtre prĂȘte Ă se jeter dans l'eau pour sauver son enfant oubliant qu'elle mĂȘme ne sait pas nager. On voit des animaux affronter certain danger pour protĂ©ger leur petit. Et c'est JĂ©sus qui est l'amour parfait qui aurait d'abord son regard tournĂ© sur son bien ĂȘtre plutĂŽt que d'avoir soucis du salut de l'humanitĂ©? c'est absurde. boulo Messages 18943Inscription 25/12/2011Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 11/9/2015, 0836 Petit appelle Liens/Videos du 9/9/2015 Ă sponsoriser un documentaire de Sonia Barkallah sur une croix mystĂ©rieuse . Cette cinĂ©aste a dĂ©jĂ rĂ©alisĂ© un documentaire sur les EMI . RenĂ©Matheux Messages 23828Inscription 28/06/2008Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 11/9/2015, 1224 Qu'est ce qu'elle a de mystĂ©rieuse, mon bon????? boulo Messages 18943Inscription 25/12/2011Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 11/9/2015, 1307 Elle a Ă©tĂ© posĂ©e vers le 12e siĂšcle au milieu d'une falaise dont l'escalade est impossible avec les moyens traditionnels pitons et cordes .Le bois de cette croix a Ă©tĂ© datĂ© " au carbone 14 " . RenĂ©Matheux Messages 23828Inscription 28/06/2008Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 11/9/2015, 1343 C'est quand mĂȘme pas la santa casa de Lorrette qui a volĂ© de Nazareth en yougoslavie puis en italie???? Abenader Messages 5899Inscription 12/11/2010Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 11/9/2015, 1409 Il y a aussi l'escalier miraculeux de saint Joseph..._________________"Vous serez appelĂ©s Papistes, clĂ©ricaux, rĂ©trogrades, intransigeants. VANTEZ-VOUS EN !" Saint Pie X RenĂ©Matheux Messages 23828Inscription 28/06/2008Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 11/9/2015, 1414 Il n'a pas volĂ© Ă Santa fĂ©, lui! La santa casa, elle, a volĂ©! cederic Messages 1448Inscription 06/10/2013Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 10/2/2016, 2249 Nathalie2 a Ă©crit jean-luc56 a Ă©crit on nous cache tout,on nous ne dit rien;c'est cela le cadeau Bonux grrrrr ! je veux savoir moi !Mais sĂ©rieusement, quoi ? Ă moins que les emi nde sont de la pure dope !aprĂšs il est vrai que dĂšs qu'on a franchi une frontiĂšre on ne peut plus revenir, qu'est ce qu'il y a derriĂšre la frontiĂšre ? magnifique image Spoiler boulo Messages 18943Inscription 25/12/2011Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 11/2/2016, 1136 Ă©lĂ©ment qui n'est pas assez pris en compte , c'est que ces EMI semblent se compter par millions et que le public particuliĂšrement les catholiques et les laĂŻcards tarde Ă s'y intĂ©resser ou est trĂšs rĂ©ticent . Heureusement , quelques journalistes plus courageux que les autres , bravent les menaces de reprĂ©sailles quant Ă leur carriĂšre ._________________Elargissement du Credo latin par Bardet en 1970 Y H W H signe la TrinitĂ© , ne se prononce pas , se chante par l'Esprit , est UNMOUVEMENT , de toute Ă©ternitĂ© 24/05/2021 .NB La couleur rouge est rĂ©servĂ©e Ă la modĂ©ration .DerniĂšre Ă©dition par boulo le 11/2/2016, 1727, Ă©ditĂ© 1 fois InvitĂ©InvitĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? 11/2/2016, 1402 Bonjour tout le monde .RenĂ©Matheux voici ce que tu recherche des tĂ©moignages de nde nĂ©gatives, j'ai galĂ©rĂ© pour trouvĂ© tellement il y'en a peu lĂ est le seul tĂ©moignage de nde nĂ©gatives que j'ai lu mais il doit surment y'en avoir d'autres.. Pour trouvĂ© celui lĂ je suis parti sur google et j'ai tapĂ© "nderf tĂ©moignage de nde nĂ©gatives" . AprĂ©s avoir lu le tĂ©moignage vous comprendrez la phrase ci-dessous C'est surment dans cette mĂȘme obscuritĂ© et dans ce mĂȘme vide que les anges qui ont pĂ©chĂ© sont liĂ© en attendant le jugement 2 pierre 24 . RenĂ©Matheux j'espĂ©re t'avoir aidĂ© , a+ Contenu sponsorisĂ©Sujet Re NDE et Approches de la mort = mensonges? NDE et Approches de la mort = mensonges? Page 2 sur 2Aller Ă la page 1, 2 Sujets similaires» RAPPEL Arnaud Dumouch n'enseigne pas un salut APRES la mort mais A L'HEURE de la mort » Devant la mort, juste avant la mort, aux derniers moments de la vie» Mensonges balayĂ©s par Saint-Seraphim» Les mensonges d'une sociĂ©tĂ©???» Les mensonges de wikipediaPermission de ce forumVous ne pouvez pas rĂ©pondre aux sujets dans ce forumDOCTEUR ANGĂLIQUE FORUM CATHOLIQUE TĂ©moignages, discernement, cas concrets âŹSauter vers
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Il existe des lois physiques qui gouvernent lâunivers physique. Il existe de mĂȘme des vĂ©ritĂ©s qui gouvernent nos relations avec Dieu. Câest Dieu lui-mĂȘme qui nous les a rĂ©vĂ©lĂ©es dans Sa Parole La Bible Dieu nous aime et nous a créés pour que nous le connaissions personnellement. Dieu nous aime. Car Dieu a tant aimĂ© le monde quâIl a donnĂ© son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne pĂ©risse pas, mais quâil ait la vie Ă©ternelle. » Jean 316 Dieu dĂ©sire que nous Le connaissions. JĂ©sus priant le PĂšre Or la vie Ă©ternelle, câest quâils te connaissent toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyĂ©, JĂ©sus-Christ. » Jean 173 Il nous offre une vie nouvelle, une vie en abondance. Si quelquâun est en Christ, il est une nouvelle crĂ©ature. » II Corinthiens 517 JĂ©sus dit Moi, je suis venu, afin que les hommes aient la vie et quâils lâaient en abondance. » Jean 1010 Pourquoi tant de gens ne connaissent-ils pas cette vie en abondance, cette relation avec Dieu? Lâhomme ne peut avoir cette relation avec Dieu Ă cause de sa propre attitude. Lâhomme a Ă©tĂ© créé pour vivre en relation intime avec son crĂ©ateur. Mais, par un libre choix, il a refusĂ© de dĂ©pendre de Dieu. Cette volontĂ©, caractĂ©risĂ©e par une attitude dâindiffĂ©rence ou de refus Ă lâĂ©gard de Dieu, est une manifestation de ce que la Bible appelle le pĂ©chĂ©. voir Romains 118-21 et EsaĂŻe 535,6 Qui a pĂ©chĂ© ? Tous ont pĂ©chĂ© et sont privĂ©s de la gloire de Dieu. » Romains 323 Quelle est la consĂ©quence du pĂ©chĂ© ? Car le salaire du pĂ©chĂ©, câest la mort. » Romains 623 Ce sont vos fautes qui mettaient une sĂ©paration entre vous et votre Dieu. » EsaĂŻe 592 Dieu est saint et lâhomme pĂ©cheur. Son pĂ©chĂ© a créé un abĂźme entre lui et Dieu. Lâhomme sâest dĂ©tournĂ© de Dieu et il essaie de trouver la sĂ©curitĂ© et la satisfaction de ses besoins Ă travers lâargent, des rapports humains, une bonne morale ou des pratiques religieuses. Cependant, toutes ces tentatives sont insuffisantes car elles ne sâattaquent pas au problĂšme fondamental de lâhomme son pĂ©chĂ©. JĂ©sus-Christ est la rĂ©ponse de Dieu lui-mĂȘme au pĂ©chĂ© de lâhomme. Il est le seul chemin par lequel nous pouvons connaĂźtre Dieu et expĂ©rimenter cette vie nouvelle. AnnoncĂ© plusieurs siĂšcles avant sa venue EsaĂŻe 53, Ă la fois pleinement homme et pleinement Dieu Philippiens 25-7, JĂ©sus de Nazareth est un ĂȘtre unique dans lâhistoire du monde. Comment JĂ©sus a-t-il rĂ©solu le problĂšme du pĂ©chĂ© ? Il est mort Ă notre place. Christ est mort pour nous alors que nous Ă©tions encore pĂ©cheurs. » Romains 58 Il est ressuscitĂ©; Il est vivant aujourdâhui. Ce JĂ©sus, Dieu lâa ressuscitĂ©, nous en sommes tous tĂ©moins. » Actes 232 Câest pourquoi JĂ©sus peut dire Je suis le chemin, la vĂ©ritĂ© et la vie. Nul ne vient au PĂšre que par moi. » Jean 146 A cause de notre pĂ©chĂ©, nous nous sommes condamnĂ©s Ă mort. Mais Dieu a envoyĂ© son Fils JĂ©sus-Christ pour mourir sur la croix Ă notre place. Il a franchi lâabĂźme qui nous sĂ©pare de Dieu. Il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă notre place. Câest pourquoi nous pouvons maintenant recevoir le pardon de Dieu et vivre cette vie abondante dans une relation personnelle avec Lui. Car câest par la grĂące que vous ĂȘtes sauvĂ©s, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, câest le don de Dieu. Ce nâest point par les Ćuvres afin que personne ne se glorifie. » EphĂ©siens 28, 9 Mais il ne suffit pas de connaĂźtre ces trois vĂ©ritĂ©s ni mĂȘme dây croire intellectuellement. Nous ne pouvons connaĂźtre Dieu de façon personnelle que si nous confions individuellement notre vie Ă JĂ©sus-Christ. Confier notre vie Ă JĂ©sus-Christ implique de Comprendre que nous sommes condamnĂ©s Ă cause de notre rĂ©volte ou de notre indiffĂ©rence Ă lâĂ©gard de Dieu. Croire que JĂ©sus-Christ a payĂ© totalement la dette de nos pĂ©chĂ©s en mourant sur la croix. Le remercier pour son pardon. DĂ©sirer Lâaimer et Lui obĂ©ir en nous dĂ©tournant de nos pĂ©chĂ©s pour vivre une relation personnelle avec Lui. Cet engagement fait de nous un enfant de Dieu. Mais Ă ceux qui lâont reçu JĂ©sus-Christ, Ă ceux qui croient en son nom, Il a donnĂ© le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » Jean 112 JĂ©sus-Christ dĂ©sire cette relation personnelle. Il dit Voici, je me tiens Ă la porte et je frappe. Si quelquâun entend ma voix et ouvre la porte, jâentrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi. » Apocalypse 320 Ces deux cercles illustrent deux façons de vivre Une vie sans JĂ©sus-Christ Ă gauche. MOI est au centre de la vie. Le Christ est en dehors de la vie. Cette personne nâa pas confiĂ© sa vie Ă JĂ©sus-Christ. Ses pĂ©chĂ©s ne sont pas pardonnĂ©s. Sa vie est souvent en dĂ©sordre, sans but, car son Moi » limitĂ© la dirige. ĂphĂ©siens 212 Une vie confiĂ©e Ă JĂ©sus-Christ Ă droite. Le Christ est au centre de la vie. MOI se soumet Ă JĂ©sus-Christ. Cette personne a confiĂ© sa vie Ă JĂ©sus-Christ. Ses pĂ©chĂ©s ont Ă©tĂ© pardonnĂ©s et ellel expĂ©rimente lâamour de Dieu dans sa vie de tous les jours. Romains 51 Qui est au centre de votre vie? Voudriez-vous confier votre vie Ă JĂ©sus-Christ pour avoir une relation personnelle avec Lui? Voici comment vous pouvez le faire Confier sa vie Ă JĂ©sus-Christ est un acte de foi qui sâexprime par la priĂšre. Prier, câest tout simplement parler Ă Dieu. Il vous connaĂźt. Ce qui importe pour Lui est lâattitude de votre cĆur, votre honnĂȘtetĂ©. Voici une priĂšre que nous vous suggĂ©rons Seigneur JĂ©sus, je te remercie de ton amour et de ce que tu es venu dans le monde pour mourir pour moi. Je reconnais que jâai dirigĂ© jusquâĂ prĂ©sent ma propre vie et quâainsi jâai pĂ©chĂ© contre toi. Je veux maintenant mettre ma confiance en toi, te recevoir dans ma vie. Merci de me pardonner mes pĂ©chĂ©s. Fais de moi la personne que tu dĂ©sires que je sois. Je te remercie dâavoir rĂ©pondu Ă ma priĂšre et dâĂȘtre maintenant dans ma vie. Amen. » DĂ©sirez-vous prier Dieu ainsi, en toute sincĂ©ritĂ©? Si oui, priez maintenant et selon sa promesse, JĂ©sus-Christ viendra dans votre vie. Vous pouvez aussi nous Ă©crire en cliquant sur ce lien. Et ensuite? Cliquez ici pour en savoir plus
l est grand le mystĂšre de la foi! Nous proclamons ta mort, Seigneur JĂ©sus, nous cĂ©lĂ©brons ta rĂ©surrection Nous attendons ta venue dans la gloire Paroles2Chansons dispose dâun accord de licence de paroles de chansons avec la SociĂ©tĂ© des Editeurs et Auteurs de Musique SEAM
ConfĂ©rence, par Denis Vasse. Ecouter la voix Ecouter quelquâun, câest entendre sa voix. Entendre la voix de quelquâun, câest â dans le silence de la prĂ©sence â laisser pĂ©nĂ©trer dans ses propres oreilles, par la mĂ©diation de lâair subtil qui transporte les ondes, ce qui sort de la bouche de celui qui parle. Câest laisser rĂ©sonner dans le lieu de son corps, dans le cĆur, les vibrations quâimpriment Ă lâair, hors de son corps, le jeu minutieux des cordes vocales sous la poussĂ©e du souffle de lâautre. Entendre la voix de quelquâun, câest recueillir en soi quelque chose du plus intime de lâautre. Les modulations de la voix font vibrer notre tympan de maniĂšre unique et spĂ©cifique pour chaque ĂȘtre rencontrĂ© nous reconnaissons les gens Ă la voix. Elle nous indique â souvent sans que nous le sachions â leur maniĂšre dâĂȘtre, parce quâen elle, comme en un registre musical, se manifestent les accords et les dissonances, lâardeur ou la platitude, la joie ou lâangoisse dâune prĂ©sence qui cherche Ă se dire et qui nâest prĂ©sence Ă soi que dans le fait de se dire. La voix dâun homme trahit toujours quelque chose de son histoire passĂ©e et de sa structure actuelle, sa structure », câest-Ă -dire, si vous voulez, la maniĂšre dont il se vit, ses dispositions, comment il se trouve dans sa peau. Cette voix qui nous trahit Ă chaque instant dans la rĂ©sonance quâelle procure au corps de lâautre est toujours dĂ©jĂ enchevĂȘtrĂ©e dans les signes du discours quâelle articule. Tout occupĂ©s que nous sommes Ă la cohĂ©rence de ce qui nous est dit, nous sommes rarement attentifs Ă la qualitĂ© de la voix. Et sâil advient que nous le soyons, par le biais dâune attention qui ne peut que rater son objet, nous ne pouvons plus lâĂȘtre Ă la cohĂ©rence du discours. Lorsque nous Ă©coutons parler quelquâun, nous pouvons ĂȘtre attentifs soit Ă la cohĂ©rence de ce quâil dit, Ă son discours, soit Ă la maniĂšre dont il le dit, Ă sa voix. Ainsi, dans le discours quâelle tient Ă lâextĂ©rieur », la voix exprime la vie dans le mĂȘme temps oĂč la vie sâĂ©prouve comme proximitĂ© Ă soi-mĂȘme. Si vous voulez, la voix est lâexpression de la vie. Non seulement, la vie se donne par la voix, mais la voix est lâexpression de la vie parce quâelle se donne et quâil nây a pas de concept de vie pensable hors du concept de don-de-soi. La voix ne prend conscience dâelle-mĂȘme quâen se donnant, comme la vie. La voix est la vie dans le mĂȘme acte de se donner, elle crĂ©e un discours qui est une Ćuvre indĂ©pendante dâelle-mĂȘme et qui sâen dĂ©tache ou sâen sĂ©pare, mais aussi, sortant de celui qui lâĂ©met, elle se donne comme se donne la vie qui lâhabite. Parler, câest vivre, et vivre, câest donner la vie, ce qui est aussi bien courir â pour lâhomme â le risque dâengendrer ou de mourir. Parler, câest vivre et/ou mourir. La voix entre-deux originaire du savoir et du lieu Etablir le concept de voix » nâest pas chose facile. Car la voix nâest pas de lâordre de la reprĂ©sentation, de lâordre du discours. Elle nâest pas non plus de lâordre de la prĂ©sence. Elle est bien plutĂŽt lâĂ©nergie qui, franchissant les limites dâun lieu, spĂ©cifie hors de ce lieu la prĂ©sence qui habite ce lieu et qui sâinscrit au lieu de lâautre par la mĂ©diation dâun savoir qui la reprĂ©sente. Cela veut dire que la voix, Ă©nergie qui franchit la limite dâun lieu dans la condensation dâun savoir pour lâautre, est ce qui fonde, ce qui crĂ©e et le Lieu et le Savoir qui, hors dâelle, ne peuvent se donner Ă penser que secondairement. La voix est Ă lâorigine du Lieu et du Savoir. Traversant la limite de la peau, elle est ce par quoi la surface de la peau se donne Ă penser comme volume du corps dans une reprĂ©sentation sans Ă©paisseur pour lâautre. La voix est lâentre-deux fondateur, originaire, du corps et de la parole, du dedans et du dehors, du rĂ©el impossible Ă entrevoir hors de lâimagination qui le reprĂ©sente. La voix, pourtant, offre le risque permanent dâĂȘtre pensĂ©e comme le lieu ou le savoir. Le ou » qui sâintroduit ici Ă la place du et » renvoie Ă la structure de la conscience, rĂ©gie par la loi de la contradiction qui lui interdit de penser, dans la clartĂ© de la reprĂ©sentation, deux choses ou deux concepts dâordre diffĂ©rent en mĂȘme temps et au mĂȘme lieu, comme le sont la prĂ©sence et la reprĂ©sentation, le recueillement dâun volume en soi-mĂȘme et lâexpression dâun savoir hors de soi, pour un autre⊠ou pour soi. Ce qui revient Ă dire quâil est impossible Ă la conscience de penser lâorigine de ses propres coordonnĂ©es, de lâespace et du temps. La conscience, qui a pour fonction de reprĂ©senter, est totalitaire et tente constamment dâimposer sa loi et de rĂ©duire la prĂ©sence Ă la reprĂ©sentation, de lâenfermer et de la possĂ©der pour mieux la saisir et la comprendre. Elle imagine la prĂ©sence Ă lâintĂ©rieur dâelle-mĂȘme et finit par confondre le dehors et le dedans, le rĂ©el et lâimaginaire, capable quâelle est dâincorporer en elle-mĂȘme le corps Ă©tranger de lâautre livrĂ© Ă travers sa reprĂ©sentation cette incorporation de la reprĂ©sentation qui se donne Ă penser comme prĂ©sence, dans lâabsence, câest le fantasme. La brisure de la voix Il nây a pas de rĂ©alitĂ© humaine pensable hors de ce rapport Ă la voix comme entre-deux originaire et fondateur du lieu le corps, si vous voulez et du savoir le discours. Cela nous amĂšne Ă penser quâil nây a de vĂ©ritable Ă©coute de quelquâun, de sa voix, de son ĂȘtre, que dans lâĂ©coute de ce rapport entre son lieu et son discours sa voix. Mais, sâil en est ainsi, lâespace de cette Ă©coute ne peut ĂȘtre dĂ©fini» que par le rapport de notre propre lieu Ă notre propre savoir, dans lâĂ©coute de notre propre voix, ou plus exactement de la voix qui parle en nous, et que nous ne pouvons Ă©couter que dans le silence, envisagĂ©e comme lâultime parole de la prĂ©sence qui se dit Ă elle-mĂȘme. Câest dans le silence seulement que nous pouvons Ă©couter la voix de lâautre qui parle en nous de la prĂ©sence qui se donne en lui et en nous dans les reprĂ©sentations dâun savoir. Laisser sortir de la bouche de quelquâun le savoir quâil articule, câest laisser rĂ©sonner en lui et en nous le rapport fondateur de son ĂȘtre mĂȘme dans son rapport au nĂŽtre. Ecouter la voix de quelquâun dans le silence dâune prĂ©sence qui se dit Ă elle-mĂȘme, câest â ipso facto â lâinviter Ă lâincessant voyage qui le fait sortir de lui pour se loger dans ce quâil croĂźt ĂȘtre pour lâautre son savoir avant de le faire revenir en lui-mĂȘme pour se loger Ă nouveau dans ce quâil est son lieu, irrĂ©ductible au lieu et au corps de la prĂ©sence de lâautre. La non-rĂ©ponse Ă la demande de reconnaissance dans le savoir ou dans le lieu creuse en lui la question de la destination et de lâorigine. OĂč donc est-il ? OĂč donc se situe-t-il ? Seulement dans les limites de son lieu ou seulement dans celles de son discours ? Ni savoir abstrait qui lâinscrit dans un systĂšme de reprĂ©sentations pour lâautre, ni corps abstrait sĂ©parĂ© du savoir qui le circonscrit dans les murailles infranchissables de son lieu, la rĂ©alitĂ© humaine ne se laisse entrevoir que dans le rapport des deux, dans la voix. Il se peut â et câest lâenjeu de lâexpĂ©rience humaine â que le rapport se dissocie et que la voix se brise. Dire que la voix se brise, câest laisser entendre que la limite qui sĂ©pare le lieu corps du savoir discours nâest plus traversĂ©e et que nâĂ©tant plus traversĂ©e elle nâest plus vĂ©cue comme sĂ©paration qui constitue la diffĂ©rence originaire du lieu et du savoir. La tension du rapport entre les deux sâefface et lâhomme en vient Ă vivre » dans le savoir imaginaire comme si le savoir Ă©tait le lieu rĂ©el de son corps⊠et câest la folie, ou bien dans le lieu rĂ©el de son corps comme si le lieu de son corps Ă©tait le savoir imaginaire et câest la mort. Si la voix se brise, si elle nâest plus la transgression de la limite quâelle fonde entre le savoir et le lieu, si elle nâest plus prĂ©cisĂ©ment la VOIX QUI PASSE A TRAVERS, sâouvre alors le royaume de la FOLIE, SAVOIR SANS LIMITES, oĂč les reprĂ©sentations ne renvoient quâĂ dâautres reprĂ©sentations, SANS RAPPORT avec le lieu dâoĂč il est Ă©mis bateau ivre, dĂ©semparĂ©, quâaucune amarre jamais plus ne retiendra au port, ne liera au corps puisque le corps ne peut plus y ĂȘtre vĂ©cu que comme le non-lieu dâun savoir pur. Le FOU est un homme enfermĂ© dans son SAVOIR IMAGINAIRE et cette clĂŽture est dâautant plus infranchissable, dans un sens ou dans lâautre, quâil ne sait pas quâelle est clĂŽture câest seulement dans la mesure oĂč une voix, la voix dâun autre ou la sienne, se fera entendre Ă travers elle, la traversera⊠quâil se saura enfermĂ© de toutes parts mais, justement et dĂ©jĂ , Ă la recherche dâune porte. Chercher Ă sortir de la prison de son savoir, câest dĂ©jĂ espĂ©rer retrouver les limites bienheureuses de son corps, ĂȘtre bien dans sa peau. La brisure de la voix fait tomber lâhomme dans le royaume de la folie⊠à moins que ce ne soit dans le royaume de la mort. Ou lâun, ou lâautre. La brisure de la voix supprime le rapport et la limite elle supprime le et qui les sĂ©pare et les contre distingue, et laisse sâĂ©tablir les deux termes dans lâexclusion rĂ©ciproque ou la confusion. Si la VOIX ne vient plus manifester en la traversant la limite du lieu, et sâextĂ©rioriser en un savoir, sâouvre â pour lâhomme â la gueule bĂ©ante de la mort, LIEU SANS LIMITES, NON-LIEU, non reprĂ©sentable pour un autre, vĂ©cu par lâautre comme le non-savoir, le non-su dâun pur lieu. Le MORT est un homme enfermĂ© dans son LIEU REEL et cette clĂŽture est dâautant plus infranchissable, dans un sens ou dans lâautre, que lâautre sait quâun tel lieu nâen est pas un ⊠puisque aucun savoir nâen sort, aucune voix nây retourne. Quand la voix ne fonctionne plus, Ă la limite du SAVOIR et du LIEU, la rĂ©alitĂ© de lâhomme vivant sâĂ©vanouit dans la FOLIE ou dans la MORT. Un homme vient me consulter. Il est prĂȘtre » et aprĂšs un moment de silence VoilĂ , me dit-il, je nâarrive plus Ă rien faire et je crois une voix en lui le lui dit que jâai une mission et, aprĂšs mon ordination, je me suis mis Ă penser quâil nây avait aucune raison pour que je ne sois pas chanoine, ou Ă©vĂȘque, ou mĂȘme cardinal⊠ou mĂȘme pape ⊠et mĂȘme il hĂ©site JĂ©sus-Christ. Je me dis bien maintenant que cela nâest pas vrai, mais lors de ma crise », je le pensais vraiment. On mâa traitĂ© Ă lâhĂŽpital⊠Il sâarrĂȘte repris par lâincantation irrĂ©sistible de sa voix qui Ă©voque la mission divine et finit par me dire Ă mi-voix encore maintenant je ne suis pas sĂ»r que ce ne soit pas vrai⊠» Ainsi, le fou ! se prend pour ce quâil dit ĂȘtre, ce quâil sait ĂȘtre et câest pourquoi il est perdu dans les mots qui sont, pour lui, plus rĂ©els que son corps et que sa peau. DĂšs quâils sont Ă©mis, ils prennent force de rĂ©el et deviennent la rĂ©fĂ©rence unique ils ont valeur absolue, câest-Ă -dire dĂ©liĂ©e dâun lieu particulier, abstraite, sĂ©parĂ©e radicalement de son corps et de son histoire. Du moins, pour lui. Il est livrĂ© Ă lâimaginaire qui se dĂ©veloppe en lui, mais quâil ne connaĂźt plus comme le sien propre. Il prend le rĂȘve pour le rĂ©el comme toujours quand on rĂȘve. Il nâa plus les pieds sur terre. On dit dâun homme perdu dans son discours quâil est fou Ă lier. Il est Ă©prouvĂ© comme dangereux de se livrer Ă la toute-puissance des mots, et quiconque y est aliĂ©nĂ© suscitera chez ceux qui lâentourent le dĂ©sir et la nĂ©cessitĂ©, bienveillante ou hostile, de le ramener de force en un lieu. Non plus un lieu dĂ©fini par une prĂ©sence organisĂ©e par elle-mĂȘme, mais un lieu qui est une localisation arbitraire imposĂ©e par dâautres lâhĂŽpital psychiatrique, la prison⊠ou parfois, jadis, le couvent. La folie se donne donc comme un savoir accompli en lui-mĂȘme et qui nâa Ă franchir aucune limite dans lâacte de son accomplissement. Il faut, dit-on habituellement, que lâidĂ©e passe dans le fait ». Cette expression dit bien le changement dâordre quâimplique lâaccomplissement et lâauthentification dâun savoir. Le fait » nâest pas le savoir, ce qui revient Ă dire que lâaccomplissement du savoir exige du savoir quâil meure Ă lui-mĂȘme, Ă son universelle possibilitĂ© pour se rĂ©aliser dans la particularitĂ© dâun lieu. Lâon peut aussi bien dire que la folie est une voix sans lieu. Et ce qui est fou est prĂ©cisĂ©ment quâune voix ne peut pas se concevoir sans lieu, sans un lieu dâoĂč elle sort et oĂč elle retourne. Une voix sans lieu est une voix inconcevable, aberrante, folle. Une voix qui ne peut se poser et se reposer nulle part, qui. ne sâaccomplit pas. La voix qui ne peut ĂȘtre recueillie en un lieu qui la caractĂ©rise et la spĂ©cifie est littĂ©ralement la voix de tous et de personne, Ă©chouant Ă se recueillir en elle-mĂȘme, projetant la prĂ©sence hors de soi, hors des limites dâun lieu oĂč elle deviendrait silence. A cette limite extrĂȘme, vous entrevoyez que tout savoir a quelque chose Ă voir avec la folie il en prend le risque puisquâil est pour lâhomme la tentative de se projeter hors de lui-mĂȘme, dans la reprĂ©sentation de soi, pour se comprendre et se concevoir comme un autre pour lâautre et pour lui-mĂȘme. Le fou est lâhomme qui, projetĂ© dĂ©finitivement et indĂ©finiment hors de lui, dans la reprĂ©sentation du savoir, tente de faire de ce savoir son lieu et perd le chemin du retour Ă soi. Il est a-liĂ©nĂ© sans lieu⊠et sans lien. Câest la mort qui ancre le savoir dans son lieu Le dĂ©lire nie la limite, il ne la connaĂźt pas. Il ne la traverse pas. ConnaĂźtre, en effet, câest traverser. Il ne la connaĂźt ni dans lâespace, ni dans le temps et cette nĂ©gation en son terme est dĂ©nĂ©gation de la mort souvent repĂ©rĂ©e dans les fantasmes de mission ou de protection particuliĂšre quâelles soient dites dâorigine divine ou diabolique. Ce quâil y a justement de curieux, câest que les Ă©pisodes dĂ©lirants sâaccompagnent toujours dâune angoisse massive corrĂ©lative Ă cette impossibilitĂ© de se situer dans lâespace et dans le temps, dans les coordonnĂ©es symboliques oĂč imaginaire et rĂ©el sâarticulent en rĂ©alitĂ© humaine. Elle est aussi corrĂ©lative de lâimpossibilitĂ© quâa un tel homme de se concevoir comme mortel et vous entendrez souvent dire Ă quelquâun qui sort ou qui est sorti de son dĂ©lire Je croyais que jâĂ©tais immortel et jâen Ă©prouvais une angoisse formidable ». Câest cette angoisse massive du psychotique qui, en certaines circonstances, le pousse irrĂ©ductiblement au suicide. Câest en effet dans ce rapport Ă la mort que lâhomme peut dĂ©finir son lieu et sa limite dans lâespace et le temps. Si vous voulez, la mort est un pur lieu, un pur fait que, dans le savoir qui organise le lieu de la vie, la voix de lâhomme nie, et que, dans la folie, qui est une dĂ©nĂ©gation du lieu, la voix dĂ©nie, dĂ©niant aussi la vie dont elle est lâexpression et le don. En affirmant la vie, la voix sort de lâespace du corps oĂč la mort est Ă lâĆuvre. Mais il nây a pas dâautre maniĂšre de vivre que dâavouer en la niant la mort. Et il nây a pas non plus dâautre maniĂšre de mourir. Câest le rapport Ă cette ultime limite de la mort, constamment transgressĂ©e par la vie qui dĂ©finit le lieu de notre corps dans un savoir. Câest ce rapport Ă la mort qui ancre lâhomme dans le rĂ©el et contraint son imaginaire tout-puissant Ă composer avec le dĂ©sir de lâautre sous peine de mort. Avant lâirruption de la Parole porteuse de loi et opĂ©ratrice de structure, il nây a pas dâimaginaire et de rĂ©el. Ces deux ordres ne peuvent ĂȘtre pensĂ©s quâĂ partir dâelle. Avant elle, il y a confusion, magma, chaos proprement inimaginable et qui ne se donne Ă imaginer quâaprĂšs-coup comme dĂ©structuration de la structure. La folie, le savoir et la mort RĂ©sumons nous en une phrase La folie est un savoir qui nâest plus traversĂ© de/par la mort. Ou, ce qui revient au mĂȘme, qui est dĂ©liĂ© de son lieu. Ce qui peut sâĂ©crire encore La folie est un savoir de vie qui nâest plus sous-tendu, en quelque maniĂšre, par un savoir de mort. Savoir de vie sans mort, savoir de vie Ă©ternelle. Pur savoir de vie qui se prĂ©cipite constamment dans le danger dâune mort quâil ne sait pas prĂ©voir. De celui qui traverse une rue sans rĂ©aliser le risque quâil prend » dâĂȘtre Ă©crasĂ© â vous dĂ©clarerez quâil est fou. La folie est un discours qui ne se heurte Ă aucune impossibilitĂ©, Ă aucune limite Ă©trangĂšre, le discours de celui qui nâa pas conscience de ses limites. Un discours sans lieu qui, paradoxalement, enferme celui qui le tient et lâaliĂšne dans le non-lieu des mots, hors de son corps aussi bien que dedans, lĂ oĂč il nâest pas. Dans le vide. Il en va du fou comme de lâalpiniste qui bascule dans le vide parce quâil a mal Ă©valuĂ© ou imaginĂ© sa prise. Ce quâil croyait ĂȘtre prise est non prise il nâadhĂšre plus Ă la paroi dont il nâa pas trouvĂ© la faille, et au lieu de retomber dans lâĂ©quilibre de son corps, il tombe dans le vide. De celui qui dĂ©lire, comme de lâalpiniste en ce cas, on dit quâil dĂ©visse ou quâil dĂ©croche. Autrement dit, le savoir â qui est ex-pression et pro-gression de la vie dans un lieu et une histoire â ne se distingue de la folie â qui est suppression du lieu et de lâhistoire â quâen ceci quâil est sub-version symbolique de la mort, de la limite, alors que la folie en est la transgression imaginaire ou rĂ©elle. Le pro-cessus de la vie implique la sub-version de la mort. Nous disions que la folie Ă©tait un savoir qui nâest plus traversĂ© par la mort passage au travers de⊠. La mort quant Ă elle est un lieu qui nâest plus traversĂ© par le savoir. Un lieu que le savoir ne sait pas, mais seulement un lieu par oĂč il retourne et dans lequel il revient. La voix diffĂ©rence originaire du savoir et du lieu ou lâĂ©nigme de la traversĂ©e Nous voici parvenus au moment dĂ©cisif, en vĂ©ritĂ©, de notre enquĂȘte. Dire, en effet, que la folie est un savoir qui nâest plus traversĂ© par la mort et que la mort est un lieu qui nâest plus traversĂ© par le savoir, câest laisser entendre que la sagesse raison est un savoir qui est traversĂ© par la mort et que la vie est un lieu qui est traversĂ© par le savoir qui est lui-mĂȘme traversĂ© de/par la mort. Ces deux propositions peuvent sâĂ©crire, lorsquâon les articule La vie est un lieu traversĂ© par le savoir elle est sagesse selon que ce savoir est traversĂ© de/par la mort, elle est folie selon quâil ne lâest pas. Mais cette traversĂ©e du lieu de/par le savoir et du savoir de/par la mort dans le lieu limitĂ© oĂč elle survient, cette traversĂ©e qui fonde aprĂšs coup et le savoir et le lieu, comment sâopĂšre-t-elle et que peut-on en dire ? Elle se prĂ©sente comme lâĂ©nigme originelle de la rĂ©alitĂ© humaine dans la VOIX. Enigme, la voix, puisquâelle ne peut ĂȘtre pensĂ©e ni comme le lieu de la prĂ©sence, ni comme le savoir de la reprĂ©sentation. Elle est le rapport incessant des deux tout en Ă©tant irrĂ©ductible Ă aucun des deux ordres elle est, dans la reprĂ©sentation, la manifestation de la prĂ©sence, et dans la prĂ©sence la manifestation de la reprĂ©sentation. Elle est dans le savoir la subversion du lieu et dans le lieu la subversion du savoir elle est le passage Ă la limite de lâun et de lâautre la traversĂ©e elle-mĂȘme. Câest pourquoi elle nâest concevable que dans lâĂ©coute de la parole, lâacte de parler et/ou dâentendre. Parler consiste Ă Ă©-mettre, mettre dehors, la voix entendue, tenue dedans. Câest pourquoi la voix fonde la catĂ©gorie de lâespace elle crĂ©e un dedans et un dehors inimaginables sans elle. A un moment donnĂ© prĂ©cisĂ©ment le moment oĂč elle se donne dans la crĂ©ation et la sĂ©paration du dedans et du dehors, premier repĂšre spatial, avĂšnement des choses et des ĂȘtres. Cette manifestation de la voix qui se donne comme origine de lâespace est aussi bien, par consĂ©quent, origine du temps, crĂ©ation et sĂ©paration dâun passĂ© et dâun futur, premier repĂšre temporel des choses et des ĂȘtres qui avant elle nâexistaient pas dans lâespace et le temps. En tant que manifestation de la voix, la parole est toujours originelle repĂšre de lâorigine du temps et de lâespace, mais repĂšre irrepĂ©rable dans le temps et lâespace elle est toujours lâici et le maintenant des ĂȘtres et des choses, du lieu et du savoir, de la prĂ©sence et de la reprĂ©sentation, du corps et du discours. Câest pourquoi la voix ouvre lâespace de lâĂ©criture dans le temps de lâhistoire. Dâune question Ă lâautre Disons â en gros â que la batterie de concepts utilisĂ©s jusquâici est empruntĂ©e Ă lâanthropologie. On aurait pu emprunter dâautres sĂ©ries, Ă rĂ©sonance plus psychanalytique par exemple. Cette analyse de la voix comme entre-deux originaire du lieu et du savoir, du corps et du discours, de lâespace et du temps creuse la question sempiternelle de lâorigine, barrant la route Ă une rĂ©flexion linĂ©aire qui voudrait penser lâorigine comme une notion chronologique appuyĂ©e sur le report indĂ©fini dâune antĂ©rioritĂ© lâĆuf et la poule dans le temps. La voix » est ainsi entendue comme traversĂ©e Ă©nigmatique Ă©nigmatique en ce sens quâelle questionne le silence, quâelle questionne dans le silence, quâelle est faite â en son nerf â de la question du silence. Une Ă©nigme se mesure Ă la profondeur du silence oĂč elle se recueille et dans lequel se dĂ©veloppe sa question. La voix [de lâhomme] se mesure aux profondeurs de la mort nĂ©ant oĂč et dâoĂč elle se recueille. Sur fond de mort, se dĂ©veloppe la vie. Le silence de la mort est le lieu oĂč se recueille la parole de la vie. La voix sort de ce silence et y retourne. Elle en pose la question. LâĂ©nigme de la voix ne se donne Ă penser comme traversĂ©e originaire que dans, par et Ă travers le silence de la mort de lâattente interprĂ©tĂ©e comme voix se donnant dans le silence, prĂ©sence Ă soi de lâorigine et de la fin, hors du lieu et du savoir oĂč elle se donne Ă penser entre lâorigine et la fin. InterprĂ©tation, en vĂ©ritĂ©, plus sage que folle, puisquâelle implique un savoir de la mort comme retour Ă lâorigine de la vie, dans le corps ; mais aussi, plus folle que sage, puisquâelle implique un savoir de la vie dans la mort, savoir de vie Ă©ternelle, hors du corps. Une telle interprĂ©tation fidĂšle Ă la voix qui se faisait entendre dans le silence dâhier et qui se fait entendre dans le silence du souvenir, aujourdâhui, ne peut quâinscrire au livre de Vie sur le registre des morts tous ceux qui ont vĂ©cu selon lâordre de cette voix, ordre qui ne doit rien au lieu, ni au savoir, mais qui les fonde en les traversant. La voix qui se fait entendre dans la parole engendre lâexistence de lâhomme en son corps et son discours elle appelle Ă lâexistence ce qui sans elle, sans cette trouĂ©e du silence dâoĂč elle sort naissance et oĂč elle retourne mort Ă chaque moment prĂ©sent, ne peut se donner Ă penser. Mais cette voix qui donne Ă penser le savoir et le lieu ne se pense que nĂ©gativement dans1e silence dâavant » la naissance et dans le silence dâaprĂšs » la mort. Penser la Voix, câest lâimpossible tĂąche Ă laquelle est attelĂ© lâhomme de penser le silence dont il est issu et oĂč il retourne â Ă chaque instant. TĂąche impossible, en vĂ©ritĂ©, puisquâil ne lâexprime quâen parlant. Dans la voix parolĂ©e qui est silence, lâhomme laisse entendre la voix silencieuse qui la fonde en la traversant et quâil livre dans son corps et dans sa parole. La voix de lâhomme ne peut dire le silence dâoĂč elle vient et dont elle est le signe » dans lâorigine que si elle se tait dans un silence de mort dont la clameur se fait entendre par tous comme la VOIX qui sourd dans les voix. Une telle interprĂ©tation fidĂšle Ă la voix qui se fait entendre ici et maintenant, aussi bien que dans la promesse ou le souvenir, se donne Ă penser comme la FOI contre lâinfidĂ©litĂ© du MENSONGE qui enferme la VERITE dans le seul savoir, ce qui conduit Ă la vanitĂ© de la folie, ou dans le seul lieu, ce qui conduit Ă lâenfermement dans la mort. Le mensonge de lâhomme rĂ©side dans la possibilitĂ© qui est sienne de ne pas Ă©couter la Voix silencieuse, cette Ă©nigme de la vie quâil cherche Ă rĂ©soudre en la rĂ©duisant Ă la folie de son discours ou Ă la mort de son corps. Le mensonge enferme dans lâoubli le silence. Et câest Ă travers le prisme dâune folie, don de soi hors de soi qui ne serait pourtant pas aliĂ©nation, dâune folie qui serait sagesse, comme Ă travers le prisme dâune mort, don de soi hors de soi qui ne serait pourtant pas non-vie, dâune mort qui serait Vie, que lâhomme peut croire Ă une VOIX qui serait silence et qui pourtant se donnerait Ă entendre VOIX dâun Dieu qui se donne Ă lui-mĂȘme dans lâacte de la sĂ©paration dâavec soi qui est identiquement acte de la crĂ©ation dâun autre, acte dâun maintenant Ă©ternel qui se fait entendre dans le silence Ă©ternel du monde et de la mort. La voix de Dieu dans le silence Câest dans le silence des astres, de la lumiĂšre, de la terre et des eaux, dans le silence de la crĂ©ation que depuis toujours et jusquâĂ toujours lâhomme reconnaĂźt la voix de Dieu. La lumiĂšre originelle est, comme la mort, silence. Câest dans le silence du dĂ©sert et dans le silence de la mort quâil a entendu la voix. Câest en Ă©coutant le bruissement silencieux de son sang coulant en lui et hors de lui quâil parle. CrĂ©ation, naissance, dĂ©sert, exil, mort tels sont les lieux de la rĂ©vĂ©lation de la Voix de Dieu, les lieux oĂč elle se donne Ă entendre dans la vie de lâhomme. Câest dans le maintenant de ce Silence quâhier comme aujourdâhui et comme demain, lâhomme reconnaĂźt lâĂ©nigme dâune Voix qui lâappelle Ă la vie et le constitue dans son lieu et son savoir, dans son histoire. Câest lĂ que, dans la mesure oĂč il Ă©coute et oĂč il se souvient, il contracte lâalliance Ă©ternelle. Câest dans le silence du monde oĂč son savoir se perd, câest dans le silence de son lieu corps oĂč sa voix prend corps et oĂč il meurt lorsque sa voix sâĂ©teint, câest dans le silence, et de lui, que lâhomme fait lâexpĂ©rience du don de la vie. Le silence du monde qui a toujours raison du savoir de lâhomme, le silence de son histoire qui le met constamment en position dâexil, le Silence sâoppose Ă la voix de lâhomme et la traverse. Il est concevable comme la FIN du savoir, de lâhistoire et de la vie de lâhomme, ou, ce qui revient au mĂȘme, comme le retour Ă lâORIGINE du savoir, de lâhistoire et de la vie, dans la mort. Le SILENCE qui traverse le savoir de lâhomme et le constitue en espace-temps oĂč rĂ©sonne et se monnaye la diffĂ©rence originelle, qui traverse la vie de lâhomme et la constitue comme sortie et retour dans lâArche du Rien, ce SILENCE est Ă concevoir comme la TraversĂ©e originelle qui fonde toutes les autres traversĂ©es fondatrices du lieu et du savoir, de lâhistoire et de la crĂ©ation, de la vie et de la mort le Silence est la Voix qui traverse toutes les autres voix. Le SILENCE est la VOIX de Dieu qui traverse et fonde la voix des hommes. Il est Parole de Dieu dans la parole de lâhomme, câest pourquoi il ne peut ĂȘtre cherchĂ© et trouvĂ© que lĂ dans le maintenant de la parole de lâhomme qui se prend pour objet, câest-Ă -dire dans le langage, dans lâhistoire et dans le corps Ă©criture de lâhomme, dĂ©couvrant en elle cela mĂȘme qui la constitue comme traversĂ©e, comme voix, la Parole de Dieu articulĂ©e, lue et vĂ©cue comme Don de la Vie se donnant sans repentance dans la crĂ©ation, lâalliance, la naissance et la mort. Dans lâimpossibilitĂ© oĂč il est, en effet, de fonder par sa parole la Parole originelle, lâhomme se trouve acculĂ© Ă lâalternative de considĂ©rer sa vie, sa parole, son histoire â ou comme transgression indĂ©finie de la loi Ă©chouant perpĂ©tuellement Ă se saisir de la Promesse de Dieu dans la mesure oĂč il oublie la Voix silencieuse de la crĂ©ation. â ou comme don dâun Autre dâoĂč elle vient et oĂč elle fait retour comme Ă son Origine et Ă sa Fin, dans le don silencieux de sa vie dans la mort. Ainsi laisse-t-il se poser et se dĂ©velopper lâĂ©nigme de sa voix ouvrant nĂ©cessairement la question dâune Alliance Ă©ternelle dans le silence de la crĂ©ation. Le Christ comme manifestation du Silence ou de la Voix de Dieu manifestĂ©e dans la mort ou / et dans la voix des hommes Dans lâEvangile, et particuliĂšrement dans lâEvangile de Jean, le Christ â corps et discours â se donne Ă entendre comme la manifestation spatio-temporelle de la Voix originelle, celle du PĂšre, comme la manifestation du Silence de Dieu. Il est ce quâannonce la voix qui crie dans le dĂ©sert » de lâhistoire du peuple de Dieu, il est celui quâannonce la voix du prophĂšte MoĂŻse, rĂ©percutĂ©e en Ă©cho indĂ©fini dans le chant des prophĂštes, et la voix du ProphĂšte nâest prophĂ©tique en vĂ©ritĂ© que si elle donne Ă entendre ce que le prophĂšte lui-mĂȘme a entendu, la Voix de Dieu toujours dĂ©jĂ barrĂ©e par la voix du prophĂšte qui parle. La voix de Dieu ne se donne Ă entendre que comme silence, cela mĂȘme que la voix de lâhomme ne peut pas articuler. Cette rupture dans la transmission, qui cache dans le silence de la parole la voix qui se donne Ă entendre originellement, constitue en mĂ©diateur silencieux le corps du prophĂšte lorsque quelquâun nous raconte ce quâa dit un tiers, câest nĂ©cessairement dans le silence qui traverse ce que dit lâinterlocuteur que nous entendons la voix du tiers. Sauf si, par ruse, lâinterlocuteur tente de reprendre Ă son compte la voix mĂȘme de ce tiers il ne tĂ©moigne alors que de lui-mĂȘme. Le silence du ProphĂšte oĂč se donne Ă entendre la Parole de Dieu engendrera, devant lâĂ©chec dâune parole Ă faire entendre le silence qui la constitue comme voix de Dieu, un prophĂšte silencieux, le Serviteur souffrant dont lâimpuissance Ă dire sera plus effectivement signifiante, plus puissante que le dire. Cette impuissance Ă dire le Nom de Dieu, Parole originelle, fondatrice de toute parole vraie parce quâelle la traverse dans le silence dâelle-mĂȘme, câest bien lâexpĂ©rience que fait tout homme quand il parle, incapable quâil est de dire adĂ©quatement ce qui sâopĂšre silencieusement dans lâacte du souvenir. Câest vrai du Nom de Dieu, mais câest aussi vrai de nâimporte quel nom propre dire un nom propre, le nom de quelquâun, câest manifester en la barrant toujours dĂ©jĂ la prĂ©sence Ă soi dâun autre dans lâacte du souvenir quâon en a. Câest manifester lâautre comme Ă©tranger Ă soi, absent dans lâacte mĂȘme de sa prĂ©sence Ă soi. Le maintenant de la prĂ©sence nâest accessible que toujours dĂ©jĂ barrĂ© par lâinvocation du NOM dans lâĂ©criture opaque dâun CORPS. La mort est lâopacitĂ© radicale du CORPS et lâinvocation du NOM ne peut la traverser que dans lâeffet dâune VOIX qui toujours dĂ©jĂ lui a donnĂ© NAISSANCE, de la VOIX ORIGINELLE. Câest comme le LIEU et le SAVOIR de cette VOIX originelle que le Christ se donne Ă entendre dans le souvenir en acte dont la voix des tĂ©moins de sa RĂ©surrection est le signe, ce dont nous sommes tout au long de lâEvangile avertis cette VOIX qui le constitue dans son corps et dans son discours, câest la voix quâentendent les morts eux-mĂȘmes 5,25, la voix qui se fait entendre en traversant lâopacitĂ© ultime et mortelle du corps de Lazare 11,43, la voix dont la modulation parolĂ©e est gĂ©nĂ©ratrice de vie, dans lâĂ©coute 5,15 et de vie Ă©ternelle 3,15-16, la voix qui, dans le maintenant originaire dâelle-mĂȘme, franchit toute limite de temps et de lieu, toute frontiĂšre 10,3-5 et toute mort 5,27-28, la voix que jamais les hommes nâont entendue comme telle parce quâelle est Silence 5,37, et qui nâest pourtant pas Ă©trangĂšre puisquâelle est la proximitĂ© mĂȘme qui rassemble lâĂȘtre et les ĂȘtres 10,3-5 dans le silence originel, voix de lâami qui appelle Ă la joie 3,29, voix de lâesprit dont la perception Ă©veille Ă la prĂ©sence et fait naĂźtre Ă nouveau 3,8. Le savoir du Christ entendu comme » folie JusquâĂ plus ample informĂ©, quiconque se prĂ©vaut dâun savoir de la vie Ă©ternelle nâest pas sage il peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme fou puisquâun tel savoir nie toute possibilitĂ© de retour dans les limites du lieu et dĂ©nie la mort, Ă laquelle toute sagesse humaine ramĂšne comme Ă lâabri de lâĂȘtre en tant quâĂȘtre. Nous lâavons longuement analysĂ© dans la premiĂšre partie, le fou est celui qui se rĂ©fugie dans un savoir dâimmortalitĂ© » pour fuir lâangoisse massive dâune mort omniprĂ©sente dans le lieu de son corps. Il se boucle, sâenferme dans les remparts abstraits de ce savoir et en colmate toutes les brĂšches au prix dâun effort Ă©puisant, pour que la mort ne fasse plus irruption dans lâendroit oĂč il se trouve. Nous lâavons dit, câest pour cela que la prĂ©sence dâun fou nous est tellement insupportable quoi quâil en ait, la rigiditĂ© et la folle assurance de ses certitudes nous renvoient Ă notre propre angoisse de la mort. Il nây a quâune maniĂšre de nier la mort, câest de se rĂ©fugier en effet dans lâimaginaire dâun savoir voire dâune science qui abolit immĂ©diatement toute limite et de dĂ©nier tout ce qui pourrait en elle la rendre prĂ©sente câest-Ă -dire, en dernier ressort, toute souffrance et tout altĂ©ritĂ©. Câest pourquoi le fou vit dans son monde intĂ©rieur » et Ă©choue constamment Ă rencontrer quelquâun dâautre. Lâirruption de lâautre, dans la contradiction par exemple, dans lâobligation aussi de respecter une Loi quelconque, le prĂ©cipite immĂ©diatement dans cela mĂȘme quâil ne peut penser, dans son propre corps câest-Ă -dire dans la mort. Ce que je voudrais indiquer ici â rapidement â câest que la multiplicitĂ© des contacts avec les autres » sociologiquement parlant Ă laquelle sont invitĂ©s ceux qui sont enfermĂ©s hors de leur propre corps pour apporter remĂšde Ă leur maux⊠vous devriez sortir, voir des gens⊠» ne fait que renforcer leur angoisse. Les donneurs de tels conseils participent Ă la folie de celui qui cherche dĂ©sespĂ©rĂ©ment quelquâun qui saura Ă©couter la voix de mort qui inconsciemment le submerge. Ce nâest que dans le silence de notre propre mort, pour autant que nous pouvons nous y recueillir, que le hurlement forcenĂ© de la vie hors dâelle-mĂȘme du fou peut se faire entendre. Ecouter un fou, câest ĂȘtre soi-mĂȘme dans le lieu de la mort. Sâil en est ainsi, il nâest pas faux de dire que la folie est constitutive du savoir de lâhomme, puisquâelle est lâinstance qui le renvoie Ă sa condition de mortel. Elle manifeste quâil est porteur dâune voix qui sort du nĂ©ant et qui y retourne comme Ă son origine, dans la mort. Cette VOIX qui se manifeste dans, par et Ă travers le savoir des hommes dans lâacte de parler nâest finalement audible que dans le silence de la mort quâentendent les mortels ⊠quand ils vivent et lĂ oĂč ils vivent. De cette analyse, il ressort, en rĂ©sumĂ©, que la modalitĂ© du rapport Ă la mort en nous-mĂȘmes est ce qui permet et colore notre rapport Ă autrui, et non lâinverse. Il nây a dâaccĂšs Ă lâaltĂ©ritĂ© que dans lâabsence radicale, câest-Ă -dire dans la mort. LĂ oĂč il nây a pas savoir de la mort, il nây a pas vie avec dâautres possible. Ne sachant pas la mort, le fou au contraire lâagit câest pourquoi il tue et se tue. Il tue le mortel parce quâil a peur de la mort. Câest pourquoi il faut » lâarrĂȘter, lâenfermer ou le tuer avant quâil ne tue. Le fou ne peut pas vivre au milieu des mortels. La proximitĂ© du prochain lui est aussi insupportable que la mort. Mais quiconque se prĂ©vaut dâun savoir dâimmortalitĂ© dans la proximitĂ© du prochain, câest-Ă -dire qui se laisse atteindre par la voix de lâautre, par sa blessure et finalement par sa mort peut, certes, ĂȘtre considĂ©rĂ© comme » fou, mais il ne lâest pas. Simplement il entend avec plus dâacuitĂ© la voix silencieuse de la mort qui Ćuvre en lui, et câest pourquoi il entend lâautre et, par lâacte de cette Ă©coute, le fait vivre, mortel, en lui-mĂȘme. Traiter de fou un fou, traiter comme fou un homme, câest finalement ne pas entendre en soi le silence de la mort. Câest pourquoi, dans le langage courant, traiter quelquâun de fou, câest refuser de lâĂ©couter, lâexclure du champ de la parole qui traverse la limite, et du champ du langage traversĂ© par la mort. Le fou ne sait pas la mort il ne peut donc vivre, si vivre consiste comme nous lâavons dit â Ă subvertir la mort. Mais le sage qui ne reconnaĂźtrait pas dans le fou le non-savoir de la mort comme le noyau mĂȘme du non-savoir-vivre serait plus fou que le fou. Mais celui qui donne Ă entendre sa parole de vie dans le lieu de la mort comme passage de la mort Ă la vie sâadresse par excellence aux mortels qui font tout au long de leur vie lâexpĂ©rience de ce passage, dans la subversion de la mort. Dans la parole qui constitue son lieu et son savoir, son corps et son discours, il donne Ă entendre une VOIX quâentendent les mortels, Voix qui se donne comme la rĂ©alitĂ© ultime de lâHomme et des hommes, câest-Ă -dire comme lâOrigine de lâexistence et de lâhistoire, Silence qui traverse en les fondant hors de lui-mĂȘme la vie et la mort de lâhomme. Hors de lui-mĂȘme, câest-Ă -dire dans ce qui les traverse et les diffĂ©rencie dans lâĂ©ternel maintenant dâune prĂ©sence Ă soi et Ă lâautre, VOIX parfaitement rĂ©alisĂ©e, donnĂ©e dans le Silence du monde, dans la LumiĂšre de la crĂ©ation ; Silence dâune vie se donnant dans le don de la crĂ©ature comme la Voix qui se reçoit et se donne dans le silence du monde. Le Christ fait entendre le Silence de la mort comme la Voix de Dieu La vie se donnant, mourant Ă elle-mĂȘme dans la parole de lâhomme indique la mort comme lieu de passage Ă travers lequel la voix de Dieu se rĂ©alise dans le silence de la crĂ©ation. Mais rĂ©aliser la vie comme ce quâelle est, don dâelle-mĂȘme, câest, pour lâhomme, laisser sâaccomplir la voix qui traverse sa parole, son savoir et son lieu dans le silence de la mort. Cet accomplissement dans la mort, dans le don radical de soi, est le destin de toute vie qui se sait comme vie. Câest pourquoi prĂ©tendre Ă une parole qui se donne comme le lieu et le savoir, comme le corps et le discours de la vie Ă©ternelle, câest aussi bien se donner comme Dieu se donnant dans lâacte de la crĂ©ation que comme Homme se donnant dans lâacte de la mort dans les deux cas, unique Silence dâune sĂ©paration, dâune diffĂ©rence originelle hors de laquelle aucune PrĂ©sence et aucun prĂ©sent ne peut se donner Ă penser. Dans le silence Ă©ternel de la mort se fait entendre la Voix Ă©ternelle de la crĂ©ation, â jusque-lĂ oubliĂ©e -. Mais alors, se donner comme enracinĂ©, lieu et savoir, corps et parole, dans cette VOIX-SILENCE, câest proprement se donner comme VIE dans la MORT. Proprement, câest-Ă -dire EN VERITE », câest se donner comme le Vivant, maintenant, comme Parole originelle. Etre vivant dans la mort oĂč se donne la vie, câest ressusciter. Et câest pourquoi, ce nâest quâĂ la lumiĂšre de la RĂ©surrection que le corps et le discours du Christ peuvent ĂȘtre dans lâacte du maintenant du souvenir interprĂ©tĂ©s comme lâaccomplissement de lâHistoire ou, autrement dit, comme la VOIX de Dieu se rĂ©alisant dans lâacte Silencieux de la crĂ©ation. Câest aussi bien dire â et câest encore Jean qui le dit â que Dieu est amour, a-mort. Il nâest pas la mort dans la mort mĂȘme. Sâil est vrai que il nây a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux quâon aime », que le don de la vie dans la reconnaissance de la vie de lâautre est la mort de la mort lâa-mour, ou crĂ©ation. Lâa-mour est dĂ©finitive victoire sur la mort, dĂ©finitive subversion de la mort, dĂ©finitif savoir de la vie dans le savoir de la mort, dĂ©finitif lieu de la vie dans le lieu de la mort. Sagesse Ă©ternelle de Dieu qui ne peut se donner Ă lire, hors du rapport Ă la Voix de Dieu dans le silence de la CrĂ©ation, que comme savoir de fou et/ou lieu de mort. Ainsi en est-il pour les hommes qui rencontrent JĂ©sus-Christ sans entendre la Voix silencieuse de Dieu qui parle en eux ils pensent quâil est possĂ©dĂ© », quâil dĂ©lire », que son discours est trop fort et que personne ne peut lâentendre» et ils le tuent pour le ramener Ă son statut de mortel. Ce faisant, pourtant, ils rendent Ă jamais audible le silence de la mort. Toutes les rĂ©fĂ©rences scripturaires de cette Ă©tude se rĂ©fĂšrent Ă lâĂ©vangile de Jean. Denis Vasse Il. â EN MARGE DE LA CONFERENCE DE DENIS VASSE LA VOIX, LA FOLIE ET LA MORT. OâNEILL Jâaimerais que D. Vasse prĂ©cise ce quâil entend par Parole est-ce uniquement le bruit que lâon fait avec sa bouche, ou dâautres choses qui permettent de sâexprimer, par exemple le silence lui aussi? Dâautre part, peut-il dĂ©velopper davantage ce quâon a appelĂ© traditionnellement la folie de la croix ou la folie de lâĂ©vangile, en fonction de ce quâil nous a dit sur la folie et la mort ? G. ENDERLĂ Jâaimerais une prĂ©cision sur le rĂŽle du regard par rapport Ă la voix ou Ă lâĂ©coute, comment le regard, ou le voir est-il impliquĂ© dans cette approche anthropologique ? P. BOVATI Je trouve dans lâEcriture que la mort en gĂ©nĂ©ral et la mort du Christ, sont trĂšs liĂ©es Ă la catĂ©gorie ou Ă la notion thĂ©ologique du pĂ©chĂ©. Jâaimerais que lâon essaie de voir dans notre discussion comment le pĂ©chĂ© sâarticule Ă la notion de mort, comment cela est vu dans la mort mĂȘme du Christ, et aussi comment le pĂ©chĂ© fait partie de notre vie mĂȘme. Je ne voudrais pas que la considĂ©ration du pĂ©chĂ© soit faite dâune façon extĂ©rieure et rapportĂ©e Ă la mort du Christ seulement pour en faire un acte de rĂ©demption, mais je souhaiterais voir comment tout cet ensemble est vĂ©cu anthropologiquement. G. PETITDEMANGE Je serais intĂ©ressĂ© par une explicitation de ce qui ce matin mâest apparu comme un lĂ©ger dĂ©tour dans lâexposĂ©, bien que cela fĂ»t annoncĂ© au dĂ©but avec la mention des Pharisiens, je veux dire la question du mensonge. Car il est vrai que les Pharisiens, câest nous⊠F. GUIBAL Ma question pourrait rejoindre celle qui concerne la vie et la mort de JĂ©sus, ainsi que la description de la rĂ©alitĂ© humaine. Tu proposes la voix comme Ă©tant lâentre-deux du lieu et du savoir, et tu montres que la brisure de la voix est la dissociation qui peut mener soit Ă la folie dâun savoir sans lieu, soit Ă la mort dâun lieu sans savoir. Mais il me semble que les deux choses ne sont pas absolument sur le mĂȘme plan. Car ce qui va ĂȘtre le lieu dâune Ă©coute possible de la question humaine, le lieu de surgissement possible de la foi, ce nâest pas le savoir et les reprĂ©sentations, mais câest le renvoi de ce savoir au silence du corps comme ultime parole. Il serait intĂ©ressant de prĂ©ciser un peu en quel sens il y a analogie entre folie dâune part et mort de lâautre, et en quel sens les deux cas sont diffĂ©rents, puisque câest justement dans la mort que se pose la question dâune Ă©coute du silence. D. VASSE Je rĂ©pondrai dâabord au P. Guillet. Le mot de conscience me gĂȘne, parce que, pour moi, câest un mot piĂ©gĂ©. Pour que le mot de conscience se donne Ă penser, il faut quâil se donne dans un rapport, et dans le rapport dâun langage structurĂ© qui le dĂ©finisse. Autrement dit, il ne peut ĂȘtre pensĂ© en dehors dâune certaine structure conceptuelle qui met en jeu lâinconscient, la loi, le dĂ©sir, la mort, etc⊠Dâautre part, vous assimilez ce terme de conscience Ă un savoir de ⊠Quand il sâagit de lâaccomplissement dâun savoir, ou de lâaccomplissement des Ecritures, il est bien Ă©vident quâil y a une antinomie profonde et structurale entre, dâune part, la conscience et le savoir et, de lâautre, lâaccomplissement. Câest un problĂšme philosophique et une session sur la conscience du Christ suffirait Ă nous occuper. Vous me demandez dâouvrir une piste pour Ă©c1airer la chose. Si ce que jâai essayĂ© de dire ce matin a quelque chance dâĂȘtre opĂ©rant, il est bien certain quâil nâest pas possible de penser la conscience de quelque homme que ce soit sans rapport Ă la mort. Câest un critĂšre dâhumanitĂ©. Le savoir de la mort est constitutif de notre conscience. Il serait donc extrĂȘmement curieux que le Christ soit le seul homme qui ait Ă©chappĂ© Ă cette loi de lâhumanitĂ©. Autrement dit, poser cette question, câest poser, par-dessous, la question de lâhumanitĂ© du Christ. Câest dans cette piste que je chercherais personnellement. DerniĂšre remarque si la conscience implique rapport Ă la mort, alors quâest-ce que la mort ? Autrement dit, câest dans le contenu du mot mort que la conscience du Christ, en tant que Fils rĂ©vĂ©lĂ© de Dieu, nous interroge. Est-ce que la mort, dans la problĂ©matique humaine et historique, ne peut ĂȘtre, comme lâĂ©crira Freud, que la rĂ©duction Ă lâĂ©tat inorganique, câest-Ă -dire rien, ou un Ă©vĂ©nement qui nâen est pas un ? Or la lecture de la vie du Christ consiste en ce que lâĂ©vĂ©nement de cette vie est prĂ©cisĂ©ment la mort dans le don. A partir donc du moment, oĂč lâEglise primitive interprĂšte la mort comme quelque chose de nouveau, câest-Ă -dire comme le don de Dieu dans la crĂ©ation, nous ne pouvons pas faire autrement que de parler du Christ comme en parlent les Ă©vangiles. Je ne crois pas quâil y ait un dĂ©saccord profond, mais il y a un problĂšme de langage Ă propos de ce mot de conscience. J. GUILLET Du moment que vous parlez de don, vous rejoignez exactement ce que je veux dire. Le Christ meurt et sait ce quâil fait il donne sa vie. D. VASSE Il donne sa vie, cela veut dire quâil a vĂ©cu⊠et que sa vie est don de la vie. O. DE DINECHIN Je voudrais prolonger la question en la rapprochant de difficultĂ©s entendues Ă la suite des suicides de bonzes et dâĂ©tudiants. Les gens qui font cela donnent apparemment leur vie. Pourtant quelque chose cloche» lĂ -dedans. Ce nâest pas la mĂȘme chose que la mort du Christ. Mais comment exprimer la diffĂ©rence ? D. VASSE Câest facile. Les bonzes ou les Ă©tudiants ne sont pas ressuscitĂ©s au sens oĂč lâon dit que le Christ est ressuscitĂ©. Car câest cela lâĂ©vĂ©nement fondamental qui est un Ă©vĂ©nement de la foi et dont lâEglise primitive est le tĂ©moin. Il est clair que tout homme vivant donne sa vie en mourant. Reste Ă savoir quâil sait quâil la donne. O. DE DINECHIN Jâattendais plutĂŽt le complĂ©ment suivant dans le don quâil nous fait, le Christ reçoit sa mort. Ce que ne fait pas un bonze qui se suicide. J. CL. ESLIN Il faudrait analyser dans le dĂ©tail la signification dâun suicide dâĂ©tudiant. A premiĂšre vue, câest un certain acte de dĂ©sespoir. La mort dâun bonze par contre se donne comme un acte significatif; câest une mort volontaire. Tandis que JĂ©sus ne prĂ©sente pas sa mort comme un acte significatif ». De sa part, il semble quâil y ait plus de passivitĂ© JĂ©sus est un condamnĂ© Ă mort. Câest au terme dâun procĂšs, qui lui est imposĂ©, quâon lui prend sa vie. Câest autrui, et mĂȘme autrui comme juge, qui le met Ă mort. D. V ASSE On ne peut penser la passivitĂ© sans lâactivitĂ© qui la couple. Une passivitĂ© pure, qui nâest pas le don dâune activitĂ©, nâexiste pas. Le bonze ou lâĂ©tudiant qui se suicide, nous donne une vie que nous ne voulons pas prendre; par consĂ©quent le don nâest pas rĂ©alisĂ©. Un don vĂ©cu ainsi nâest plus un don, câest un encombrement. J. CL. ESLIN Cette mort a une certaine signification politique, qui est reçue dans le contexte politique trĂšs diffĂ©rent du nĂŽtre, du Vietnam, par exemple, ou du Cambodge. D. VASSE Câest la signification qui est reçue, ce nâest pas la mort car nous nâavons pas rĂ©clamĂ© la mort du bonze. Câest lĂ une des diffĂ©rences fondamentales entre la foi, ou la religion, et lâidĂ©ologie. Ici nous sommes en pleine idĂ©ologie. J. CL. ESLIN Il nâest pas sĂ»r du tout que nous soyons en pleine idĂ©ologie. Le suicide dâun bonze nâa pas une signification du mĂȘme ordre que la mort de JĂ©sus. Mais cela me paraĂźt rĂ©ducteur de dire que ce soit une mort idĂ©ologique. D. VASSE Ce nâest pas la mort qui est idĂ©ologique, câest la signification qui lui est donnĂ©e. Alors que pour le Christ, la mort nâest paradoxalement signifiante que dans lâĂ©vĂ©nement de la rĂ©surrection qui Ă©chappe Ă toute signification. Jâaborde maintenant la question de la parole ce nâest pas par hasard si ce mot de parole a disparu ce matin de mon propre discours. Câest quâĂ force de lâemployer, jâen ai dĂ©couvert lâambiguĂŻtĂ© et je lâai mis au repos. Il est certain que le mot de parole connote tout ensemble le corps, le discours et la voix. Le mot que je prĂ©fĂ©rerais, serait plutĂŽt celui de verbe, parce quâon ne peut Ă©couter la parole de quelquâun sans entendre sa voix dans un rapport Ă son corps. Car le terme de parole, qui est employĂ© dans le langage courant dâune part comme voix et dâautre part comme contenu de la parole Paroles du Christ devient extrĂȘmement ambigu. Câest pourquoi, jâai fait surgir Ă la place celui de voix. Il y a un an ou deux, jâaurais mis le mot de Parole avec un grand P. La folie de la croix. Si la folie est caractĂ©risĂ©e par le non-retour de la voix au lieu ou au corps, il est bien Ă©vident que le discours du Christ et la croix sont une folie, puisquâelles indiquent comme lieu de la voix qui parle en JĂ©sus, le PĂšre. Ce qui veut dire que le corps de JĂ©sus-Christ, la prĂ©sence de JĂ©sus-Christ, câest le PĂšre. Cela ne peut Ă©videmment ĂȘtre pensĂ© que comme folie, puisque câest le retour dâune voix, non pas Ă JĂ©sus-Christ, mais Ă son PĂšre. Câest constamment manifestĂ© dans saint Jean. Quant au rĂŽle du regard, ce point met en jeu une autre sĂ©rie de concepts. Le voir, tel quâon peut le penser anthropologiquement et assez immĂ©diatement est celui de nos sens qui met en rapport avec lâextĂ©rioritĂ©. Voir, câest sâidentifier au monde, câest-Ă -dire Ă lâobjet. Il y a dans la pulsion scopique », comme on dit, une poussĂ©e dâidentification Ă lâobjet. Câest le serpent qui fascine cf. la mythologie autour du serpent. Mais il est non moins certain que, dans la rĂ©alitĂ© humaine, il y a un rapport nĂ©cessaire entre le voir et lâentendre, entre lâĆil et lâoreille, parce que câest seulement lâentendre qui, passez-moi le terme, castre » le regard. Car lorsque je regarde une tĂȘte ou un corps, tout nâest pas dans la vision que jâai de ce corps ; ce dernier me laisse entendre autre chose que ce quâil signifie au niveau du regard. Câest cela lâĂ©coute elle joue dans la mesure oĂč ma vision est renvoyĂ©e Ă lâaudition de lâĂȘtre que je suis, un homme; autrement dit, un homme ne regarde quâen Ă©coutant. Lâanimal, par exemple, vit au niveau du regard, câest-Ă -dire quâil nây a rien dâautre pour lui que la chose ; celle-ci est immĂ©diatement signifiante. Or aucun objet nâest immĂ©diatement signifiant pour lâhomme. Lâoreille, ou lâentendre, est ce qui vient introduire une faille absolument radicale dans le regard. Ce qui fonde la certitude, câest le rapport du voir et de lâentendre, lui aussi manifestĂ© par saint Jean ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux⊠» Câest cela qui caractĂ©rise la prĂ©sence. Cette dialectique extrĂȘmement serrĂ©e est indiquĂ©e dans les Ecritures quand il sâagit du face Ă face. Car le face Ă face des amoureux, ou le face Ă face de lâhomme avec Dieu, implique Ă la fois le regard et lâĂ©coute. Ce qui est irritant dans un visage, câest quâil se donne Ă voir en cachant ce quâil a Ă dire, et il le manifeste par les trous quâil prĂ©sente en lui-mĂȘme. Un regard file dans les trous quand je regarde quelquâun, je cherche Ă entendre ce que ses yeux, son nez et sa bouche signifient. Je ne peux pas le faire en voyant ce qui est dedans, ce serait de lâordre du savoir scientifique, mais en cherchant ce que ce regard dit en moi. X. LĂON-DUFOUR Je fais une rĂ©flexion qui va dans le mĂȘme sens la religion chrĂ©tienne est une religion de lâentendre, et le voir est renvoyĂ© Ă la fin des temps. La vision de Dieu est eschatologique. D. VASSE La pathologie est toujours trĂšs instructive Ă ce niveau et on apprend beaucoup dans le contact des voyeurs. Dans la mesure oĂč nous le sommes tous un peu, nous pouvons nous rĂ©fĂ©rer Ă notre expĂ©rience personnelle. Lâidentification du voyeur au sexe est telle que son Ćil est un sexe. Il est rĂ©duit Ă lâobjet, au point que le fantasme dernier dâun voyeur est de devenir aveugle, pour ĂȘtre dĂ©livrĂ© de son regard. On retrouve cela Ă un certain niveau de profondeur chez tous les voyeurs. Ne plus voir enfin, câest pour eux dâĂȘtre dĂ©livrĂ© dâune obsession. Car ils ne peuvent pas entendre ce quâils voient. La mort et le pĂ©chĂ©. Il est clair que la notion de pĂ©chĂ© ne peut ĂȘtre pensable pour lâhumanitĂ© quâĂ partir de la mort ; il faut donc absolument inverser les batteries qui sont les nĂŽtres câest parce que nous mourons sans pouvoir donner de sens anthropologique Ă notre mort, que nous en dĂ©duisons le pĂ©chĂ©. Câest la mort en tant que phĂ©nomĂšne universel, et lĂ -dessus Paul est formel, qui implique lâuniversalitĂ© du pĂ©chĂ©; ce nâest jamais lâinverse. DâoĂč le terrible coinçage », quand les adultes mettent sur le dos des enfants, Ă un Ăąge oĂč ils ne sont pas encore capables de pĂ©cher, leur propre pĂ©chĂ©, et, en particulier, leur sexualitĂ©. De ce fait, pĂ©chant du pĂ©chĂ© des adultes, ils ne peuvent que se tuer, alors quâil ne sâagit pas encore de pĂ©chĂ©, puisque le pĂ©chĂ© nâest concevable thĂ©ologiquement que dans la dimension de lâamour. Employer le mot pĂ©chĂ© Ă tort et Ă travers est une faute, un pĂ©chĂ© pour de bon. La reconnaissance du pĂ©chĂ© est donnĂ©e par surcroĂźt dans une dialectique de lâamour. Car, dans lâamour, le mensonge de la parole de lâhomme devient pĂ©chĂ©. Ce nâest quâaprĂšs la premiĂšre dĂ©couverte que nous pouvons dire câest parce que nous pĂ©chons que nous mourons. Au point de dĂ©part nous nous interrogeons sur lâuniversalitĂ© de la mort pourquoi allons-nous mourir ? Le pĂ©chĂ© est finalement une dĂ©duction. Une preuve en est donnĂ©e par lâexpĂ©rience que nous faisons aprĂšs coup dans la mesure oĂč nous avons pĂ©chĂ©, quelque chose est mort en nous. Câest la tristesse cf. le discernement des esprits de saint Ignace, ou lâennui qui manifeste que quelque chose est mort en nous. Câest cela la dĂ©couverte du pĂ©chĂ©. F. GUIBAL Nây a-t-il pas, dans ta confĂ©rence de ce matin, un chemin Ă suivre Ă propos du mensonge? La rĂ©alitĂ© humaine Ă©tant cette traversĂ©e du lieu et du savoir, qui dans un premier temps est toujours menacĂ©e par lâĂ©chec que peut constituer soit la folie, soit la mort, il semble que le vĂ©ritable savoir, celui qui nâest pas folie, est un savoir de vie dans la mort. Mais ceci pourrait dĂ©finir simplement une certaine sagesse humaine, qui consiste au fond Ă essayer de vivre honnĂȘtement la condition humaine. Mais il y a un progrĂšs Ă partir du moment oĂč lâon sâaperçoit que ce savoir de vie dans la mort renvoie toujours quand mĂȘme Ă la question de la mort. Câest la raison pour laquelle il y a toujours un dĂ©calage entre la folie et la mort. Il y a mensonge, et pas seulement Ă©chec, lorsquâon accepte bien la condition humaine avec la mort quâelle implique, mais en essayant de dĂ©nier la question que cette condition demeure pour elle-mĂȘme en Ă©tant savoir de vie dans la mort. Il y aurait donc une diffĂ©rence entre lâĂ©chec, celui de la vie dans la folie ou la mort, et le mensonge qui serait la fermeture sur soi dâun savoir de vie dans la mort qui ne voudrait rien savoir dâune parole possible de vie Ă©ternelle. D. VASSE Je reviens sur la question que tu as posĂ©e Ă propos de la voix et de la brisure. Ce que jâai dit ce matin est dâune certaine maniĂšre faux, parce que dans la mesure oĂč nous entrons dans une structure mise en pĂ©ril par la folie et la mort, câest dans la voix originaire que nous mettons la brisure. Mais elle nâest jamais lĂ . Nous pensons le monde ainsi, mais Ă partir du moment oĂč cette brisure devient ce quâelle est, câest-Ă -dire division dans lâĂ©coute, câest cette division de notre propre Ă©coute qui est mise en cause dans ce que nous appelons la brisure de la voix. Câest lâimpossibilitĂ© de tout entendre, câest-Ă -dire dâentendre le silence. Le pĂ©chĂ©, câest de ne pas Ă©couter le silence qui est la voix originelle. Il y a donc substitution entre la voix et lâĂ©coute. Et finalement, câest notre cĆur, notre Ă©coute, notre regard et notre sentir qui sont divisĂ©s. Seulement nous ne pouvons en prendre conscience que secondairement, aprĂšs avoir placĂ© cette brisure dans la voix de lâautre. Ce que je dis est trĂšs simple au niveau des rapports humains. Nous ne voyons pas notre propre division et nos propres fautes ; mais nous pouvons ĂȘtre assurĂ©s que les dĂ©fauts que nous stigmatisons avec le plus de force chez les autres, sont ceux-lĂ que nous avons. La brisure de la voix de lâautre est une projection de la division de notre Ă©coute. Ceci est encore une fois trĂšs net en pathologie, en particulier dans une espĂšce de refus orgueilleux et inconscient dâaccepter ce que Lacan appelle la division du sujet. Certains nĂ©vrosĂ©s mettent constamment en dĂ©faut la parole de lâautre, jamais leur propre Ă©coute. Le refus de reconnaĂźtre la division en soi est toujours exprimĂ© par lâaffirmation de la duplicitĂ© chez lâautre. Il y a des gens qui sont entourĂ©s de gens doubles cela veut dire quâil est bien entendu quâeux ne le sont pas. Câest cet effet de feed-back, la duplicitĂ© de lâautre reconnue comme division de son Ă©coute, qui rend un homme supportable et humain, et le fait entrer dans une vĂ©ritable dialectique du mensonge qui lie les hommes entre eux. Quand nous parlons, nous mentons câest le ressort de lâhistoire. Si nous ne mentions pas dĂšs lâorigine avec Satan, si nous ne prenions pas pour nous la parole de lâautre, il nây aurait pas dâhistoire. D. MAUGENEST En tâĂ©coutant, une phrase me revient Malheureux homme que je suis ! Qui me dĂ©livrera de ce corps de pĂ©chĂ© et de ce corps de mort? ». Tu dis câest la voix originaire qui est le silence de Dieu. Mais nây a-t-il pas plus dans cette voix que ce que formellement tu y mets ? Cette dĂ©livrance, ou cette libĂ©ration, nâest-elle pas donnĂ©e par une confession explicite dans le Christ ressuscitĂ© ? D. VASSE Question importante nous nâavons pas dâautre possibilitĂ© de confesser la voix de Dieu dans son silence ou dans la rĂ©surrection du Christ, câest-Ă -dire dans sa mort, que celle de confesser notre mensonge. Il nây a quâun moyen pour lâhomme dâaccĂ©der Ă la vĂ©ritĂ©, dĂšs lors quâil parle, câest de confesser quâil ment. Confesser quâon ment, câest dĂ©signer dans le mensonge lâoubli de la vĂ©ritĂ©. Confesser un oubli, câest se souvenir; câest lĂ -dessus quâest basĂ©e toute lâhistoire du peuple dâIsraĂ«l et du peuple chrĂ©tien Souviens-toi de qui je suis⊠Tu ne peux te souvenir de qui je suis, que si tu te souviens de qui tu es⊠». Câest ce qui sâoppose Ă la perversitĂ©, qui est au contraire, non pas la confession du mensonge et de lâoubli, mais lâoubli de lâoubli. Lâoubli de lâoubli est un mensonge au carrĂ©, parce que dire quâon oublie un oubli, câest confesser quâon ne lâoublie pas, mais quâon fait comme si» on lâoubliait. D. MAUGENEST Mais je ne peux pas confesser de moi-mĂȘme que je mens. D. VASSE Pas plus que je ne peux vivre de moi-mĂȘme et parler de moi-mĂȘme. D. MAUGENEST Je veux dire par-lĂ que lâinitiative me vient de la confession de foi elle-mĂȘme du Christ qui mâapprend mon pĂ©chĂ©. D. VASSE Dans saint Jean, que dit JĂ©sus ? Vous ne mâentendez pas, vous ne me comprenez pas, parce que vous nâentendez pas la vĂ©ritĂ© en vous ». Car nous avons toujours cette possibilitĂ©, qui est profondĂ©ment nĂŽtre, de ne pas entendre en nous ce silence de la vĂ©ritĂ©, parce que nous ne confessons pas notre mensonge. Mais Ă partir du moment oĂč un homme se reconnaĂźt menteur, fauteur, limitĂ©, etc⊠, câest la vĂ©ritĂ© de lâautre qui lui apparaĂźt. On ne voit pas quelquâun qui confesse sincĂšrement son mensonge, proclamer sa vĂ©ritĂ© ; câest au contraire le moyen par lequel il va proclamer la vĂ©ritĂ© de lâautre. ALETTI Il me semble quâil y a dans le terme de voix une rĂ©sonance johannique. Jean-Baptiste dit Voix phĂŽnĂš dans le dĂ©sert⊠», et JĂ©sus Vous nâentendez pas ma voix », etc⊠Il y a donc dans ce mot un aspect musical, une rĂ©sonance qui ne se trouve pas dans le terme de Parole.
celui qui aime a déjà franchi la mort paroles